Jan122017

Transports : La route progresse au détriment du rail

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Une étude sur vingt-cinq ans des modes d’acheminement des marchandises souligne la difficulté à faire croître le ferroviaire et le fluvial

Malgré les engagements fermes des différents gouvernements depuis le Grenelle de l’environnement (2007) en faveur du développement des modes de transport « doux », fluvial et ferroviaire, le routier progresse. Pour les marchandises et les voyageurs, près de 90  % du transport se fait par la route, explique le Commissariat général au développement durable (CGDD), qui dépend du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, dans une étude, « Les infrastructures linéaires de transport : évolution depuis 25 ans », publiée le 3  janvier.

Si les chiffres relatifs aux transports en France sont publiés chaque année dans le cadre des comptes des transports de la nation présentés à l’Assemblée nationale, cette étude réalisée par le service de l’observation et des statistiques permet de montrer l’évolution sur un quart de siècle. Et celle-ci ne va pas dans le sens du report modal destiné à permettre le passage sur rail et sur fleuve du fret.
Fin de la sidérurgie
Depuis vingt-cinq ans, le transport de marchandises s’est développé essentiellement sur les infrastructures routières, en dépit de la loi d’août  2009 de mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement, qui avait fixé l’objectif, d’ici à 2020, d’augmenter à 23  % la part du transport non routier et non aérien de marchandises. En  2007, les transports alternatifs à la route représentaient 12,8  % du transport terrestre intérieur de marchandises. Huit ans plus tard, ce pourcentage n’atteint que 12,9  % (2,3  % pour le fluvial et 10,6  % pour le ferroviaire). Ces modes représentaient 23,2  % du fret en  1990.

La fin de la sidérurgie et du charbon et la crise économique de 2008 peuvent expliquer la baisse du recours au fluvial et au ferroviaire, très utilisés pour transporter les minerais et les matériaux lourds.” Le ferroviaire n’a pas gagné de parts par rapport à la route, résume Véronique -Paquel, économiste à la sous-direction des statistiques des -transports. Au total, en vingt-cinq ans, le transport routier de marchandises, mesuré en tonne-kilomètre, s’est accru de 44  %, le fluvial de 4  %, quand le ferroviaire baissait de 34  %. “

Ce recul s’explique notamment par les prix bas des carburants ces dernières années ainsi que par l’abandon de l’écotaxe, le dispositif destiné à taxer les camions sur les routes. « Quand on transporte des marchandises par le rail, on doit payer l’électricité, le service du transport, l’amortissement de

Août022016

NDDL

             BILAN MORAL

NOTRE DAME DES LANDES 2016

–          Météo excellente les 09 et 10 juillet

–          Importante présence militante sur notre stand (environ 25 bénévoles)

–          Nous avons servis environ 1900 repas et vendu 200l de St Emilion Bio

–          Nous avons croisé et débattu avec de nombreux militants d’associations, de syndicats et mouvements politiques

–          Il faut souligner cette année encore la participation financière solidaire du syndicat Sud-Rail de Paris St Lazare d’un montant de 1538 € correspondant à la location d’un fourgon de 20m3, ainsi que du règlement du gazole et des péages d’autoroutes.

–          Une fois de plus notre présence a été remarquée et appréciée par la coordination des opposants au projet de Notre Dame des Landes

 

BILAN FINANCIER

 

RECETTES……………………………11 238,00 €

 

Dont 3000 € de contribution solidaires des syndicats de la fédération Sud-Rail

Dont 600 € de restauration des bénévoles intervenants sur le stand

 

DEPENSES……………………………7019,00 €

 

Nous avons réglé pour le compte de l’ACIPA 30 factures, dont le détail est à la disposition de tous au syndicat de Paris St Lazare

 

BENEFICES…………………………..4219,00 €

 

Dès le 11 juillet et au matin nous avons remis 4000 € en espèces à l’ACIPA et nous leur avons fait parvenir par voie postale le 25 juillet, un chèque d’un montant de 219,00 €.

 

 

Paris le 25 juillet 2016

 

Mar292016

Lien 60 Spécial 20 ans !

Mar292016

31 mars : grève nationale interprofessionnelle et manifestations !

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Fév182016

Décret SOCLE

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Fév172016

Pépy contre attaque !

INF_PSL_5 - Guillaume Pepy,  « Contre le “déshonneur”, la vérité des faits »

Fév162016

SNCF, les larmes pour cacher le déshonneur

INF_PSL_5 - Natacha Polony, SNCF, les larmes pour cacher le déshonneur

Avr262015

REPRESSION

De plus en plus de militants écologistes sont assassinés dans le monde

Sophie Chapelle

 

Au moins 116 militants écologistes ont été assassinés en 2014. Soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente. C’est le bilan très inquiétant tiré par l’ONG Global Witness, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays du Sud et la corruption politique. Dans un nouveau rapport How many more ? (Combien de plus ?) publié en avril 2015, l’ONG relève que trois quarts de ces assassinats ont eu lieu en Amérique centrale et en Amérique du Sud. « 40 % des victimes étaient des autochtones, tués dans le cadre de conflits liés à la construction de barrages hydroélectriques, de mines ou de luttes contre l’agro-industrie », précise le rapport.

Une infographie réalisée par Global Witness recense, pays par pays, le nombre d’assassinats de militants écologistes entre 2002 et 2014. 17 pays sont concernés, en tête desquels se situent le Brésil, la Colombie, les Philippines et le Honduras. « Il est probable que le véritable nombre de morts soit plus élevé », précise l’ONG. « Plusieurs des meurtres que nous connaissons ont eu lieu dans les villages reculés ou au plus profond de la jungle, où les communautés n’ont pas accès aux communications et aux médias. »

Le rapport de Global Witness attire l’attention sur le cas du Honduras. « C’est le pays le plus dangereux pour les militants écologistes, si l’on compare au nombre d’habitants », relève l’ONG, qui a recensé 101 victimes dans ce pays entre 2010 et 2014. Dans le rapport, la militante Berta Cáceres apporte son témoignage sur le décès de trois de ses collègues depuis 2013, dans le cadre de la lutte contre l’usine hydroélectrique Agua Zarca au Honduras, qui menace de priver d’eau des centaines d’indigènes du peuple Lenca. L’ONG rappelle que ces militants sont souvent « jugés comme des terroristes » et « dépeints comme des ennemis d’État ». Global Witness appelle les gouvernements et la communauté internationale à enquêter et à punir ces crimes.

 

Mar182015

Elections départementales 22 et 29 mars 2015

 

Elections départementales : ne pas oublier les enjeux

 

La campagne pour les prochaines élections départementales ne semble pas passionner les foules. Et pourtant les assemblées qui vont être élues gèreront des budgets importants, dans les domaines sociaux, dans l’enseignement (les collèges), l’aménagement …

D’autre part le mode d’élection des assemblées départementales est profondément modifié, ce qui a entraîné un redécoupage de tous les cantons – voyez ci-dessous, en bas de page, l’exposé des nouvelles règles de l’élection et la carte des nouveaux cantons du Var.

A titre de curiosité locale, signalons qu’il n’y a que deux listes en présence dans le canton de Roquebrune sur Argens, et cela dès le premier tour : l’une est UMP, l’autre FN, cette dernière bénéficiant du soutien du maire ex-UMP.

Elections départementales

Exercer pleinement ses responsabilités civiques et électorales

Plus de quatre mille conseillers départementaux doivent être élus les 22 et 29 mars prochains, ceci pour un mandat d’une durée de six ans. De façon exceptionnelle, les élu-e-s seront renouvelé-e-s sur l’ensemble des cantons, récemment redécoupés, et dont le nombre a été réduit de moitié.

Tout indique que, dans un contexte politique agité de colères et de frustrations à la fois démocratiques et sociales, l’abstention risque d’être massive. Le risque est d’autant plus grand que, de façon assez hallucinante, électrices et électeurs sont invité-e-s à se rendre aux urnes alors même que les règles du jeu constitutives de cette élection ne sont pas fixées.

Malgré cela, malgré tout cela, les enjeux demeurent. Enjeux du quotidien, d’une part : les nouveaux conseils départementaux auront des responsabilités, et tout indique que les questions sociales en feront partie ; enjeux politiques : la mise en œuvre des lois paritaires, avec l’élection conjointe d’une femme et d’un homme ; enjeux démocratiques, enfin : en effet, le Front national compte bien pousser ses avancées électorales, avec les conséquences graves que cela risque d’avoir sur l’effectivité des droits et sur l’état des libertés.

Dans ce contexte, à la fois insatisfaisant et dangereux, la Ligue des droits de l’Homme estime que le pire serait de se désintéresser des enjeux et des périls. Elle appelle les électrices et les électeurs à exercer pleinement leurs responsabilités civiques et électorales.

Mais les électrices et électeurs auront parfois bien du mal à exercer leurs responsabilités. En dehors de son opposition à l’extrême droite, et comme elle l’a toujours fait, la LDH ne donne aucune consigne de vote pour les élections. Dans de nombreux cantons l’élection se jouera au second tour à l’issue d’un duel dont l’un des protagonistes aura une étiquette d’extrême droite. Il peut même arriver que la situation de duel se présente dès le 1er tour – ce sera le cas dans une commune varoise, Roquebrune sur Argens.

En effet il n’y a que deux listes en compétition dès le premier tour à Roquebrune : un binôme UMP François Cavallier&Josette Mimouni face à un binôme frontiste Jean-Chrstophe Bertin&Danielle Subtil.

Depuis 2001, Roquebrune, la plus importante commune de son canton a pour maire Luc Jousse, dont la réélection a été difficile en mars 2014 (au 1er tour, il n’avait obtenu que 38,4 % de suffrages exprimés, face à deux listes divers droite totalisant 38,6 % et une liste FN 12,8 %). Luc Jousse a été condamné à une peine d’inéligibilité pour des propos qu’il avait tenus sur les Roms [1]. L’exécution de la peine est suspendue par l’appel. Après avoir démissionné de l’UMP, en janvier, L’article qui suit nous informe qu’il soutient la liste FN pour les prochaines élections

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Départementales 2015 : le maire ex-UMP de Roquebrune Luc Jousse en soutien du FN

 

Le maire de Roquebrune a décidé d’apporter officiellement son soutien aux candidats du Front national pour les élections départementales. Objectif : faire battre le binôme UMP Cavallier-Mimouni.

Luc Jousse aurait-il viré sa cuti ? Démissionnaire de l’UMP mi-janvier, celui qui avait trouvé porte close chez Debout la France aurait-il toqué à celle du FN ? Non. En tout cas, pas encore…

Mais Luc Jousse était pourtant jeudi soir à l’inauguration de la permanence du binôme Front national dans le canton de Roquebrune.

“C’est un grand honneur de vous avoir ici, a-t-il dit à l’adresse de son “nouvel ami” David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus. Mais si je suis à vos côtés, ce n’est pas parce que j’ai adhéré au FN. Je suis là parce que je soutiens Paul Heim”, l’un de ses conseillers municipaux, ex-UMP lui aussi, devenu suppléant du candidat FN Jean-Christophe Bertin.

“C’est un grand travailleur, un adjoint estimé, reconnu, a-t-il poursuivi au sujet Paul de Heim. Avec David, on a convenu que pour combattre Cavallier et Mimouni (le binôme investi par l’UMP, ndlr), il était le plus efficace.”

 

Mar162015

Face au FN, il suffit d’ouvrir les yeux

 Par Renaud Dély

 

Racistes, antisémites et homophobes, les candidats lepénistes dévoilés par “l’Obs” sont à l’image d’un parti d‘extrême droite dont la nature n’a pas changé.

 

Ils sont racistes, antisémites, homophobes, et pour beaucoup, les trois à la fois. Ils sont candidats du Front national aux élections départementales des 22 et 29 mars. Et ils sont des dizaines à professer publiquement jour après jour de telles attaques et insanités qui visent à détruire la République.

En publiant cette semaine les propos et écrits de nombreux candidats frontistes, c’est une oeuvre de salubrité démocratique à laquelle se livre “l’Obs”, grâce à l’aide d’un collectif d’étudiants et de chercheurs baptisé l’Entente. L’opération de maquillage et de dissimulation engagée par Marine Le Pen depuis quatre ans qu’elle a repris les rênes de l’entreprise familiale frontiste s’écroule : non, le Front National n’a pas changé. Il reste un parti foncièrement anti-républicain, raciste, antisémite, mû par la haine de l’autre dès lors qu’il lui apparaît “différent”.

Bien sûr, Marine Le Pen et ses acolytes vont, comme toujours, hurler au complot, fustiger l’acharnement du “système” et dénoncer la “police de la pensée” dont leurs pauvres ouailles seraient victimes… Piètre défausse. Car pour démasquer le vrai visage des candidats lepénistes, il n’est nul besoin de les épier, de s’infiltrer dans leurs cerveaux, de lire dans leurs pensées, ou d’aller les traquer jusque dans leur vie privée. Non, il suffit de consulter leurs profils Facebook et de lire leurs tweets.

Il ne s’agit là que de propos publics, jetés en pâture et accessibles à tous. Oui, Internet et les réseaux sociaux sont décidément des outils formidables tant ils révèlent les convictions et les sentiments, bref, la vérité de chacun d’entre nous.

 

La vraie nature du FN n’a pas changé

Rappelons en outre que les nombreux cas révélés par “l’Obs” et l’Entente ne concernent pas de simples citoyens ou électeurs. Ce sont tous des candidats du parti d’extrême droite, investis par la direction du FN, et qui militent ouvertement pour la victoire de leurs idées et l’accession, un jour, de Marine Le Pen à l’Elysée. Celle-ci tente de grimer la devanture frontiste pour en faire un parti républicain présentable. Comment expliquer dès lors que l’on y trouve autant de candidats racistes, nostalgiques de Pétain et du régime de Vichy, viscéralement homophobes ou antisémites ?

Pendant que beaucoup d‘observateurs sont obnubilés par le ravalement de façade du FN, ses cadres, eux, connaissent l’arrière-boutique frontiste. Ils ne se trompent pas et savent pourquoi ils militent dans ce parti aux côtés de Marine Le Pen. Pire encore, “l’Obs” a pris soin de joindre tous ces candidats et nombre d’entre eux ne voient d’ailleurs pas où est le mal quand on les confronte à leurs propos ou écrits hostiles aux immigrés, vomissant les musulmans, ou injuriant Christiane Taubira…

Marine Le Pen cherche à tromper les électeurs et on ne peut que déplorer que le nombre de commentateurs, et de journalistes, qui se sont laissé prendre à ce piège ces dernières années. Pendant que les naïfs se passionnent pour les élucubrations médiatiques de l’omniprésent Florian Philippot sur les sujets sociaux, le rôle de l’Europe ou l’avenir de la monnaie unique, la vraie nature du FN, elle, n’a pas changé. Ce parti est mû par un projet et porté par des candidats qui rêvent d’abattre la République, celle que leurs ancêtres appelaient la “Gueuse”.

Le danger se précise. La menace monte. Pour comprendre, connaître, combattre, et ainsi échapper au pire, lisez ce que disent et pensent vraiment les candidats du FN. Il y a urgence.