Fév212018

Courrier à l’UNIRS

USB-0390

Fév182018

Note n° 42 aux re­trai­tées et re­trai­tés adhé­rant à So­li­dai­res

 

Réu­nion des neuf orga­ni­sa­tions de retraité-e-s le ven­dredi 9 février

 

Les neuf orga­ni­sa­tions de retraité-e-s se sont réunies ven­dredi 9 février 2018 dans les nou­veaux locaux de Soli­dai­res. Un compte-rendu com­plet a été envoyé aux mili­tant-e-s, en voici l’essen­tiel.

 

Car­tes de vœux

Cette carte a repré­senté une bonne ini­tia­tive, a été appré­ciée et l’accueil des per­son­nes retrai­tées s’est avéré excel­lent. La plu­part des dépar­te­ments ont envoyé les car­tes au Pré­si­dent de la Répu­bli­que et/ou les ont remi­ses aux Pré­fets, ou bien vont le faire, comme à Paris. Cer­tains font signer jusqu’au 15 mars, pour faire le lien avec cette jour­née d’action. Les car­tes reçues natio­na­le­ment seront remi­ses le 15 mars au 1er minis­tre.

 

 

 

Jour­née d’action dans les EHPAD

Le 30 jan­vier, nous appe­lions pour la pre­mière fois à une action sor­tant de notre strict champ reven­di­ca­tif. Elle a été très bien per­çue par les retraité-e-s et les actifs. L’aumône de la Minis­tre Buzin repré­sente un scan­dale, com­pa­rée aux cadeaux aux plus riches.

De très nom­breux dépar­te­ments ont orga­nisé des ras­sem­ble­ments ou mani­fes­ta­tions devant les ARS, les EHPAD ou le Con­seil Dépar­te­men­tal… La presse a bien cou­vert la grève his­to­ri­que d’un tiers du per­son­nel, le sou­tien des usa­gers et usa­gè­res et expli­qué les reven­di­ca­tions.

Un com­mu­ni­qué de presse sera envoyé pour se féli­ci­ter de la réus­site de l’action et pour annon­cer notre par­ti­ci­pa­tion à la suite que déci­de­ront les actifs.

 

Jour­née d’action du 15 mars 2018

Le tract d’appel au 15 mars a com­mencé à être dif­fusé. Cette jour­née du 15 com­mence à avoir un écho dans la presse qui relate l’éton­ne­ment et la colère de per­son­nes retrai­tées lorsqu’elles décou­vrent la dimi­nu­tion de leur pen­sion.

Des dépar­te­ments ont fait part d’une volonté de sor­tir du quo­ti­dien, d’orga­ni­ser des ini­tia­ti­ves plus spec­ta­cu­lai­res, d’envi­sa­ger des say­nè­tes avec des mas­ques, de se cou­cher sur la chaus­sée… nous l’encou­ra­ge­rons et les ferons con­naî­tre. Quel­ques col­lec­tifs « Vieux debout » sur­gis­sent.

Il est décidé un modèle de let­tre per­son­nelle à Macron et à la presse citant le mon­tant de la perte, une tri­bune à la presse et, pour le 15, une con­fé­rence de presse le matin, une demande de ren­con­tre au 1er minis­tre à la fin de la mani­fes­ta­tion pari­sienne.

 

100 % Sécu pour l’aide à l’auto­no­mie

Un argu­men­taire se cons­truit pour pré­ci­ser cette reven­di­ca­tion, com­mune aux 9 orga­ni­sa­tions. Nos réflexions ont com­mencé lors­que le Pré­si­dent du Haut Con­seil de la Famille, de l’Enfance et de l’Âge, HCFEA, a sou­mis un avis prô­nant un finan­ce­ment privé de l’aide à l’auto­no­mie. La large entente entre et autour de nous con­tre ce rap­port, a per­mis de faire évo­luer cet avis, dont la ver­sion défi­ni­tive rejette le finan­ce­ment privé et intè­gre nos pro­po­si­tions de prise en charge par la Sécu.

Il s’agit main­te­nant de deman­der au HCFEA de tra­vailler sur une prise en charge à 100 % par la Sécu. Pour cela nous rédi­geons une « saisine », dans laquelle d’autres par­te­nai­res peu­vent se retrou­ver, qui pourra se com­plé­ter ensuite selon les sou­tiens que nous aurons. Cette sai­sine insis­tera sur le pro­blème de finan­ce­ment des EHPAD, une indis­pen­sa­ble réflexion sur l’oppor­tu­nité du 100 % par la sécu, l’inter­ven­tion État et col­lec­ti­vi­tés pour l’héber­ge­ment. Une der­nière ver­sion du texte géné­ral sur « 100 % Sécu » va être pro­po­sée par ailleurs.

 

Autres déci­sions :

–  Nous allons tra­vailler sur la prise en charge des per­son­nes âgées dans les hôpi­taux et les ser­vi­ces de géria­trie.

–  Nous serons atten­tifs à la réforme Macron des retrai­tes, dans un con­texte de volonté poli­ti­que de réduire le gâteau des retrai­tes (part dans le PIB) alors que le nom­bre de retraité-e-s aug­mente, ce qui va dimi­nuer la part de gâteau de cha­que retraité-e, actuel et futur, très sim­ple­ment en modi­fiant la valeur du point.

–  Suivi des tra­vaux du HCFEA qui se réunit le 15 février pour dres­ser l’état des lieux des CDCA, leurs mises en place, leurs finan­ce­ments et leurs tra­vaux.

–  Envoi d’un com­mu­ni­qué à l’occa­sion du 8 mars au sujet des inéga­li­tés de pen­sions entre les hom­mes et les fem­mes.

–           Pro­chaine réu­nion : lundi 5 mars à la CGT.

 

 

Éta­blis­se­ments d’Héber­ge­ment pour Per­son­nes Âgées Dépen­dan­tes

 

L’his­to­ri­que mou­ve­ment de grève du 30 jan­vier a été suivi par 31,8 % de gré­vis­tes et assi­gnés qui n’en peu­vent plus, qui ne sup­por­tent plus les indi­gnes con­di­tions de prise en charge et d’accom­pa­gne­ment des rési­dents et de nos aînés à domi­cile. Les reven­di­ca­tions demeu­rent, les 50 mil­lions cor­res­pon­dent à moins d’un tiers de poste par éta­blis­se­ment !

His­to­ri­que aussi le sou­tien actif des 9 orga­ni­sa­tions de retraité-e-s qui a été très bien perçu.

 

L’inter­syn­di­cale déci­dera très pro­ba­ble­ment d’une suite au 30 jan­vier, et le « Groupe des neuf » a décidé de la sou­te­nir. Sans atten­dre, avec SUD Santé sociaux, l’UNIRS a pro­posé un modèle de let­tre aux retraité-e-s, à envoyer au pre­mier groupe privé de Korian disant « je n’envi­sage pas d’aller chez vous car… ».

 

Pour la pro­chaine mobi­li­sa­tion, voici quel­ques élé­ments sur les éta­blis­se­ments pour per­son­nes âgées.

 

Nom­bre de per­son­nes âgées d’au moins 75 ans

Il aug­mente de façon con­ti­nue, du fait de la meilleure espé­rance de vie :

2003 : 4,8 mil­lions (âge moyen de 81,4 ans)

2007 : 5,4 mil­lions (81,5 ans)

2011 : 5,8 mil­lions (82,0 ans)

2015 : 6 mil­lions (82,5 ans)

Les fem­mes, majo­ri­tai­res, repré­sen­tent 62 % des per­son­nes âgées en 2015.

 

Nom­bre de rési­dents par GIR en 2015

Les 626 050 rési­dent-e-s (sans les loge­ments-foyers – comp­tage en EHPA) se répar­tis­sent selon le degré de perte d’auto­no­mie, mesuré par le GIR, groupe iso-res­sour­ces :

–  Les per­son­nes en forte perte d’auto­no­mie (GIR 1 et 2, c’est-à-dire con­fi­nées au lit ou en fau­teuil) repré­sen­tent 2/3 des pla­ces (345 364) et sont en aug­men­ta­tion.

–  Les GIR 3 et 4 (ayant besoin d’aide pour se lever, se cou­cher, par­fois pour la toi­lette et l’habillage) occu­pent ¼ des pla­ces et sont sta­bles (226 031)

–  Bizar­re­ment, on trouve aussi 8,7 % de GIR 5 (aides ponc­tuel­les) et 6 (per­sonne auto­nome) : 54 655

 

 

Évo­lu­tion du nom­bre de pla­ces entre 2003 et 2015

Le tableau ci-des­sous mon­tre l’aug­men­ta­tion du nom­bre de pla­ces : +11 % en 12 ans, +6 434 par an en moyenne. Cette évo­lu­tion est due à celle de la taille des éta­blis­se­ments, qui pas­sent de 63 pla­ces en 2003 à 71 en 2015.

Le tableau mon­tre aussi la ten­dance à la médi­ca­li­sa­tion des éta­blis­se­ments, qui bas­cu­lent alors en déno­mi­na­tion EHPAD, ce qui fait dimi­nuer d’autant les EHPA non EHPAD, les loge­ments foyers et les USLD (Uni­tés de Soins de Lon­gue Durée pour les pla­ces demeu­rées sani­tai­res).

 

Source : Drees, enquê­tes EHPA

 

Les éta­blis­se­ments publics per­dent des pla­ces. Elles offraient 57 % des pla­ces en 2007 et seu­le­ment 42 % en 2015. A l’inverse sur la même période, le privé lucra­tif passe de 16 à 23 % et le privé non lucra­tif de 27 à 35 %.

Le taux d’équi­pe­ment, après une impor­tante dimi­nu­tion entre 2003 et 2007, s’est sta­bi­lisé à 126 pla­ces pour 1 000 per­son­nes âgées de 75 ans et plus. Il varie, selon les dépar­te­ments, de 22 à 185 pla­ces (voir Note UNIRS pré­cé­dente).

Le taux d’occu­pa­tion aug­mente : 95,4 % des pla­ces sont occu­pées en 2003 ; 96,0 % en 2007 ; 96,3 % en 2011 ; 96,8 % en 2015.

Et le temps d’attente aussi : seu­le­ment un mois dans près de 60 % des cas, mais plus de 3 mois pour 25 % et plus de 6 mois pour 17 %. Le délai moyen de 3 mois est à com­pa­rer à la durée moyenne de séjour en EHPAD, 2,5 ans.

Le taux d’enca­dre­ment, le per­son­nel en équi­va­lent temps plein ETP par rap­port au nom­bre de pla­ces, dif­fère selon le type d’éta­blis­se­ment : 13 % en foyer-loge­ment ; 38,3 % en EHPA non EHPAD ; 62,8 % dans les EHPAD (56 % dans le privé à but lucra­tif et 68,1% dans le public, à com­pa­rer aux 100 % reven­di­qués et pré­vus par le Plan Soli­da­rité Grand Âge de 2006) ; 103,2 % en USLD.

Le taux d’enca­dre­ment glo­bal aug­mente : 50 % en 2007 ; 54% en 2011 ; 57,2 % en 2015. Il suit l’aug­men­ta­tion du niveau de perte d’auto­no­mie, qui se mesure par le GIR moyen pon­déré (GMP) : 538 en 2003 ; 575 en 2007 ; 606 en 2011.

Le per­son­nel en EHPAD (433 250 per­son­nes) est com­posé (en ETP) à : 71 % de per­son­nel médi­cal, para­mé­di­cal ou soi­gnant, psy­cho­lo­gue, agent de ser­vice ; 10 % de per­son­nel édu­ca­tif, péda­go­gi­que, sociale et d’ani­ma­tion ; 19 % de per­son­nel de direc­tion, de ges­tion, d’admi­nis­tra­tion, de ser­vi­ces géné­raux et d’enca­dre­ment.

Fév182018

Note n° 41 aux re­trai­tées et re­trai­tés adhé­rant à So­li­dai­res

 

Action natio­nale le 15 mars

 

Le groupe des neuf orga­ni­sa­tions a décidé une jour­née d’action, le jeudi 15 mars. Tout le monde aura cons­taté sa baisse de pen­sion…

Nous avons 6 semai­nes pour mobi­li­ser en pro­fon­deur, pour infor­mer lar­ge­ment les très nom­breu­ses per­son­nes retrai­tées scan­da­li­sées par la baisse de leur pen­sion, alors qu’en même temps, les plus riches sont arro­sés de cadeaux. Il faut, par exem­ple, pren­dre dans la poche de plus de 150 retraité-e-s, pour per­met­tre à la minis­tre du tra­vail de gagner 62 000 euros grâce à la baisse de son ISF !

Le 28 sep­tem­bre, nous avions réussi à mobi­li­ser deux fois plus de monde que d’habi­tude, il faut faire mieux, mon­trer dans les rues l’exas­pé­ra­tion des retraité-e-s.

 

 

Infor­ma­tions des CDCA

 

Dans le Cal­va­dos, le Con­seil Dépar­te­men­tal de la Citoyen­neté et de l’Auto­no­mie, qui intè­gre Soli­dai­res, a validé son règle­ment inté­rieur et mis en place deux grou­pes de tra­vail sur le schéma d’auto­no­mie et trois com­mis­sions : réflexion, com­mu­ni­ca­tion, infor­ma­tion ; santé, res­sour­ces, iso­le­ment ; habi­tat, loge­ment, han­di­cap, perte d’auto­no­mie. Les dis­cus­sions con­ti­nuent sur les moyens de fonc­tion­ne­ment… dont le dépar­te­ment sou­haite se dés­en­ga­ger.

 

Meur­the-et-Moselle : les sta­tuts et règle­ment inté­rieur ont été adop­tés avec seu­le­ment 10 000 € pour son fonc­tion­ne­ment du fait de l’étran­gle­ment finan­cier des Dépar­te­ments. Le CDCA a une salle pour tra­vailler sur ses dos­siers. Il y a 3 for­ma­tions spé­cia­li­sées : la lutte con­tre l’iso­le­ment, les droits des usa­gers, l’habi­tat et la lutte con­tre la frac­ture numé­ri­que. Le CDCA a rédigé une motion qui reven­di­que de meilleu­res con­di­tions de tra­vail pour les per­son­nels et d’exis­tence pour les rési­dents des EHPAD.

 

Infor­ma­tion des struc­tu­res

Les très nom­breu­ses actions du 30 jan­vier devant les ARS, les EHPAD ou le Con­seil Dépar­te­men­tal ne tien­draient pas dans ce recto verso… nous notons que les dis­tri­bu­tions de tracts se mul­ti­plient, notam­ment sur les mar­chés, pour con­tac­ter le maxi­mum de per­son­nes retrai­tées, en dehors de cel­les adhé­rant à une de nos orga­ni­sa­tions. Une fois de plus, la presse a bien cou­vert la réus­site de cette jour­née, l’his­to­ri­que grève d’un tiers du per­son­nel et le sou­tien des usa­gers et usa­gè­res des ser­vi­ces d’aide à domi­cile et des EHPAD.
Voici quel­ques ini­tia­ti­ves inha­bi­tuel­les qui peu­vent don­ner des idées la pro­chaine fois :

• Gard 30 : visite très inté­res­sante dans un EHPAD à Som­miè­res, pour le per­son­nel et pour Soli­dai­res, qui s’est ter­mi­née par une liste d’amé­lio­ra­tions pos­si­bles rapi­de­ment, et une pro­messe de reve­nir dans les 15 jours si rien n’avait bougé.

•          Meur­the-et-Moselle 54 : le CDCA a sou­tenu offi­ciel­le­ment le per­son­nel en grève le 30 jan­vier et en mani­fes­ta­tion devant L’ARS.

 

EHPAD : les ruraux moins dés­avan­ta­gés

 

Les dif­fi­cul­tés dans les EHPAD ont fait la Une de la presse avant et pen­dant la jour­née d’actions du 30 jan­vier. Elles sont la con­sé­quence d’un man­que de pla­ces par rap­port aux besoins gran­dis­sants et d’un grand man­que de per­son­nels.

Une étude de la CNSA, Caisse natio­nale de soli­da­rité pour l’auto­no­mie, mon­tre que le nom­bre de pla­ces en EHPAD par rap­port à la popu­la­tion âgée au moins de 75 ans est plus impor­tant à la cam­pa­gne. En 2016, la moyenne en France est de 98 pla­ces en EHPAD pour 1 000 per­son­nes âgées de 75 ans et plus… mais il y a seu­le­ment une qua­ran­taine de pla­ces dans les DOM, et plus de 160 dans les dépar­te­ments ruraux (171 en Lozère et 172 en Ardè­che, par exem­ple).

Il sem­ble que la fai­ble den­sité dans les ter­ri­toi­res ruraux oblige à ouvrir des éta­blis­se­ments pas trop éloi­gnés des lieux de vie, ce qui per­met moins « d’optimiser » le rem­plis­sage de l’offre que dans les vil­les.

Autre « avantage » du rural, les tarifs infé­rieurs, notam­ment dans la Meuse (1 616 € par mois), la Haute-Saône (1 623 €) et les Vos­ges (1 642 €), à com­pa­rer aux 2 682 euros dans les Alpes Mari­ti­mes, 3 154 dans les Hauts-de-Seine et à Paris. Cette dif­fé­rence s’expli­que prin­ci­pa­le­ment par le coût du fon­cier. La CNSA note une cor­ré­la­tion entre le tarif par dépar­te­ment et le prix au mètre carré d’un appar­te­ment, un prix crois­sant en pas­sant du public, au privé non lucra­tif, puis au privé com­mer­cial.

 

 

Offre « e-santé » de La Poste

 

En 2004, la réforme de l’assu­rance mala­die pré­voit la créa­tion du Dos­sier Médi­cal Per­son­nel que, de retour aux affai­res, relance Xavier Ber­trand en 2011. La Poste veut déve­lop­per un sys­tème de par­tage des don­nées de santé à carac­tère con­fi­den­tiel. Elle s’engouf­fre der­rière la loi du 26 jan­vier 2016 (dite de moder­ni­sa­tion du sys­tème de santé) qui donne l’accès des don­nées de santé aux pro­fes­sion­nels et non-pro­fes­sion­nels de la santé qui inter­vien­nent direc­te­ment dans la prise en charge du patient. Cela ouvre la porte à la levée du secret médi­cal et à la com­mer­cia­li­sa­tion des don­nées du patient.

La Poste se posi­tionne et crée une appli­ca­tion « car­net de santé numé­ri­que » pour les par­ti­cu­liers, les pra­ti­ciens et les hôpi­taux. Elle stocke les don­nées de santé émi­ses par les objets con­nec­tés au domi­cile (ten­sio­mè­tre, pèse-per­sonne, pompe à insu­line, etc.), cel­les trans­mi­ses par le méde­cin ou l’hôpi­tal, et peut les par­ta­ger avec un méde­cin, un hôpi­tal ou une mutuelle. Dans le même temps, les docu­ments admi­nis­tra­tifs de santé pour­ront être héber­gés sur Digi­poste, le cof­fre numé­ri­que de l’entre­prise publi­que qui archive les fac­tu­res et les bul­le­tins de salai­res. Appli­ca­tion et espace numé­ri­que sont gérés par la filiale Doca­post, héber­geur agréé du Dos­sier Phar­ma­ceu­ti­que.

La Poste envi­sage ensuite des appli­ca­tions pour les hôpi­taux pour sui­vre les patients à domi­cile (objets con­nec­tés) et réduire le temps passé à l’hôpi­tal.

Cette évo­lu­tion de La Poste pro­longe son inves­tis­se­ment dans la Sil­ver Éco­no­mie en uti­li­sant le fac­teur (voir note 29 – 12 mai 2017).
Pour La Poste « avec du vieux on peut faire du fric ». Dans la « novlan­gue » uti­li­sée par les tech­no­cra­tes pos­taux, le vieux est un sénior qui « nait » à par­tir de la soixan­taine et qui peut cons­ti­tuer un pro­duit à forte valeur ajoutée…

 

 

Danger pour notre sys­tème social

 

L’arna­que de l’aug­men­ta­tion du pou­voir d’achat pour les sala­rié-e-s du privé (et d’un sim­ple main­tien pour les autres et d’une baisse des pen­sions pour les retraité-e-s) est le résul­tat de la hausse de la CSG et d’une baisse des coti­sa­tions socia­les, fra­gi­li­sant un peu plus notre sys­tème de Sécu­rité sociale, dans le col­li­ma­teur du capi­ta­lisme.

Cette fra­gi­li­sa­tion s’accé­lère après trois années con­sé­cu­ti­ves d’aug­men­ta­tion des exo­né­ra­tions de coti­sa­tions de sécu­rité sociale : 1,4 % en 2014, 3,1 % en 2015 et 2,6 % en 2016. Elles se sont éle­vées en 2016 à 27,8 mil­liards d’euros, soit 8,2 % des coti­sa­tions dues aux Urs­saf (hors coti­sa­tions chô­mage). La quasi-tota­lité de ces exo­né­ra­tions con­cerne la part patro­nale des coti­sa­tions et 87 % d’entre elles (24 mil­liards) ont donné lieu à des com­pen­sa­tions ou un finan­ce­ment par l’État. Dégât col­la­té­ral, recher­ché, les créa­tions d’emploi con­cer­nent des sala­riés dont la rému­né­ra­tion est pro­che du SMIC, pour béné­fi­cier du maxi­mum d’exo­né­ra­tions de coti­sa­tions.

Pour en savoir plus : Acoss Stat n° 260 – 29 décem­bre 2017 : http://www.acoss.fr/home/obser­va­toire-eco­no­mi­que/publi­ca­tions/acoss-stat/2017/acoss-stat-n260.html

 

 

 

Quel « maintien de con­trats aidés » ?

 

La note 38 infor­mait d’une demande du groupe des neuf : le main­tien des con­trats aidés dans les EHPAD, pour la dignité des rési­dent-e-s. Des lec­teurs atten­tifs se sont inquié­tés d’une for­mule ambigüe pou­vant être com­prise comme une reven­di­ca­tion pour le main­tien du sta­tut des emplois aidés.

Il ne s’agit pas de cela, mais d’un refus de la sup­pres­sion des emplois aidés exis­tants, du retour au chô­mage de per­son­nes éloi­gnées de l’emploi, de la dis­pa­ri­tion de mis­sions d’inté­rêt géné­ral. Bien que pré­cai­res et cri­ti­qua­bles, ces con­trats sont l’uni­que source de reve­nus de cen­tai­nes de mil­liers de per­son­nes et leurs dis­pa­ri­tions auront un impact con­si­dé­ra­ble pour les sala­riées et pour tous les citoyen-ne-s qui béné­fi­cient du tra­vail de ces per­son­nes.

C’est pour­quoi l’Union syn­di­cale Soli­dai­res reven­di­que la mesure d’urgence du main­tien des emplois occu­pés par les con­trats aidés, mais aussi la trans­for­ma­tion de ceux-ci en emplois péren­nes, qua­li­fiés et finan­cés sur les fonds publics.

 

Prise en charge de la perte d’auto­no­mie

 

Nous le savons tou-te-s, le nom­bre de per­son­nes en perte d’auto­no­mie aug­mente et va encore aug­men­ter, ce qui exige une déci­sion poli­ti­que pour aug­men­ter les dépen­ses publi­ques qui lui sont con­sa­crées. Pour appuyer nos argu­ments, notam­ment face aux élu-e-s poli­ti­ques, l’étude de la DREES, Étu­des et Résul­tats, n° 1032 (http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1032.pdf) com­porte des élé­ments impor­tants et incon­tes­ta­bles.

Le nom­bre de per­son­nes en perte d’auto­no­mie est éva­lué à 1,3 mil­lion en 2014, 2 en 2040 et 2,4 mil­lions en 2060.

Les dépen­ses de prise en charge pour­raient dou­bler en part de PIB d’ici à 2060. Tous finan­ceurs con­fon­dus, les dépen­ses d’aide à l’auto­no­mie (dont santé et héber­ge­ment) des per­son­nes âgées repré­sen­tent 30 mil­liards d’euros en 2014, soit 1,4 % de PIB, dont plus des trois quarts vient des pou­voirs publics (1,11 % du PIB).

L’étude cal­cule l’aug­men­ta­tion de cette dépense publi­que d’ici à 2060 à 2,07 % de PIB, pour une dépense totale qui dou­ble et atteint 2,78 % de PIB. Les plus for­tes évo­lu­tions arri­ve­raient entre 2030 et 2045, pour des rai­sons démo­gra­phi­ques.

Soli­dai­res reven­di­que une aide à l’auto­no­mie prise en charge à 100 % par la sécu, soit une aug­men­ta­tion de l’effort public de 1,11 % du PIB aujourd’hui à 2,78 % en 2060, soit 2,5 fois plus, cela indi­que l’ampleur de rap­port de for­ces à impo­ser !

Selon les années, % de PIB, en fonc­tion des 3 types de dépense.

 

 

Pour retrou­ver tou­tes les expres­sions de l’UNIRS : https://solidaires.org/UNIRS-Union-natio­nale-inter­pro­fes­sion­nelle-des-retraite-es-soli­dai­res

et les notes UNIRS : https://solidaires.org/-Bul­le­tin-UNIRS-

Fév162018

Démantèlement de la SNCF

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Fév092018

NON A LA BAISSE DES PENSIONS !

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Fév052018

Des trains à l’abandon en gare de Caen : ils sont à vendre !

 

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Sept rames sont livrées à l’humidité et aux vandales sur des voies de garage en gare de Caen / © France 3 Normandie

Depuis un peu plus d’un an, sept rames pourrissent sur des voies de garages. Ce matériel financé par l’ex région Basse-Normandie a pourtant été acquis il y a moins de vingt ans. L’actuelle région Normandie n’y voit rien à redire. La SNCF espère les vendre.

Par Pierre-Marie Puaud Publié le 02/02/2018 à 12:05 Mis à jour le 02/02/2018 à 15:55

Lorsqu’ils entrent en gare de Caen, les voyageurs en provenance de Paris ne manquent rien du spectacle (pour peu que les vitres de leur wagon ne soient pas trop sales). Sur des voies de garage, des trains en apparence presque neufs, toujours les mêmes, sont stationnés les uns à côté des autres. Ils sont là depuis plus d’un an. Manifestement, ils ne bougent plus.

Reportage de Guillaume Le Gouic, Eric Aubron et Cyril Duponchel

Ce matériel est en fait à l’abandon. Des images amateurs montrent les moisissures sur les fauteuils, des vitres brisées, des tags. “Quand vous voyez des trains comme ceux-ci en plein milieu du triages, à quelques mètres des quais de la gare de Caen, c’est choquant, surtout si votre train a été supprimé, ironise Alan Bertu du syndicat CGT Cheminots. Si on était dans le cadre d’un vrai service public, ce matériel pourrait au moins être en réserve pour pallier les problèmes techniques”.

“Ces rames sont à vendre, répond Jean-Philippe Dupond, le directeur mobilité Saint-Lazare / Normandie à la SNCF. On espère trouver preneur en 2018“, précise-t-il. À l’en croire, les moisissures et les vitres brisées ne constitueront surtout pas un obstacle : “ce qui intéresse un acheteur, ce sont les caractéristiques techniques de ces rames et le moteur. En général, les compagnies qui rachètent des rames refont l’intérieur”.

Jean-Philippe Dupond, directeur SNCF Mobilité Saint-Lazare / Normandie

Ces sept rames ont pourtant tout juste vingt ans. Elles ne sont peut-être même pas totalement amorties. C’est l’ex-région Basse-Normandie qui en a financé l’achat en 1998 moyennant une facture de 400 millions de francs, soit un peu plus de 60 millions de nos euros d’aujourd’hui. Ce train de type 72 500, conçus et fabriqués par Alsthom, a d’abord été affecté à la ligne Paris-Granville. Mais le bel engin a souvent déçu. Il n’est pas très fiable.

Les sièges de ces automoteurs 72 500 moisissent peu à peu / © France 3 Normandie
Des trains encore presque neuf en retraite anticipée

En 2015, la région Basse-Normandie a donc choisi de le remplacer par du matériel Regiolis plus adapté, plus moderne. Une partie des 72 500 a été affectée à la ligne Caen-Tours. Une partie seulement. Sept rames n’ont trouvé d’utilité nulle part. Mais l’actuelle région Normandie n’y voit aucun mal. “Des trains qui ne sont plus utilisés, vous en avez dans toutes les gares, souligne Jean-Baptiste Gastinne, vice-président Conseil Régional. C’est la modernisation du matériel. Si ces trains ont été remplacés par d’autres plus confortables, je ne vois pas où est le problème, au contraire !”

REPORTAGE: Pour les usagers du train Paris-Caen-Cherbourg, le quotidien c’est duraille ! 

“On pourrait les rénover, ils pourraient être utilisés pour le service public. Si on ne les rénove pas, ils finiront à la casse”, se désole le syndicaliste Alan Bertu. Pour mémoire, les passagers en provenance de Paris, qui assistent à l’agonie de ce matériel, voyagent à bord d’antiques rames, dont le renouvellement n’est pas prévu avant 2020. Pas de doute au moins concernant les légendaires Corail, il a déjà été amorti : les wagons accusent souvent quarante-cinq ans d’âge

 

Jan242018

Sauvons la ligne Grenoble-Gap !

Journée d’actions pour sauvegarder la ligne Grenoble-Gap, à Grenoble (Isère)

Le vendredi
26
janvier

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Vendredi 26 Janvier à 09:30 – 18:30
Gare de Grenoble (Isère)

Toute une équipe de bénévoles, usager.e.s et cheminot.e.s, vous ont organisé un rassemblement convivial et festif !! Ainsi, au fil de la journée, avant ou après votre train, avec ou sans vos enfants, entre deux rdv, ….rejoignez nous !

*Soyez nombreux à participer à nos jeu-concours* (1) réalisation du plus grand nombre de voyages dans le train du vendredi 26 janvier au dimanche 11 février 2018, (2) de la plus belle photo « témoignage » de femmes et hommes qui prennent le train Grenoble-Gap, du train et des paysages, et gagner de nombreux lots (activités en montagnes, restaurant, hébergement, journal du Trièves, etc.) offerts par des professionnels du tourisme tout autour de la ligne pour vous faire découvrir tout le charme des escapades en train,

*Venez vous informer sur les nombreuses activités touristiques accessibles depuis le train (et sans voiture !),

*Venez également discuter avec tous ceux et celles qui défendent cette ligne pour vous présenter les enjeux,

*Venez partager une belle part de galette, et pour celles et ceux qui auront la fève, vous gagnerez également un des nombreux lots !

D’autres part, ne manquez pas les deux temps forts de la journée :
de 12h09 à 16h09, « railwail art » avec Nessé ;
à 16h09, lâcher de ballons avec le dernier train en direction de Gap.

Et pour les plus courageux (moins frileux.ses), venez participer au « déshabillez-vous » (enfin pas tout ! sans pantalon ou en maillot de bain) dans toutes les gares, qui commencera avec un départ avec le dernier train de 16h09 de la gare de Grenoble vers Gap. Vin chaud et soupe assurés en certaines gares…

Au plaisir de vous y retrouver !

(*) le règlement du jeu-concours sera très prochainement en ligne sur le site https://traindesalpesgre.wixsite.com/2018

 

Jan182018

LE CEVENOL

Le Cévenol : la SNCF s’acharne contre un train vital

3 janvier 2018 / Marie Astier (Reporterre)

 

 

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À une époque, elle était la principale liaison de chemin de fer reliant Paris à Marseille. Désormais, elle est un tronçon régional que les acteurs locaux tentent de sauver. La ligne des Cévennes est emblématique du combat pour la sauvegarde des lignes secondaires, abandonnées de la SNCF. Elles sont pourtant essentielles aux territoires reculés, et une solide alternative à la voiture.

  • Alès (Gard)-Langogne (Lozère), reportage

« Halte de Chamborigaud » : le lieu n’a plus droit à l’appellation de gare. Le panneau, récent, est accroché à un abri aménagé de quelques sièges, permettant au voyageur de s’abriter du froid venteux et piquant des montagnes cévenoles. Une petite dizaine de voitures stationnent sur le parking voisin. Sans cela, on pourrait se croire à un arrêt fantôme. Le bâtiment, qui a autrefois abrité un guichet et même un logement, est barricadé, soulignant la fermeture définitive. Sur le quai d’en face, les herbes prennent la place du béton. Impossible d’acheter un billet sur place, il n’y a pas d’automate. Pas d’autre voyageur à l’horizon non plus.

Microsoft Word - Photos article cévenolLa halte de Chamborigaud.

Heureusement, le soleil vient baigner la vue sur le village qui s’étale au pied de la gare, donnant un air paisible et plus que triste à l’ensemble. Le train arrive à l’heure. Un peu moins de la moitié des places y sont occupées, soit environ 25 personnes.

Microsoft Word - Photos article cévenolLa gare de Chamborigaud, dont le bâtiment est définitivement fermé.

Le décor majestueux des montagnes défile, ponctué des dernières couleurs rousses subsistant de l’automne. Bientôt, ponts et tunnels s’enchaînent. Ils font la réputation de la ligne des Cévennes : bâtie grâce à la sueur de nombreux travailleurs dans la deuxième partie du XIXe siècle, les passionnés y comptent plus de 171 « ouvrages d’art » — ponts, viaducs, tunnels. La partie la plus spectaculaire se trouve dans les gorges de l’Allier, entre la Lozère et la Haute-Loire, où seul le rail est parvenu à se frayer un chemin dans un paysage où aucune route ne passe. Tant d’efforts ne visaient pas à construire une ligne pittoresque ou touristique, mais à relier Paris à Marseille, via le tracé le plus court : celui du Massif central plutôt que celui de la vallée du Rhône. Le train qui effectuait ce trajet a été appelé « le Cévenol » en référence à cette portion spectaculaire.

Microsoft Word - Photos article cévenolLe village de Chamborigaud et les Cévennes vus depuis la gare.

À la grande époque, les trains Intercités qui empruntaient la ligne reliaient directement Paris à Marseille, dans la journée ou en train de nuit. « Je prends la ligne depuis que je suis tout petit pour aller voir la famille à Génolhac », raconte Gabriel Tonel, un passionné du Cévenol. « Il y a eu un déclin au fil des ans », explique-t-il, avant de poursuivre : « Cela a vraiment commencé il y a une dizaine d’années. Le trajet a été réduit à un Clermont-Marseille [en 2007], puis à un Clermont-Nîmes il y a cinq ans. Et là, la SNCF fait sauter la correspondance à Nîmes vers Marseille : depuis le 10 décembre, il faut attendre trois heures contre trente minutes auparavant ! »

Microsoft Word - Photos article cévenolEn gare de Chamborigaud.

Chaque jour, trois trains dans chaque sens relient Nîmes à Clermont-Ferrand. Quelques trains régionaux supplémentaires n’effectuent qu’une partie du parcours et s’arrêtent aux terminus intermédiaires d’Alès, Génolhac ou Langogne, ou bifurquent vers Mende, la préfecture de Lozère.

« Cette ligne, pour nous, c’est un problème de désenclavement »

Gabriel Tonel m’avait prévenue : dans le train, impossible d’acheter un billet. La contrôleuse reste enfermée dans la cabine. Quand je parviens à la croiser, elle m’assure qu’elle repassera… J’ai finalement voyagé gratuitement. En ce lundi, étudiants et retraités se partagent les sièges. Salomé va justement à Mende, comme Vanessa, elles étudient toutes les deux le tourisme. « Le vendredi et le dimanche soirs, c’est l’horreur », indique la première. Le train des élèves pensionnaires est plein à craquer. « Je m’organise pour ne pas le prendre à ces horaires, et pour acheter les billets à 1 euro », ajoute-t-elle. Ce programme de la région Occitanie finance les billets de TER (train express régional) afin d’inciter les habitants à le prendre. Vanessa, elle, a opté pour l’abonnement à 60 euros par mois, qui permet aux étudiants de prendre tous les TER de la région. « C’est beaucoup moins cher que d’avoir une voiture. Et puis, le souci sur les routes ici, c’est qu’elles sont étroites et que plein de gros camions y roulent. »

Josette, la soixantaine, a choisi le train pour la même raison. « En vieillissant, j’évite de descendre en voiture quand le temps est mauvais. Aujourd’hui, ils annonçaient de la neige », précise-t-elle. Elle revient de Montpellier, où elle est allée voir ses enfants. Françoise voyage pour la même raison. Et puis, ça ne lui coûte pas cher : « Je suis femme de cheminot ! » À ce titre, elle est bien renseignée sur le sort réservé par la SNCF à la ligne. « Mon mari n’a pas été remplacé quand il est parti à la retraite, regrette-t-elle. Il travaillait à Villefort. Et justement, la gare y est fermée depuis quinze jours parce qu’un agent est malade et qu’il n’y a personne pour le remplacer ! »

Microsoft Word - Photos article cévenolUn des 171 ouvrages d’art (ponts, viaducs et tunnels) de la ligne du Cévenol.

Bientôt, on quitte le Gard pour passer en Lozère, où le blanc hésitant des premières neiges parsème le paysage. Josette est encore du voyage jusqu’à Langogne, 3.000 habitants. Cette fois-ci, un agent tient la gare. Mais le nombre de voies paraît démesuré au regard des quelques trains qui passent chaque jour. « Pourtant ici, avant, il y avait du monde, avec un lotissement de logements de cheminots », se rappelle Josette.

Étape suivante, l’hôtel de ville. « Cette ligne, pour nous, c’est un problème de désenclavement », explique le maire, Guy Malaval, président de l’Association des élus pour la défense du Cévenol. Cheveux gris, physique de randonneur dynamique, il glisse ses longues jambes sous la table et explique : « On est loin de tout. La première autoroute est à plus d’une heure. Pareil pour le TGV. Nous n’avons qu’une nationale à une voie dans chaque sens dans la direction est-ouest. Et la ligne des Cévennes pour aller du nord au sud. Avant, c’était une ligne nationale. Aujourd’hui, avec la suppression des correspondances vers Marseille, elle se retrouve déclassée et cela nous inquiète beaucoup, car cela contribue à vider les trains sur la ligne. »

« On dirait que tout est fait pour que ça ne fonctionne pas normalement »

Scolaires et étudiants dans l’année, touristes à la belle saison, développement des filières bois et agroalimentaires (le territoire est par exemple connu pour ses salaisons) : les besoins et le potentiel sont là. Et puis, au-delà, « c’est une question d’égalité entre tous les citoyens d’avoir accès au réseau de déplacement national », souligne de son côté Gabriel Tonel. Joffrey Martinez, secrétaire de la CGT cheminots d’Alès (Gard), confirme : « Il faut maintenir le service public. On ne peut pas faire un chemin de fer à deux vitesses. »

Guy Malaval, le maire de Langogne.

C’est pourtant le choix qui semble avoir été fait par la SNCF. L’histoire décrite par les défenseurs du Cévenol est la même que pour beaucoup d’autres lignes : le manque d’entretien oblige à ralentir les trains, donc entraîne une baisse de fréquentation, ce qui plaide en défaveur de l’entretien des voies, etc. Joffrey Martinez, conducteur sur le trajet Alès-Nîmes, détaille : « La priorité est donnée à la ligne principale de la région, Avignon-Montpellier-Perpignan. Toutes les lignes autour sont en danger. Par exemple, pour faire des économies d’effectifs, la SNCF envoie les agents d’Alès chargés de l’entretien des voies sur le site de Montpellier. » La ligne des Cévennes a même failli être fermée. Une forte mobilisation locale a permis de la sauver, et l’ex-région Auvergne a financé des travaux, jusqu’en 2015, qui ont permis de la maintenir.

Mais la partie est loin d’être gagnée. Aujourd’hui le trajet Nîmes-Clermont (ou l’inverse) dure cinq heures. « Il y a une trentaine d’années, c’était moins, et pourtant le passage à Nîmes prenait plus de temps car, pour entrer en gare, il y avait un rebroussement obligatoire », assure le syndicaliste. « Sur des portions où la vitesse était auparavant de 70 km/h, la SNCF n’a remonté la vitesse après les travaux qu’à 40 ou 60 km/h », déplore Guy Malaval. « Certains arrêts en gare sont trop longs », regrette aussi Gabriel Tonel.

Microsoft Word - Photos article cévenolLa gare de Langogne.

De son côté, la SNCF semble redoubler d’efforts pour vider les trains. L’impossibilité d’acheter des billets à bord fait baisser la fréquentation officielle. L’achat de billets sur internet semble aussi fait pour dissuader les voyageurs : les utilisateurs rapportent que le site de la SNCF incite à passer par Lyon pour aller de Nîmes à Clermont plutôt que de proposer la ligne des Cévennes. Les billets sont mis en vente bien plus tard que ceux du TGV. « Les guichets ferment un à un, et ceux qui restent n’ouvrent que quelques heures par jour, mais pas au moment où les trains passent, et ils sont fermés le weekend alors que c’est à ce moment qu’il y a le plus de fréquentation », poursuit Gabriel Tonel. « Le service est totalement dégradé, on dirait que tout est fait pour que ça ne fonctionne pas normalement », déplore Guy Malaval. Son association répertorie les incidents sur la ligne : depuis début 2017, on comptabilise douze semaines où les trains ont été remplacés par des bus pour cause de travaux, cinq semaines où le train du soir a été supprimé, sans compter les retards (au minimum deux par semaine) et les suppressions de trains aléatoires pour cause d’« intempéries », « manque de contrôleur », « neige » ou « grève ». En 2015, un éboulement a nécessité une interruption de… six mois. « Si cela s’était passé en région parisienne, cela aurait été réparé en quelques heures, sinon quelques jours », assure le maire.

La région Occitanie assure vouloir perpétuer et investir dans la ligne

La prochaine bataille des associations d’usagers et d’élus se mènera à Villefort (Lozère), dont la gare est menacée de fermeture. Cela ferait un lieu de moins où les trains peuvent se croiser, et donc au minimum 15 minutes supplémentaires de retard en cas d’incident. L’affaire des toilettes de Génolhac (Gard), entretenues par la mairie mais volontairement fermées par la SNCF, a aussi mobilisé les troupes, qui se battent pied à pied pour maintenir un guichet ici, un service par là.

Microsoft Word - Photos article cévenolAffichage en gare de Langogne relayant la mobilisation en faveur de la ligne.

Un espoir d’amélioration, tout de même : la région Occitanie assure vouloir perpétuer et investir dans la ligne. Sur les trois aller-retour journaliers, l’un est reconnu « train d’équilibre du territoire ». L’État a préféré en déléguer la gestion à la région à partir de 2018, et, à ce titre, lui versera une compensation financière pour l’exploiter, et va financer du « matériel roulant » neuf. Les deux autres horaires — ceux du soir et du matin — sont déjà des TER. « Nous voulons rétablir la correspondance à Nîmes vers Marseille », assure Jean-Luc Gibelin, vice-président aux transports de la région Occitanie. Il est d’ailleurs en train de négocier la convention avec la SNCF pour l’ensemble des trains régionaux. L’un des buts affichés est de rouvrir six lignes. De refaire ce qu’a défait la SNCF, en somme. « Il est vrai que nous lui demandons l’inverse de ce qu’elle a été amenée à faire à un moment donné. Ce n’est pas simple. Mais elle est prestataire, et nous sommes le donneur d’ordres », répond-il.

La région Auvergne-Rhône-Alpes (Aura), autre acteur important sur cette liaison, a quant à elle décidé de laisser le leadership à l’Occitanie. « Il n’ont pas fait le choix de développer le rail », comprend Jean-Luc Gibelin. « La ligne cévenole fait partie de notre plan de sauvetage des petites lignes », rétorque le cabinet de son homologue en Aura, la vice-présidente aux transports, Martine Guibert.

La SNCF Occitanie, relancée plusieurs fois par Reporterre, n’a quant à elle pas répondu à nos questions… La région réussira-t-elle à la faire obtempérer, afin d’améliorer le service ? Une première réponse sera apportée en mars, lorsque les négociations entre la SNCF et la région Occitanie aboutiront. Mais, cela ne signifie pas que les amoureux de la ligne des Cévennes n’ont plus qu’à attendre. Même Jean-Luc Gibelin reconnaît que la volonté régionale ne fera pas tout. « Nous comptons sur la mobilisation citoyenne », assure-t-il.

AIDEZ REPORTERRE DANS SON ENQUÊTE SUR LE RAIL

Nous souhaitons réaliser une carte qui recenserait les lignes de chemin de fer qui vont mal : celles fermées récemment, menacées de fermeture, sur lesquelles le service se dégrade, les ralentissements, les retards, les suppressions de trains ou de correspondances sont de plus en plus fréquents. Celles aussi pour lesquelles une bonne rénovation pourrait grandement améliorer les choses.

Pour cela, vous pouvez nous envoyer un courriel à astier(arobase)reporterre.net avec pour sujet [TRAIN]. Ou remplir ce questionnaire en téléchargement, et nous le renvoyer à cette même adresse.

Merci d’avance pour votre aide !

Jan172018

PEPY doit partir !

Le gouvernement doit revoir sa politique ferroviaire …
PEPY doit partir !

Le Président de SNCF est convoqué par la ministre des transports (ex directrice stratégique de la SNCF) pour s’expliquer sur les incidents qui ont émaillé cette fin d’année. La question
de son maintien semble se poser comme un écran de fumée devant les responsabilités
profondes. Pour SUD-Rail, le bilan nécessaire, que doit assumer le Président de la SNCF mais également le gouvernement, va au-delà des événements récents : la catastrophe de Brétigny, le déraillement du TGV en Alsace, conséquences de la fragilisation de la
production et des boucles de rattrapage sont autant de drames qui eux aussi auraient poussé le dirigeant de la SNCF à poser la question de son maintien. Par le passé, des
prédécesseurs sont partis dès que la responsabilité de la SNCF était engagée.
Pour la Fédération SUD-Rail, la cause réelle de ces dysfonctionnements et des conséquences induites sur le trafic réside bien dans la structuration de la SNCF elle-même,
mise en place par la loi du 4 Aout 2014 et par l’absence d’investissement dans le réseau classique au profit du développement irréfléchi de la grande vitesse (logique portée en interne par le Président PEPY depuis de longues années).
Aujourd’hui, avec ces incidents, doit s’imposer le bilan que seule une structuration intégrée et unifiée permet une gestion à court comme à long terme qui soit à même de garantir un
service public ferroviaire de qualité où sécurité et régularité ne sont pas de vains mots…
Le Président PEPY a comme feuille de route des décisions étatiques qui ont précipitées la dégradation du système ferroviaire. Force est de constater qu’il les a assumés mais
également parfois impulsés. Les choix managériaux et organisationnels du Président de la SNCF remettent en cause au quotidien le service public ferroviaire et font souffrir les
salarié(e)s et les usagers. Ses positions pour la destruction de l’entreprise historique unifiée,l’abandon du service public ferroviaire de proximité et du Fret au profit de la route, pour une politique globale tournée vers une logique financière du rail ne peuvent le dédouaner de sa
responsabilité.
Avec plus de 2000 suppressions d’emplois en 2017 (des dizaines de milliers depuis sa prise
de fonction. Le plus grand plan social de la dernière décennie), plus d’une cinquantaine de suicides de salariés de SNCF, des restructurations qui font souffrir les cheminots ; des choix
dictés par la rentabilité qui font baisser la qualité de service ainsi qu’une politique sociale indigne, notamment sur la répression antisyndicale.
Pour la Fédération SUD-Rail, ces éléments ainsi que son rôle dans les choix schizophréniques d’un état avec sa politique d’aménagement du territoire clientéliste et ses
choix politiques contestables (PPP Liséa, CDG express, Lyon-Turin) font partie de son bilan et doivent poser la question de son remplacement. Pour SUD-Rail, Cela doit impérativement
s’accompagner d’un changement d’orientation de la politique ferroviaire du gouvernement pour un service public de proximité permettant un aménagement du territoire au service des citoyens et garantissant l’accès au transport pour tous ainsi qu’une politique plus écologique du transport de marchandises en permettant une vraie relance du fret ferroviaire le tout dans une gestion unifiée de l’ensemble du système par l’entreprise publique historique.

FEDERATION SUD-Rai l – 17 BOULEVARD DE LA LIBERATION 93200 ST DENIS
TEL : 01 42 43 35 75 @ : sud.rail.federation@gmail.com FACEBOOK : @sudrailofficiel
FAX : 01 42 43 36 67 INTERNET : www.sudrail.fr TWITTER : @ Fede_SUD_Rail
FEDERATION DES SYNDICATS DE TRAVAILLEURS DU RAIL
SOLIDAIRES, UNITAIRES, DEMOCRATIQUES
C O M M U N I Q U É D E P R E S S E
Saint-Denis, le 30 décembre 2017

Oct292017

Session décentralisée du 29 mai au 02 juin 2017 à Etretat

 

     Encore une session décentralisée qu’il ne fallait pas manquer !

 

Toujours avec le même procédé de réflexion et de détente, tous les participant(e )s sortent enrichi(e )s de la session. Avec un emploi du temps très chargé, les 4 jours en Normandie sont très vite passés et nous devons remercier toute l’équipe animatrice de la parfaite réussite à tout point de vue dans la réalisation de son programme.

A la cinquantaine de retraité(e )s SUD Rail c’est rajoutée une vingtaine d’actifs de Paris St Lazare en formation, logés dans le même bâtiment et avec nous à tous les repas. Et c’est dès 9h chaque jour, dans le même local que commençaient les différents débats, avec à chaque fois, un militant spécialisé sur le sujet abordé.

Côté Réflexions :

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               30 Mai : CNL             

 

 

 De nombreux participants ont fait connaissance de la Confédération Nationale du Logement et son président Eddie Jacquemart accompagné de Gérard Morel.  C’est Alex Dryburgh du syndicat de Lille qui a animé les débats au sujet des aides qu’apporte la CNL concernant les logements et plus particulièrement les défenses qu’elle propose aux locataires. La CNL se révolte contre les loyers et les charges qui ne cessent d’augmenter. L’offre de logement est indigente et le manque de logements sociaux est scandaleux. Des formes d’habitat précaires se développent et permettent à des propriétaires, marchands de sommeil, de s’enrichir sur la misère des autres. A retenir aussi que les expulsions sont de plus en plus fréquentes, rien qu’en 2015 elles ont augmenté de 24 % et cette tendance est à la hausse. A la SNCF et dans notre région, nous enregistrons des loyers trois fois plus chers que lorsque nous étions actifs ! A différentes reprises des adhérent(e )s nous ont informé de leurs difficultés financières. Des dossiers peuvent être établis. Nous pourrions intervenir et pourquoi pas avec la CLN.

 

 

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Durant toute la session Marie Renée et Gilles Le Loupp ont tenu un stand de souvenirs du Burkina Faso. Comme nous l’avions annoncé à différentes reprises nous sommes engagés à la construction de la 3ème classe dans l’école Primaire de Kouaré et restons persuadés d’atteindre cet objectif.  Gilles nous a lu une lettre touchante de remerciements de Philippe Ilboudo (notre principal correspondant du Burkina). Rappel : il est toujours possible de faire un don avec un chèque à l’ordre de l’UFR SUD-Rail (au dos du chèque « solidarité Burkina) et l’adresser à Fédération SUD –Rail -17, Boulevard de la Libération-93200 St Denis.

 

 

 

 

 

31 mai : « Ecran Total »

 

 

 

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C’est de nombreux débats qu’apporte le collectif « Ecran Total » et ses représentants Claude Carré et Mathieu Amiech présents à notre session. Michel Jacquin est bien placé pour animer les débats. Le collectif met en évidence l’évolution de l’informatisation qui nous concerne tous. Quel progrès y a-t-il dans cette injonction à normaliser, à quantifier, à chiffrer, à informatiser, à ficher ? Comment pouvons-nous nous unir pour refuser les incessantes compromissions qu’on nous demande au travers du management, du fichage généralisé et de l’informatique ? Même les résultats dans les bureaux de vote peuvent être douteux ! Ecran Total nous informe sur la déshumanisation du travail et nous entraine à réflexions sur la disparition de nombreux métiers et la dégradation des relations sociales qu’entraine cette évolution ! Adresse Mail : ecrantotal@riseup.net

 

            4  

     

 

  1er juin : Nucléaire 

 

 

 

Sans aucun doute la matinée de débats la plus impressionnante pour les participants. Philippe Billard était bien placé pour nous en parler puisqu’il a travaillé dans le nucléaire et est maintenant militant pour en sortir Eric Marchiando animait les débats. Nous avons longtemps parlé des risques, des solutions pour en sortir mais aussi des souffrances et des maladies dont en sont victimes les employés. Nombreux travaillent dans des entreprises des sous-traitants et ne sont présents que pour « gagner » leur vie. Non seulement très mal payés, nombreux n’arriveront pas à la retraite.  Les rejets radioactifs des centrales sont censés ne pas être dangereux. Mais à ce jour aucune réelle étude n’est menée. Certaines enquêtes indépendantes ont révélé une augmentation avérée des taux de leucémies autour de La Hague, mais ces résultats ont été attribués au hasard…On décrit souvent la radioactivité naturelle comme dépourvue d’effets sanitaires. Pourtant, le radon (gaz radioactif naturel) est la 2ème cause de cancer du poumon après le tabac. Bien qu’aucune dose ne soit inoffensive, des seuils sont admis par les normes internationales.
L’exposition à la radioactivité artificielle (y compris les essais nucléaires) a induit de nombreux cancers dans le monde. Le Comité européen sur les risques de radiation, annonce le chiffre de 61,1 millions de morts depuis 1945. Nous sommes tous, encore plus convaincus qu’il faut sortir du nucléaire. N’est-il pas honteux à notre époque de se retrouver au travail avec de tels risques pour la santé ? Même les CHSCT ne peuvent intervenir ne serait-ce qu’en application du droit d’alerte ! Nous pouvons même affirmer que les risques des employés dans le nucléaire sont tout aussi importants, si ce n’est plus qu’à l’époque des mines de charbon puisque contagieux. La source radioactive du nucléaire fait également peser un risque sur les descendants des personnes exposées : les enfants à naître présentent plus de problèmes de croissance, de malformations, voire de troubles mentaux.

 

                                                                 

Côté détente :               

Chaque après-midi, nombreux étaient les participants à visiter la côte Normande, et pour commencer l’escalier le plus abrupt pour accéder à la falaise et à la chapelle Notre Dame de la Garde (Fig. 1).

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Et c’est ainsi que nous sommes retournés au sommet de l’autre falaise peut-être plus facile d’accès et avec toujours face à la vaste étendue de la Manche et en compagnie de Goélands. (Fig. 2).

 

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C’est en bus que nous sommes allés à Fécamp et en visite guidée au Palais Bénédectine.

Nous avons longuement suivi et écouté notre guide et devrions nous rappeler de ces trois centres d’intérêts :

.Une collection d’objets d’art religieux des XVème et XVIème siècles, présentés dans une succession de salles néo-gothiques et néo-renaissance tels qu’ils étaient au début du siècle.
. Une galerie d’art contemporain.

. Une distillerie dans laquelle s’élabore la célèbre liqueur*

*Tous les participants ont eu la possibilité de gouter cette liqueur. Très sucrée et assez forte mais qui se boit facilement !… On comprend mieux pourquoi certains sont repartis avec des petites bouteilles achetées en souvenir !…

 

C’est ensuite qu’une balade nous a entrainé sur la digue touristique de Fécamp et jusqu’à la plage. Un seul souci, récupérer tout le monde au bus pour repartir.

http://gp16-prod.crtnmgwww.vm.aiprod.com/pcu/palais-benedictine/fecamp/fiche-PCUNORM00FS0008D-1.html

Différents compte-rendus de ce séjour seront sans aucun doute diffusés. Comme à chaque session un carnet de photographies vous sera également proposé. Les participants remercient tous les bénévoles qui ont parfaitement rempli leur projet. Une note particulière à nos cuisiniers qui nous ont chaque jour proposé des repas de rois !…

 

 

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Comme à Chaque Session, c’est Éric Marchiando qui s’est chargé de tout nous expliquer sur l’évolution des transports SNCF, mais cette fois dans le pays de Caux en Normandie. Avec cette mémoire phénoménale, il n’a pas hésité à nous informer des lignes actuelles tout en précisant les différentes suppressions et les arrêts dans les gares. En détaillant les dessertes anciennes et même les différents projets sur toute la région.

Et c’est ainsi que nous restons convaincus qu’il n’est toujours pas possible de se passer du train et pas seulement en Normandie !

 

                            Une grande région sans voiture.

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    Toute une équipe d’adhérents SUD-Rail en Normandie        

 

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Compte rendu proposé par la section des retraité-e-s

Région des Pays de La Loire.