Notre action au Burkina Faso

Solidarité Burkina Faso

 

Depuis 2011, la Liaison des retraité(e)s SUD-Rail finance par les dons de ses adhérents un projet de construction de 3 classes en dur au Burkina Faso dans un village perdu (Koaré) à plus de 200 kms de la capitale Ouagadougou. Ce pays est un des plus pauvres de la planète et les problèmes de santé, d’accès à l’eau et d’éducation sont importants. Le fort taux de natalité, l’augmentation de la  scolarisation des filles font que les besoins en classes, en enseignants sont énormes et comme en France, les politiques ont toujours été plus préoccupés par leur enrichissement ou celui d’une minorité que par l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la population.

Nous avons depuis l’initiation de cette action construit deux classes, la seconde venant d’être inaugurée en février 2017 en présence d’une délégation de retraités de notre fédération. Cette réussite, une goutte d’eau dans un océan de besoins, est une réalisation concrète de ce que tous ensemble nous sommes capables de réaliser en Solidarité avec un pays pauvre. Solidarité Internationale mais aussi dans notre pays pour des personnes dans le besoin, dans le malheur ou en attente d’un travail, d’un logement ou de papiers, telle est notre devise !

IMG_1022Dans notre quête aux dons, le Syndicat régional de Paris St Lazare est un exemple :

  • tous les congrès, les AG se font en présence d’un stand Burkina, les bénéfices allant à la construction de ces classes,
  • Le syndicat a instauré dès 2013 le versement de un euro une fois par an par adhérent, somme qui semble dérisoire mais qui représente 1000 € par an dans le financement de notre action.

D’autres syndicats versent sur des principes différents, certains ne le font pas et enfin quelques uns sont contre ce projet, c’est leur choix !

Le coût d’une classe est d’environ 9000€ auxquels il faut ajouter 1500€ d’équipement en tables/ bancs, bureau, armoires et fournitures scolaires.

Chaque euro versé est scrupuleusement reversé là-bas pour l’achat des matériaux, pour la main d’œuvre et le transport.

Chaque voyageur se rendant au Burkina pour une visite de l’école, une inauguration finance son voyage et tous les frais relatif à celui-ci.

Sans la participation active du Syndicat de Paris St Lazare, nous n’en serions pas encore à ce stade d’avancement. Ce financement ne concerne pas uniquement les retraité(e)s, les actifs peuvent aussi y participer à titre individuel

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La 3ème classe, c’est pour bientôt ! Vous pouvez y participer en faisant un chèque, au dos Solidarité Burkina à l’ordre de l’UFR SUD-Rail, adressé à la Fédération SUD-Rail , Liaisons Retraités , 17 Boulevard de la Libération, 93200 ST DENIS.

 

DES TRAINS DE FRET…ICI ET MAINTENANT !

 

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Nous étions près de 400 militant-e-s de SUD-Rail réunis le mardi 4 avril dernier à Ambérieu, dans l’Ain. Le choix de ce site était judicieux, car c’est un carrefour ferroviaire de premier ordre, à la jonction des lignes venant du Nord (Paris, Dijon…), allant vers le sud (Lyon, la Méditerranée), ainsi que sur les Alpes, la Suisse et surtout l’Italie. C’est l’axe fret par excellence sur le trajet Lyon-Turin, et de ce fait, il a été très tôt équipé d’un grand triage et d’un dépôt. Mais voilà, c’était avant, avant le libéralisme, les cars Macron, la dérèglementation des transports ; et donc le dépôt est un champ de ruines, le triage fonctionne au ralenti, servant uniquement de relais pour un maigre trafic fret où les privés ont pris le dessus sur l’opérateur historique, et les trois lignes qui se rejoignent, quoi que remarquablement équipées (électrification, garages actifs, installations de contre-sens, bloc automatique) sont hélas très loin d’être saturées. A preuve, lors des différentes interventions, et alors que nous étions à quelque mètres des voies principales, la voix des orateurs n’a été perturbée par aucun passage de trains de fret. On ne peut pas en dire autant du trafic incessant des camions sur les autoroutes environnantes. Seul le trafic TER apporte encore un peu d’animation en gare.

C’est pourquoi il y a urgence à agir pour remettre les trains de marchandises sur les rails sous-utilisés, et ce pour des impératifs économiques, sociaux, écologiques, sans oublier la sécurité que seul le rail peut offrir pleinement. Et ce sans attendre, ni même souhaiter, la réalisation de projets pharaoniques tels le tunnel de base Lyon-Turin, qui ne bénéficierait qu’aux actionnaires privés, pour un coût financier et écologique démesuré et qui ne serait supporté que par les citoyens. Le trafic existe, les installations aussi, alors, où est le problème, sinon le diktat des choix économiques et politiques uniquement guidés par le lobby routier. Des trains sur des rails, ici et maintenant, c’est possible, et c’est nécessaire! C’est ce que nous sommes venus crier avec force et conviction. Merci aux orateurs, tant syndicaux que politiques, merci aux organisateurs de cette journée qui redonne le moral, et un coup de chapeau à Daniel Ibanez, président de l’association contre le tunnel de base du Lyon-Turin, pour son érudition ferroviaire et ses propos lucides et pertinents.

 

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JUSTICE pour EDOUARD !

Environ 2000 personnes se sont réunies devant la gare St Lazare mercredi 15 mars dernier pour rendre un dernier hommage à Edouard, 42 ans, militant SUD-Rail, qui s’est jeté sous un train le vendredi d’avant. Poussé, devrait-on dire, au désespoir par sa hiérarchie SNCF revancharde et criminelle. C’est pour cela que nous étions déjà nombreux sur le même site en octobre 2016 pour lui apporter notre soutien entier et massif lors d’un conseil de discipline scandaleux et biaisé, avec un dossier à charge monté de toutes pièces. C’est lui qui était accusé, harcelé par sa direction parce que soi-disant « il parlait fort, il faisait peur ». Hélas c’est lui qui n’aura pas supporté ce harcèlement incessant, qui devait trouver sa finalité par un déplacement disciplinaire loin de son domicile, de ses collègues de travail, malgré l’avis défavorable du corps médical et notre soutien sans faille, avec l’issue fatale dont la SNCF porte l’entière responsabilité

Parmi la foule, nous étions de nombreux retraités SUD-Rail, de Paris comme de province, venus hurler notre colère, notre dégout, crier « plus jamais ça ! » afin que la peur change de camp. Après une minute de bruit (demande d’Edouard) et de nombreuses prises de parole, cette cérémonie empreinte de douleur et de dignité s’achevait par un jeter de roses sur la voie où la méchanceté d’une direction autiste l’a poussé à mettre fin à ses jours, pendant que les sifflets des rames banlieue exprimaient la solidarité de tous les cheminots présents.

Photos  rassemblement Edouard

https://drive.google.com/file/d/0B8m2p0Ixu8XJb0dwbndBbmRPZzg/view

 

Le billet d’Audrey Vernon  du 17 mars 2017 sur France Inter « Edouard ou la mort d’un cheminot… »

https://drive.google.com/file/d/0B8m2p0Ixu8XJb0dwbndBbmRPZzg/view

 

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NDDL

             BILAN MORAL

NOTRE DAME DES LANDES 2016

–          Météo excellente les 09 et 10 juillet

–          Importante présence militante sur notre stand (environ 25 bénévoles)

–          Nous avons servis environ 1900 repas et vendu 200l de St Emilion Bio

–          Nous avons croisé et débattu avec de nombreux militants d’associations, de syndicats et mouvements politiques

–          Il faut souligner cette année encore la participation financière solidaire du syndicat Sud-Rail de Paris St Lazare d’un montant de 1538 € correspondant à la location d’un fourgon de 20m3, ainsi que du règlement du gazole et des péages d’autoroutes.

–          Une fois de plus notre présence a été remarquée et appréciée par la coordination des opposants au projet de Notre Dame des Landes

 

BILAN FINANCIER

 

RECETTES……………………………11 238,00 €

 

Dont 3000 € de contribution solidaires des syndicats de la fédération Sud-Rail

Dont 600 € de restauration des bénévoles intervenants sur le stand

 

DEPENSES……………………………7019,00 €

 

Nous avons réglé pour le compte de l’ACIPA 30 factures, dont le détail est à la disposition de tous au syndicat de Paris St Lazare

 

BENEFICES…………………………..4219,00 €

 

Dès le 11 juillet et au matin nous avons remis 4000 € en espèces à l’ACIPA et nous leur avons fait parvenir par voie postale le 25 juillet, un chèque d’un montant de 219,00 €.

 

 

Paris le 25 juillet 2016

 

31 mars : grève nationale interprofessionnelle et manifestations !

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Elections départementales 22 et 29 mars 2015

 

Elections départementales : ne pas oublier les enjeux

 

La campagne pour les prochaines élections départementales ne semble pas passionner les foules. Et pourtant les assemblées qui vont être élues gèreront des budgets importants, dans les domaines sociaux, dans l’enseignement (les collèges), l’aménagement …

D’autre part le mode d’élection des assemblées départementales est profondément modifié, ce qui a entraîné un redécoupage de tous les cantons – voyez ci-dessous, en bas de page, l’exposé des nouvelles règles de l’élection et la carte des nouveaux cantons du Var.

A titre de curiosité locale, signalons qu’il n’y a que deux listes en présence dans le canton de Roquebrune sur Argens, et cela dès le premier tour : l’une est UMP, l’autre FN, cette dernière bénéficiant du soutien du maire ex-UMP.

Elections départementales

Exercer pleinement ses responsabilités civiques et électorales

Plus de quatre mille conseillers départementaux doivent être élus les 22 et 29 mars prochains, ceci pour un mandat d’une durée de six ans. De façon exceptionnelle, les élu-e-s seront renouvelé-e-s sur l’ensemble des cantons, récemment redécoupés, et dont le nombre a été réduit de moitié.

Tout indique que, dans un contexte politique agité de colères et de frustrations à la fois démocratiques et sociales, l’abstention risque d’être massive. Le risque est d’autant plus grand que, de façon assez hallucinante, électrices et électeurs sont invité-e-s à se rendre aux urnes alors même que les règles du jeu constitutives de cette élection ne sont pas fixées.

Malgré cela, malgré tout cela, les enjeux demeurent. Enjeux du quotidien, d’une part : les nouveaux conseils départementaux auront des responsabilités, et tout indique que les questions sociales en feront partie ; enjeux politiques : la mise en œuvre des lois paritaires, avec l’élection conjointe d’une femme et d’un homme ; enjeux démocratiques, enfin : en effet, le Front national compte bien pousser ses avancées électorales, avec les conséquences graves que cela risque d’avoir sur l’effectivité des droits et sur l’état des libertés.

Dans ce contexte, à la fois insatisfaisant et dangereux, la Ligue des droits de l’Homme estime que le pire serait de se désintéresser des enjeux et des périls. Elle appelle les électrices et les électeurs à exercer pleinement leurs responsabilités civiques et électorales.

Mais les électrices et électeurs auront parfois bien du mal à exercer leurs responsabilités. En dehors de son opposition à l’extrême droite, et comme elle l’a toujours fait, la LDH ne donne aucune consigne de vote pour les élections. Dans de nombreux cantons l’élection se jouera au second tour à l’issue d’un duel dont l’un des protagonistes aura une étiquette d’extrême droite. Il peut même arriver que la situation de duel se présente dès le 1er tour – ce sera le cas dans une commune varoise, Roquebrune sur Argens.

En effet il n’y a que deux listes en compétition dès le premier tour à Roquebrune : un binôme UMP François Cavallier&Josette Mimouni face à un binôme frontiste Jean-Chrstophe Bertin&Danielle Subtil.

Depuis 2001, Roquebrune, la plus importante commune de son canton a pour maire Luc Jousse, dont la réélection a été difficile en mars 2014 (au 1er tour, il n’avait obtenu que 38,4 % de suffrages exprimés, face à deux listes divers droite totalisant 38,6 % et une liste FN 12,8 %). Luc Jousse a été condamné à une peine d’inéligibilité pour des propos qu’il avait tenus sur les Roms [1]. L’exécution de la peine est suspendue par l’appel. Après avoir démissionné de l’UMP, en janvier, L’article qui suit nous informe qu’il soutient la liste FN pour les prochaines élections

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Départementales 2015 : le maire ex-UMP de Roquebrune Luc Jousse en soutien du FN

 

Le maire de Roquebrune a décidé d’apporter officiellement son soutien aux candidats du Front national pour les élections départementales. Objectif : faire battre le binôme UMP Cavallier-Mimouni.

Luc Jousse aurait-il viré sa cuti ? Démissionnaire de l’UMP mi-janvier, celui qui avait trouvé porte close chez Debout la France aurait-il toqué à celle du FN ? Non. En tout cas, pas encore…

Mais Luc Jousse était pourtant jeudi soir à l’inauguration de la permanence du binôme Front national dans le canton de Roquebrune.

“C’est un grand honneur de vous avoir ici, a-t-il dit à l’adresse de son “nouvel ami” David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus. Mais si je suis à vos côtés, ce n’est pas parce que j’ai adhéré au FN. Je suis là parce que je soutiens Paul Heim”, l’un de ses conseillers municipaux, ex-UMP lui aussi, devenu suppléant du candidat FN Jean-Christophe Bertin.

“C’est un grand travailleur, un adjoint estimé, reconnu, a-t-il poursuivi au sujet Paul de Heim. Avec David, on a convenu que pour combattre Cavallier et Mimouni (le binôme investi par l’UMP, ndlr), il était le plus efficace.”

 

Face au FN, il suffit d’ouvrir les yeux

 Par Renaud Dély

 

Racistes, antisémites et homophobes, les candidats lepénistes dévoilés par “l’Obs” sont à l’image d’un parti d‘extrême droite dont la nature n’a pas changé.

 

Ils sont racistes, antisémites, homophobes, et pour beaucoup, les trois à la fois. Ils sont candidats du Front national aux élections départementales des 22 et 29 mars. Et ils sont des dizaines à professer publiquement jour après jour de telles attaques et insanités qui visent à détruire la République.

En publiant cette semaine les propos et écrits de nombreux candidats frontistes, c’est une oeuvre de salubrité démocratique à laquelle se livre “l’Obs”, grâce à l’aide d’un collectif d’étudiants et de chercheurs baptisé l’Entente. L’opération de maquillage et de dissimulation engagée par Marine Le Pen depuis quatre ans qu’elle a repris les rênes de l’entreprise familiale frontiste s’écroule : non, le Front National n’a pas changé. Il reste un parti foncièrement anti-républicain, raciste, antisémite, mû par la haine de l’autre dès lors qu’il lui apparaît “différent”.

Bien sûr, Marine Le Pen et ses acolytes vont, comme toujours, hurler au complot, fustiger l’acharnement du “système” et dénoncer la “police de la pensée” dont leurs pauvres ouailles seraient victimes… Piètre défausse. Car pour démasquer le vrai visage des candidats lepénistes, il n’est nul besoin de les épier, de s’infiltrer dans leurs cerveaux, de lire dans leurs pensées, ou d’aller les traquer jusque dans leur vie privée. Non, il suffit de consulter leurs profils Facebook et de lire leurs tweets.

Il ne s’agit là que de propos publics, jetés en pâture et accessibles à tous. Oui, Internet et les réseaux sociaux sont décidément des outils formidables tant ils révèlent les convictions et les sentiments, bref, la vérité de chacun d’entre nous.

 

La vraie nature du FN n’a pas changé

Rappelons en outre que les nombreux cas révélés par “l’Obs” et l’Entente ne concernent pas de simples citoyens ou électeurs. Ce sont tous des candidats du parti d’extrême droite, investis par la direction du FN, et qui militent ouvertement pour la victoire de leurs idées et l’accession, un jour, de Marine Le Pen à l’Elysée. Celle-ci tente de grimer la devanture frontiste pour en faire un parti républicain présentable. Comment expliquer dès lors que l’on y trouve autant de candidats racistes, nostalgiques de Pétain et du régime de Vichy, viscéralement homophobes ou antisémites ?

Pendant que beaucoup d‘observateurs sont obnubilés par le ravalement de façade du FN, ses cadres, eux, connaissent l’arrière-boutique frontiste. Ils ne se trompent pas et savent pourquoi ils militent dans ce parti aux côtés de Marine Le Pen. Pire encore, “l’Obs” a pris soin de joindre tous ces candidats et nombre d’entre eux ne voient d’ailleurs pas où est le mal quand on les confronte à leurs propos ou écrits hostiles aux immigrés, vomissant les musulmans, ou injuriant Christiane Taubira…

Marine Le Pen cherche à tromper les électeurs et on ne peut que déplorer que le nombre de commentateurs, et de journalistes, qui se sont laissé prendre à ce piège ces dernières années. Pendant que les naïfs se passionnent pour les élucubrations médiatiques de l’omniprésent Florian Philippot sur les sujets sociaux, le rôle de l’Europe ou l’avenir de la monnaie unique, la vraie nature du FN, elle, n’a pas changé. Ce parti est mû par un projet et porté par des candidats qui rêvent d’abattre la République, celle que leurs ancêtres appelaient la “Gueuse”.

Le danger se précise. La menace monte. Pour comprendre, connaître, combattre, et ainsi échapper au pire, lisez ce que disent et pensent vraiment les candidats du FN. Il y a urgence.

 

Effacer la honte du 19 mars 1962 !

Béziers : Robert Ménard veut “effacer la honte du 19 mars 1962”

 

Par Paul Laubacher le Midi Libre

 

Le maire de Béziers débaptise la rue du 19-mars-1962, au profit d’Hélie Denoix de Saint-Marc et lance “l’Algérie, c’est notre paradis”.

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Le symbole est double et la tentative simple : “effacer” l’histoire. Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, a officiellement donné samedi 14 mars à une rue le nom d’Hélie Denoix de Saint-Marc, un militaire, résistant, qui avait pris part au putsch des généraux.

Ironie : la rue qui est devenue “rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc” était la “rue du 19 mars 1962”, date des accords d’Evian qui mirent fin à la guerre d’Algérie, rapport le “Midi-Libre”.

Déjà en juillet le maire de Béziers Robert Ménard, sur la ligne du Front national, avait rendu hommage à l’OAS, l’Organisation de l’armée secrète.

“Un acte anti-républicain”

Une manière, pour Robert Ménard, d'”effacer la honte du 19 mars 1962″ et de “saluer la mémoire d’un héros français”. Une vraie réécriture de l’histoire qui a été approuvée le 11 décembre dernier en conseil municipal.

Et les propos du maire de Béziers “vont droit au cœur des nostalgiques de l’Algérie française”, fait savoir le “Midi-Libre”. Le Cercle algérianiste et les réseaux identitaires comme la Ligue du Midi, Riposte laïque, Euro Jihad ou encore l’Adimad qui désirait ériger une stèle dédiée à l’Organisation armée secrète (OAS) au cimetière de Marignane en 2005  sont ravies. Et ont annoncé leur présence aux côtés de Robert Ménard ce samedi.

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Contester cette date du 19 mars 1962 est un acte anti-républicain”, commente sur France info Roger Hilèlle, du collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée.

L’édile a beau vouloir se défendre de toute nostalgie de l’Algérie française, des syndicats et des associations ont appelé à manifester samedi 14 mars à 14 heures “contre les nostalgiques de l’OAS et du colonialisme”, rapporte “L’Humanité“.

Ménard facho, Ménard assassin!”

“L’Algérie, c’est notre paradis. Demandez à nos compatriotes ce que furent les jours après le 19 mars”, lance Robert Ménard, qui s’est exprimé au cours d’une cérémonie qui a eu lieu devant environ 2.000 à 2.500 personnes, explique l’AFP. Il y avait toutefois 500 opposants, qui ont hué l’élu aux cris de “Ménard facho, Ménard assassin!”

“Non, je ne veux plus que nous soyons dans la repentance, je veux dire notre vérité à ceux qui armaient le bras des assassins des harkis, aux bourreaux qui nourrissent encore une haine de la France”, affirme le maire de Béziers.

“Pour nos frères musulmans, il ne faut pas occulter la réalité de notre histoire, Hélie de Saint-Marc était de ceux qui pouvaient mourir pour des idées, pour eux”, déclare Robert Ménard, qui a achevé son discours sous les acclamations de ses partisans, qui scandaient “Algérie française”.

Ils ont ensuite entonné “Le Chant des Africains”, un chant militaire repris pendant la guerre d’Algérie par les Pieds-Noirs et les partisans de l’Algérie française.

“La nostalgie n’apportera rien de bon”

Né à Bordeaux en 1922 et mort à La Garde Adhémar (Drôme) en 2013, Hélie Denoix de Saint-Marc, résistant, fut déporté à Buchenwald. En avril 1961, il fit le choix de l’Algérie française et participa au putsch des généraux à la tête du 1er REP (Régiment étranger de parachutiste). L’opération échouera et lui se constituera prisonnier. Il sera condamné à dix ans de réclusion et effectuera cinq ans de prison avant d’être gracié par le général De Gaulle.

Réhabilité en 1978, il publie en 1995 une autobiographie et multiplie les conférences. Il avait été élevé en novembre 2011 au rang de Grand Croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy.

L’initiative de Robert Ménard a forcément suscité la réprobation du Premier ministre Manuel, Valls, qui a jugé, en visite en Bretagne, que “la nostalgie, et notamment la nostalgie de l’Algérie française, n’apportera rien de bon”. Selon lui :

Aujourd’hui, on a besoin de regarder l’avenir avec de l’optimisme et le Front national n’aime pas la France”.

 

Le Front national a de son côté défendu le maire de Béziers. «Total soutien à Robert Ménard pour l’hommage qu’il rendra ce jour au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc contre la révision de l’histoire», a ainsi écrit sur Twitter Louis Aliot, vice-président du parti.

 

Nos copains de Solidairesbiterrois étaient présent à Béziers parmi les opposants.

Voyage au Burkina Faso (du 14 au 22 février 2014)

Rédactrice Anne

 Le pays des hommes intègres

 

Vendredi 14 février

Départ de l’aéroport de Paris RCG de la délégation cheminote accompagnée de Daniel Boule : Michel Valadier, Eric Marchiando, Georges (dit Jojo) Larrieu, Rémi Florenty, Henri Duclut et Anne Rasse (instit retraitée)

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Arrivée à Ouagadougou, capitale et plus grande ville du pays avec une population de plus d’un million d’habitants. C’est la saison sèche, il fera chaud et le vent de poussière (l’harmattan) soufflera sûrement. Nous sommes accueillis par Elise et Philippe Ilboudo (Burkinabés et membres de l’association de Jumelage) et par Gilles et Marie Renée Leloup et Claudine Rocher (membres de l’association de Jumelage). Ils nous conduisent au « Moringa » centre d’hébergement et de conférences, pas loin de chez eux et où nous passerons la nuit.

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Samedi 15 février

Petit déjeuner chez Elise et Philippe où l’on retrouve Gilles, Marie Renée et Claudine qui seront avec nous pendant tout le séjour et de Madi (Burkinabé ami de la famille Ilboudo)

Perso 342Après un tour en ville afin de prendre des francs CFA et un repas (riz, choux, viande) chez Elise et Philippe, nous partons pour Koaré, un village de 2000 habitants à l’est de Ouagadougou, à 15 kms de Fada N’Gourma. Un bus avec chauffeur  (Cyril) a été loué pour l’occasion et payé par notre délégation. Jacqueline et Virginie qui sont chargées de l’intendance et des repas sur place nous accompagnent également. Nous partons donc à 10 personnes pour un voyage de 4 heures sous un soleil torride, il fait 38°.

On emprunte une route goudronnée (N4) qui passe par Koupéla jusqu’à Fada N’Gourma puis la R 10 vers le sud et les derniers Kms se font sur une piste en terre rouge. Fada se situe à220Kms de Ouagadougou.

Perso 188Arrivée à la nuit tombante à Koaré (il fait nuit vers 18h). Nous sommes accueillis par des dizaines de motos phares allumés et klaxons qui nous escortent jusqu’à notre lieu d’hébergement dans le village. A notre descente de bus nous sommes acclamés par les habitants qui nous font une haie d’honneur digne d’un chef d’état, nous serrons les mains d’enfants, d’hommes et de femmes, heureux de nous voir et qui nous souhaitent une « bonne arrivée ». Nous nous installons dans les quatre pièces vides d’un bâtiment en dur (qui était destiné aux enseignants qui ne l’occupent pas) sur des matelas à même le sol.  Nous sommes ensuite invités à danser avec les gens du village au rythme des tambours et allons saluer le chef qui est présent.

Coucher vers 22h30 après avoir mangé, bu de la Brakina (bière du Burkina) palabré au clair de lune et serré encore des mains.

Perso 183 Lire la suite »

Kaoré : Burkina Faso

 

La liaison retraité(e)s lançait en juin 2011 lors de la semaine décentralisée de Massevaux, une souscription pour la construction d’une classe dans un petit village du Burkina Faso, le village de Kaoré.

Vous avez été régulièrement informé par le journal Le Lien de l’évolution de ce projet.

Deux ans après cette initiative, des retraités, des syndicats, la Fédération, ont par leur participation permis de construire cette classe « en dur » , ouverte à des élèves de CP depuis le 1er octobre 2013.

Vendredi 14 février, une délégation de retraités s’est rendue au Burkina pour inaugurer cette classe.

 

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Chaque retraités à pris en charge le coût de son voyage (vol, hébergement…) .

La délégation est porteuse d’une somme de 3000 € alloué par la fédération, votée par la majorité des syndicats lors du dernier conseil fédéral.

Cette somme sera exclusivement consacrée à l’équipement de cette école du village de Kaoré : matériels scolaires, livres, amélioration des classes existantes…