Mar292016

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Mar292016

31 mars : grève nationale interprofessionnelle et manifestations !

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Fév182016

Décret SOCLE

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Fév172016

Pépy contre attaque !

INF_PSL_5 - Guillaume Pepy,  « Contre le “déshonneur”, la vérité des faits »

Fév162016

SNCF, les larmes pour cacher le déshonneur

INF_PSL_5 - Natacha Polony, SNCF, les larmes pour cacher le déshonneur

Avr262015

REPRESSION

De plus en plus de militants écologistes sont assassinés dans le monde

Sophie Chapelle

 

Au moins 116 militants écologistes ont été assassinés en 2014. Soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente. C’est le bilan très inquiétant tiré par l’ONG Global Witness, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays du Sud et la corruption politique. Dans un nouveau rapport How many more ? (Combien de plus ?) publié en avril 2015, l’ONG relève que trois quarts de ces assassinats ont eu lieu en Amérique centrale et en Amérique du Sud. « 40 % des victimes étaient des autochtones, tués dans le cadre de conflits liés à la construction de barrages hydroélectriques, de mines ou de luttes contre l’agro-industrie », précise le rapport.

Une infographie réalisée par Global Witness recense, pays par pays, le nombre d’assassinats de militants écologistes entre 2002 et 2014. 17 pays sont concernés, en tête desquels se situent le Brésil, la Colombie, les Philippines et le Honduras. « Il est probable que le véritable nombre de morts soit plus élevé », précise l’ONG. « Plusieurs des meurtres que nous connaissons ont eu lieu dans les villages reculés ou au plus profond de la jungle, où les communautés n’ont pas accès aux communications et aux médias. »

Le rapport de Global Witness attire l’attention sur le cas du Honduras. « C’est le pays le plus dangereux pour les militants écologistes, si l’on compare au nombre d’habitants », relève l’ONG, qui a recensé 101 victimes dans ce pays entre 2010 et 2014. Dans le rapport, la militante Berta Cáceres apporte son témoignage sur le décès de trois de ses collègues depuis 2013, dans le cadre de la lutte contre l’usine hydroélectrique Agua Zarca au Honduras, qui menace de priver d’eau des centaines d’indigènes du peuple Lenca. L’ONG rappelle que ces militants sont souvent « jugés comme des terroristes » et « dépeints comme des ennemis d’État ». Global Witness appelle les gouvernements et la communauté internationale à enquêter et à punir ces crimes.

 

Mar182015

Elections départementales 22 et 29 mars 2015

 

Elections départementales : ne pas oublier les enjeux

 

La campagne pour les prochaines élections départementales ne semble pas passionner les foules. Et pourtant les assemblées qui vont être élues gèreront des budgets importants, dans les domaines sociaux, dans l’enseignement (les collèges), l’aménagement …

D’autre part le mode d’élection des assemblées départementales est profondément modifié, ce qui a entraîné un redécoupage de tous les cantons – voyez ci-dessous, en bas de page, l’exposé des nouvelles règles de l’élection et la carte des nouveaux cantons du Var.

A titre de curiosité locale, signalons qu’il n’y a que deux listes en présence dans le canton de Roquebrune sur Argens, et cela dès le premier tour : l’une est UMP, l’autre FN, cette dernière bénéficiant du soutien du maire ex-UMP.

Elections départementales

Exercer pleinement ses responsabilités civiques et électorales

Plus de quatre mille conseillers départementaux doivent être élus les 22 et 29 mars prochains, ceci pour un mandat d’une durée de six ans. De façon exceptionnelle, les élu-e-s seront renouvelé-e-s sur l’ensemble des cantons, récemment redécoupés, et dont le nombre a été réduit de moitié.

Tout indique que, dans un contexte politique agité de colères et de frustrations à la fois démocratiques et sociales, l’abstention risque d’être massive. Le risque est d’autant plus grand que, de façon assez hallucinante, électrices et électeurs sont invité-e-s à se rendre aux urnes alors même que les règles du jeu constitutives de cette élection ne sont pas fixées.

Malgré cela, malgré tout cela, les enjeux demeurent. Enjeux du quotidien, d’une part : les nouveaux conseils départementaux auront des responsabilités, et tout indique que les questions sociales en feront partie ; enjeux politiques : la mise en œuvre des lois paritaires, avec l’élection conjointe d’une femme et d’un homme ; enjeux démocratiques, enfin : en effet, le Front national compte bien pousser ses avancées électorales, avec les conséquences graves que cela risque d’avoir sur l’effectivité des droits et sur l’état des libertés.

Dans ce contexte, à la fois insatisfaisant et dangereux, la Ligue des droits de l’Homme estime que le pire serait de se désintéresser des enjeux et des périls. Elle appelle les électrices et les électeurs à exercer pleinement leurs responsabilités civiques et électorales.

Mais les électrices et électeurs auront parfois bien du mal à exercer leurs responsabilités. En dehors de son opposition à l’extrême droite, et comme elle l’a toujours fait, la LDH ne donne aucune consigne de vote pour les élections. Dans de nombreux cantons l’élection se jouera au second tour à l’issue d’un duel dont l’un des protagonistes aura une étiquette d’extrême droite. Il peut même arriver que la situation de duel se présente dès le 1er tour – ce sera le cas dans une commune varoise, Roquebrune sur Argens.

En effet il n’y a que deux listes en compétition dès le premier tour à Roquebrune : un binôme UMP François Cavallier&Josette Mimouni face à un binôme frontiste Jean-Chrstophe Bertin&Danielle Subtil.

Depuis 2001, Roquebrune, la plus importante commune de son canton a pour maire Luc Jousse, dont la réélection a été difficile en mars 2014 (au 1er tour, il n’avait obtenu que 38,4 % de suffrages exprimés, face à deux listes divers droite totalisant 38,6 % et une liste FN 12,8 %). Luc Jousse a été condamné à une peine d’inéligibilité pour des propos qu’il avait tenus sur les Roms [1]. L’exécution de la peine est suspendue par l’appel. Après avoir démissionné de l’UMP, en janvier, L’article qui suit nous informe qu’il soutient la liste FN pour les prochaines élections

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Départementales 2015 : le maire ex-UMP de Roquebrune Luc Jousse en soutien du FN

 

Le maire de Roquebrune a décidé d’apporter officiellement son soutien aux candidats du Front national pour les élections départementales. Objectif : faire battre le binôme UMP Cavallier-Mimouni.

Luc Jousse aurait-il viré sa cuti ? Démissionnaire de l’UMP mi-janvier, celui qui avait trouvé porte close chez Debout la France aurait-il toqué à celle du FN ? Non. En tout cas, pas encore…

Mais Luc Jousse était pourtant jeudi soir à l’inauguration de la permanence du binôme Front national dans le canton de Roquebrune.

“C’est un grand honneur de vous avoir ici, a-t-il dit à l’adresse de son “nouvel ami” David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus. Mais si je suis à vos côtés, ce n’est pas parce que j’ai adhéré au FN. Je suis là parce que je soutiens Paul Heim”, l’un de ses conseillers municipaux, ex-UMP lui aussi, devenu suppléant du candidat FN Jean-Christophe Bertin.

“C’est un grand travailleur, un adjoint estimé, reconnu, a-t-il poursuivi au sujet Paul de Heim. Avec David, on a convenu que pour combattre Cavallier et Mimouni (le binôme investi par l’UMP, ndlr), il était le plus efficace.”

 

Mar162015

Face au FN, il suffit d’ouvrir les yeux

 Par Renaud Dély

 

Racistes, antisémites et homophobes, les candidats lepénistes dévoilés par “l’Obs” sont à l’image d’un parti d‘extrême droite dont la nature n’a pas changé.

 

Ils sont racistes, antisémites, homophobes, et pour beaucoup, les trois à la fois. Ils sont candidats du Front national aux élections départementales des 22 et 29 mars. Et ils sont des dizaines à professer publiquement jour après jour de telles attaques et insanités qui visent à détruire la République.

En publiant cette semaine les propos et écrits de nombreux candidats frontistes, c’est une oeuvre de salubrité démocratique à laquelle se livre “l’Obs”, grâce à l’aide d’un collectif d’étudiants et de chercheurs baptisé l’Entente. L’opération de maquillage et de dissimulation engagée par Marine Le Pen depuis quatre ans qu’elle a repris les rênes de l’entreprise familiale frontiste s’écroule : non, le Front National n’a pas changé. Il reste un parti foncièrement anti-républicain, raciste, antisémite, mû par la haine de l’autre dès lors qu’il lui apparaît “différent”.

Bien sûr, Marine Le Pen et ses acolytes vont, comme toujours, hurler au complot, fustiger l’acharnement du “système” et dénoncer la “police de la pensée” dont leurs pauvres ouailles seraient victimes… Piètre défausse. Car pour démasquer le vrai visage des candidats lepénistes, il n’est nul besoin de les épier, de s’infiltrer dans leurs cerveaux, de lire dans leurs pensées, ou d’aller les traquer jusque dans leur vie privée. Non, il suffit de consulter leurs profils Facebook et de lire leurs tweets.

Il ne s’agit là que de propos publics, jetés en pâture et accessibles à tous. Oui, Internet et les réseaux sociaux sont décidément des outils formidables tant ils révèlent les convictions et les sentiments, bref, la vérité de chacun d’entre nous.

 

La vraie nature du FN n’a pas changé

Rappelons en outre que les nombreux cas révélés par “l’Obs” et l’Entente ne concernent pas de simples citoyens ou électeurs. Ce sont tous des candidats du parti d’extrême droite, investis par la direction du FN, et qui militent ouvertement pour la victoire de leurs idées et l’accession, un jour, de Marine Le Pen à l’Elysée. Celle-ci tente de grimer la devanture frontiste pour en faire un parti républicain présentable. Comment expliquer dès lors que l’on y trouve autant de candidats racistes, nostalgiques de Pétain et du régime de Vichy, viscéralement homophobes ou antisémites ?

Pendant que beaucoup d‘observateurs sont obnubilés par le ravalement de façade du FN, ses cadres, eux, connaissent l’arrière-boutique frontiste. Ils ne se trompent pas et savent pourquoi ils militent dans ce parti aux côtés de Marine Le Pen. Pire encore, “l’Obs” a pris soin de joindre tous ces candidats et nombre d’entre eux ne voient d’ailleurs pas où est le mal quand on les confronte à leurs propos ou écrits hostiles aux immigrés, vomissant les musulmans, ou injuriant Christiane Taubira…

Marine Le Pen cherche à tromper les électeurs et on ne peut que déplorer que le nombre de commentateurs, et de journalistes, qui se sont laissé prendre à ce piège ces dernières années. Pendant que les naïfs se passionnent pour les élucubrations médiatiques de l’omniprésent Florian Philippot sur les sujets sociaux, le rôle de l’Europe ou l’avenir de la monnaie unique, la vraie nature du FN, elle, n’a pas changé. Ce parti est mû par un projet et porté par des candidats qui rêvent d’abattre la République, celle que leurs ancêtres appelaient la “Gueuse”.

Le danger se précise. La menace monte. Pour comprendre, connaître, combattre, et ainsi échapper au pire, lisez ce que disent et pensent vraiment les candidats du FN. Il y a urgence.

 

Mar142015

Effacer la honte du 19 mars 1962 !

Béziers : Robert Ménard veut “effacer la honte du 19 mars 1962”

 

Par Paul Laubacher le Midi Libre

 

Le maire de Béziers débaptise la rue du 19-mars-1962, au profit d’Hélie Denoix de Saint-Marc et lance “l’Algérie, c’est notre paradis”.

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Le symbole est double et la tentative simple : “effacer” l’histoire. Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, a officiellement donné samedi 14 mars à une rue le nom d’Hélie Denoix de Saint-Marc, un militaire, résistant, qui avait pris part au putsch des généraux.

Ironie : la rue qui est devenue “rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc” était la “rue du 19 mars 1962”, date des accords d’Evian qui mirent fin à la guerre d’Algérie, rapport le “Midi-Libre”.

Déjà en juillet le maire de Béziers Robert Ménard, sur la ligne du Front national, avait rendu hommage à l’OAS, l’Organisation de l’armée secrète.

“Un acte anti-républicain”

Une manière, pour Robert Ménard, d'”effacer la honte du 19 mars 1962″ et de “saluer la mémoire d’un héros français”. Une vraie réécriture de l’histoire qui a été approuvée le 11 décembre dernier en conseil municipal.

Et les propos du maire de Béziers “vont droit au cœur des nostalgiques de l’Algérie française”, fait savoir le “Midi-Libre”. Le Cercle algérianiste et les réseaux identitaires comme la Ligue du Midi, Riposte laïque, Euro Jihad ou encore l’Adimad qui désirait ériger une stèle dédiée à l’Organisation armée secrète (OAS) au cimetière de Marignane en 2005  sont ravies. Et ont annoncé leur présence aux côtés de Robert Ménard ce samedi.

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Contester cette date du 19 mars 1962 est un acte anti-républicain”, commente sur France info Roger Hilèlle, du collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée.

L’édile a beau vouloir se défendre de toute nostalgie de l’Algérie française, des syndicats et des associations ont appelé à manifester samedi 14 mars à 14 heures “contre les nostalgiques de l’OAS et du colonialisme”, rapporte “L’Humanité“.

Ménard facho, Ménard assassin!”

“L’Algérie, c’est notre paradis. Demandez à nos compatriotes ce que furent les jours après le 19 mars”, lance Robert Ménard, qui s’est exprimé au cours d’une cérémonie qui a eu lieu devant environ 2.000 à 2.500 personnes, explique l’AFP. Il y avait toutefois 500 opposants, qui ont hué l’élu aux cris de “Ménard facho, Ménard assassin!”

“Non, je ne veux plus que nous soyons dans la repentance, je veux dire notre vérité à ceux qui armaient le bras des assassins des harkis, aux bourreaux qui nourrissent encore une haine de la France”, affirme le maire de Béziers.

“Pour nos frères musulmans, il ne faut pas occulter la réalité de notre histoire, Hélie de Saint-Marc était de ceux qui pouvaient mourir pour des idées, pour eux”, déclare Robert Ménard, qui a achevé son discours sous les acclamations de ses partisans, qui scandaient “Algérie française”.

Ils ont ensuite entonné “Le Chant des Africains”, un chant militaire repris pendant la guerre d’Algérie par les Pieds-Noirs et les partisans de l’Algérie française.

“La nostalgie n’apportera rien de bon”

Né à Bordeaux en 1922 et mort à La Garde Adhémar (Drôme) en 2013, Hélie Denoix de Saint-Marc, résistant, fut déporté à Buchenwald. En avril 1961, il fit le choix de l’Algérie française et participa au putsch des généraux à la tête du 1er REP (Régiment étranger de parachutiste). L’opération échouera et lui se constituera prisonnier. Il sera condamné à dix ans de réclusion et effectuera cinq ans de prison avant d’être gracié par le général De Gaulle.

Réhabilité en 1978, il publie en 1995 une autobiographie et multiplie les conférences. Il avait été élevé en novembre 2011 au rang de Grand Croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy.

L’initiative de Robert Ménard a forcément suscité la réprobation du Premier ministre Manuel, Valls, qui a jugé, en visite en Bretagne, que “la nostalgie, et notamment la nostalgie de l’Algérie française, n’apportera rien de bon”. Selon lui :

Aujourd’hui, on a besoin de regarder l’avenir avec de l’optimisme et le Front national n’aime pas la France”.

 

Le Front national a de son côté défendu le maire de Béziers. «Total soutien à Robert Ménard pour l’hommage qu’il rendra ce jour au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc contre la révision de l’histoire», a ainsi écrit sur Twitter Louis Aliot, vice-président du parti.

 

Nos copains de Solidairesbiterrois étaient présent à Béziers parmi les opposants.

Mar112015

Racisme, antisémitisme, homophobie

 Le Nouvel Obs

Le vrai visage des candidats FN

 

Ils détestent les étrangers en général, et les musulmans en particulier, distillent des préjugés antisémites ou regrettent le maréchal Pétain : “l’Obs” dévoile le profil de ces candidats que Marine Le Pen tente de masquer…

“Mes amis m’ont prévenu : ‘Méfie-toi de Facebook, c’est un piège à cons !'” Jean-Francis Etienne, 76 ans, ne les a pas écoutés. Ce retraité, candidat du FN aux départementales en Lozère, dans le canton de Saint-Chély-d’Apcher, aurait dû. Sur son “mur”, le militant revenu au FN pour “Marine” après s’en être éloigné, publie un certain nombre de propos xénophobes, racistes, homophobes ou antisémites pénalement répréhensibles. Et il ne semble même pas bien s’en rendre compte.

Les juifs ? En réaction à un article du site de la “réacosphère” Boulevard Voltaire, fondé par Robert Ménard, il écrit le 10 janvier :

Les juifs à qui on peut reprocher bien des choses, mais certainement pas leur manque d’intelligence… à voir comment ils trustent les centres de recherche, la haute médecine, la finance et les médias, quittent l’hexagone comme ils ont quitté l’Allemagne en 36… pourquoi ? Ne détiendraient-ils pas des infos qu’on nous cache soigneusement ?”

 

Le 14 décembre dernier, en commentaire d’un autre article de Boulevard Voltaire qu’il partage, il accuse : “Les invasions dont vous nous parlez […] étaient le fait de peuples supérieurs ou égaux, ce n’est pas le cas avec ce que nous supportons aujourd’hui.” Et, quelques jours plus tard :

Ajoutons que les Africains qui sont venus avant 45 provenaient de nos colonies et avaient reçu un vernis de notre civilisation… Depuis c’est une autre population qui nous est imposée, pratiquement incompatible avec notre culture.”

Deux mois plus tôt, le frontiste, qui a servi quatre ans en Algérie, salue le “courage” de Pétain. Le 9 juin 2013, il qualifie aussi l’homme d’affaires Pierre Bergé de “vieille tante”.

Jamais le parti d’extrême-droite n’avait assuré une telle présence sur le territoire à l’occasion d’un scrutin. Une armée de “marinistes”, lancés à l’assaut des cantons, futurs bras armés de la conquête du pouvoir national. Des candidats censés montrer le nouveau visage du FN, appelés à se tenir à carreau et à surveiller leur expression en public et sur les réseaux sociaux où les frontistes de tous âges sont très actifs.

Tout ce que vous y dites, vous devez être capable de le redire de vive voix.”

C’est ce que leur a d’ailleurs rappelé Gaétan Marzo, l’une des jeunes pousses en lice dans le Val-de-Marne, lors de la convention du parti sur les départementales. Le FN a même pris des précautions, confiant à une petite cellule le soin de vérifier les comptes des uns et des autres. Il faut croire qu’elle n’a pas été assez vigilante…

Obsessions frontistes

Car, dans le même temps, une bande de jeunes internautes citoyens baptisée L’Entente s’est mise à éplucher les comptes des candidats investis (pas les suppléants) : les photos qu’ils postent, les articles qu’ils partagent, les commentaires sur Facebook ou Twitter, bref, uniquement des propos et des écrits publics.

Le résultat de ce travail de bénédictin, que “l’Obs” publie en exclusivité, est édifiant.

“Dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc”, avait un jour déclaré la présidente du FN. Dans certaines pages Facebook de ses candidats, il ne fait pas bon non plus être musulman, juif, rom ou homosexuel.