31 mars : grève nationale interprofessionnelle et manifestations !

2016_-_03_-_28_-_solidaires_greve_interpro_5

Effacer la honte du 19 mars 1962 !

Béziers : Robert Ménard veut “effacer la honte du 19 mars 1962”

 

Par Paul Laubacher le Midi Libre

 

Le maire de Béziers débaptise la rue du 19-mars-1962, au profit d’Hélie Denoix de Saint-Marc et lance “l’Algérie, c’est notre paradis”.

images

Le symbole est double et la tentative simple : “effacer” l’histoire. Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, a officiellement donné samedi 14 mars à une rue le nom d’Hélie Denoix de Saint-Marc, un militaire, résistant, qui avait pris part au putsch des généraux.

Ironie : la rue qui est devenue “rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc” était la “rue du 19 mars 1962”, date des accords d’Evian qui mirent fin à la guerre d’Algérie, rapport le “Midi-Libre”.

Déjà en juillet le maire de Béziers Robert Ménard, sur la ligne du Front national, avait rendu hommage à l’OAS, l’Organisation de l’armée secrète.

“Un acte anti-républicain”

Une manière, pour Robert Ménard, d'”effacer la honte du 19 mars 1962″ et de “saluer la mémoire d’un héros français”. Une vraie réécriture de l’histoire qui a été approuvée le 11 décembre dernier en conseil municipal.

Et les propos du maire de Béziers “vont droit au cœur des nostalgiques de l’Algérie française”, fait savoir le “Midi-Libre”. Le Cercle algérianiste et les réseaux identitaires comme la Ligue du Midi, Riposte laïque, Euro Jihad ou encore l’Adimad qui désirait ériger une stèle dédiée à l’Organisation armée secrète (OAS) au cimetière de Marignane en 2005  sont ravies. Et ont annoncé leur présence aux côtés de Robert Ménard ce samedi.

images.jpeg 1

Contester cette date du 19 mars 1962 est un acte anti-républicain”, commente sur France info Roger Hilèlle, du collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée.

L’édile a beau vouloir se défendre de toute nostalgie de l’Algérie française, des syndicats et des associations ont appelé à manifester samedi 14 mars à 14 heures “contre les nostalgiques de l’OAS et du colonialisme”, rapporte “L’Humanité“.

Ménard facho, Ménard assassin!”

“L’Algérie, c’est notre paradis. Demandez à nos compatriotes ce que furent les jours après le 19 mars”, lance Robert Ménard, qui s’est exprimé au cours d’une cérémonie qui a eu lieu devant environ 2.000 à 2.500 personnes, explique l’AFP. Il y avait toutefois 500 opposants, qui ont hué l’élu aux cris de “Ménard facho, Ménard assassin!”

“Non, je ne veux plus que nous soyons dans la repentance, je veux dire notre vérité à ceux qui armaient le bras des assassins des harkis, aux bourreaux qui nourrissent encore une haine de la France”, affirme le maire de Béziers.

“Pour nos frères musulmans, il ne faut pas occulter la réalité de notre histoire, Hélie de Saint-Marc était de ceux qui pouvaient mourir pour des idées, pour eux”, déclare Robert Ménard, qui a achevé son discours sous les acclamations de ses partisans, qui scandaient “Algérie française”.

Ils ont ensuite entonné “Le Chant des Africains”, un chant militaire repris pendant la guerre d’Algérie par les Pieds-Noirs et les partisans de l’Algérie française.

“La nostalgie n’apportera rien de bon”

Né à Bordeaux en 1922 et mort à La Garde Adhémar (Drôme) en 2013, Hélie Denoix de Saint-Marc, résistant, fut déporté à Buchenwald. En avril 1961, il fit le choix de l’Algérie française et participa au putsch des généraux à la tête du 1er REP (Régiment étranger de parachutiste). L’opération échouera et lui se constituera prisonnier. Il sera condamné à dix ans de réclusion et effectuera cinq ans de prison avant d’être gracié par le général De Gaulle.

Réhabilité en 1978, il publie en 1995 une autobiographie et multiplie les conférences. Il avait été élevé en novembre 2011 au rang de Grand Croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy.

L’initiative de Robert Ménard a forcément suscité la réprobation du Premier ministre Manuel, Valls, qui a jugé, en visite en Bretagne, que “la nostalgie, et notamment la nostalgie de l’Algérie française, n’apportera rien de bon”. Selon lui :

Aujourd’hui, on a besoin de regarder l’avenir avec de l’optimisme et le Front national n’aime pas la France”.

 

Le Front national a de son côté défendu le maire de Béziers. «Total soutien à Robert Ménard pour l’hommage qu’il rendra ce jour au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc contre la révision de l’histoire», a ainsi écrit sur Twitter Louis Aliot, vice-président du parti.

 

Nos copains de Solidairesbiterrois étaient présent à Béziers parmi les opposants.

Association adda – Nantes

Un lieu participatif, à la fois épicerie bio et atelier de recyclage, pour « restaurer » le monde de demain

par SideWays

C’est un lieu plein d’utopies concrètes mais difficilement définissable. On y vend très peu cher des produits bio et locaux. On y partage un café ou un repas. On s’active dans des ateliers pour cuisiner d’abondantes quantités de fruits et légumes recyclés, ou réparer un vélo. On y échange des vêtements, on y prête du matériel de bricolage. Autant de services regroupés dans un même lieu, à Nantes, animé par l’association Aujourd’hui, restaurons demain (Adda). Elle fonctionne avec des principes d’autogestion, sans salarié, et en indépendance financière. Un reportage multimédia de Side-Ways.

L’association Aujourd’hui, restaurons demain (Adda), c’est une épicerie où l’on trouve des produits bio et locaux à des tarifs raisonnables, et aussi de la nourriture gratuite récupérée au MIN, le Rungis nantais. C’est un lieu où l’on peut boire un café, donner ou prendre des objets, partager un repas, participer à des ateliers de cuisine ou de réparation de vélo.

L’Adda, c’est un local de quartier où l’on peut emprunter du matériel de bricolage, des machines à coudre, où l’on peut s’échanger, donner et prendre des vêtements, proposer des activités, se renseigner sur des thématiques environnementales. L’Adda, c’est un local de quartier où chacun peut prendre ses marques et, en fonction de ses envies, agencer, changer, adapter, proposer, créer sur tous les sujets.

L’Adda, ce sont des gens qui vous font confiance. Qui ne vérifient pas que vous avez payé exactement ce que vous avez acheté. Qui vous laissent gérer tout ce que vous souhaitez. Qui vous encouragent dans vos projets et vous aident à les réaliser. L’Adda, c’est un lieu créé par les habitants, pour les habitants, qui fonctionne sans salarié et sans participation obligatoire, et qui est indépendant financièrement.

Au début des années 2000, Xavier prend conscience des problèmes de ressources puis se renseigne sur tout ce qui y est lié : pic de pétrole, contrainte carbone, changement climatique, etc. Il en parle autour de lui, à sa famille, ses amis. Avec Claire, sa compagne, ils ressentent le besoin d’agir concrètement pour aider à la prise de conscience environnementale et aux changements de pratiques. Ils réunissent leurs amis et créent l’Adda : Association pour le développement durable par l’alimentation [1]

« Ce n’était pas l’idée de faire du prosélytisme, c’était de mutualiser nos énergies, nos savoir-faire, nos connaissances pour aller dans une autre direction avec ceux qui le souhaitent »

Depuis, l’Adda a beaucoup évolué : elle est devenue une association de quartier bien implantée avec près de 300 membres. De nombreux projets y sont nés, certains ont avorté, d’autres ont grandi, mûri. Aujourd’hui, l’Adda existe, elle a fait ses preuves. Elle a prouvé qu’il était possible d’avoir un lieu qui fait toutes ces choses, si simples quand on y pense, mais si rares dans la réalité. Cela ne s’est pas fait sans heurts, sans conflits, sans doutes, c’est une aventure humaine avec tout l’humain que cela comporte.


 

Manif du 1er Octobre

Les Retraités SUD-Rail vous appellent à descendre dans la rue

le 1er Octobre 2013

Rassemblement à Paris  Montparnasse à 13h00

Place Raoul Dautry

Pour défendre nos revendications spécifiques et dire STOP à toutes les attaques que nous subissons.

Les organisations de retraités cheminots CGT, UNSA, SUD Rail, CFDT, FGRCF se sont rencontrées et ont décidé cette journée d’action car les réponses que nous attendons ne sont toujours pas satisfaites.

Pour rappel,  pour les retraités Cheminots :

=>Relèvement substantiel du Minimum de pension

=> Retour au paiement  « trimestriel à échoir » des pensions à l’échéance de janvier 2014

=>Relèvement à 60%, sans conditions de ressources, avec application immédiate de la pension de réversion

=>Prise en compte dans toutes les pensions, des ¼ de gratifications d’exploitation et de vacances intégrées dans le salaire liquidable en 2009, 2010, 2011

=>Prise en compte, dans toutes les pensions liquidées de la deuxième moitié de la prime de travail contenus dans la PFA et intégrée dans le salaire liquidable en 2009

=>Prise en compte, dans toutes les pensions de la majoration uniforme de 5 € de la prime mensuelle de travail

=>Attribution du 10ème échelon (8ème pour les ADC, 7ème pour les agents en service discontinu) à tous les retraités qui ont cessé leurs fonctions au 1er janvier 2008 et qui remplissaient les conditions requises.

En tant que cheminots et en soutien à nos camarades actifs :

=>Pour nous opposer à une réforme ferroviaire dont le but n’est pas de revenir à l’unicité de l’entreprise mais au contraire de la casser et de sortir les cheminots de l’NFRA du « Statut »

=>Pour dénoncer l’ouverture à la concurrence qui risque de se poursuivre avec demain les régions qui vont pouvoir gérer directement les Transports Régionaux

=>Pour le maintien et l’amélioration de nos Facilités de Circulation

=>Pour dire NON aux restructurations permanentes qui ne servent qu’à affaiblir les collectifs de travail

=>Pour dire NON aux détériorations des conditions de travail qui entrainent plus de maladies professionnelles et des suicides parmi nos anciens Camarades

Avec tous les travailleurs qui sont visés par des mesures injustes :

=>Disons NON à la réforme du régime de retraite qui fait payer plus le monde du travail que les patrons

=>Non à l’augmentation des cotisations

=>Non à l’allongement de durée de cotisation parce que cela pousse les gens à se tourner vers des retraites par capitalisation et ainsi affaiblit le système par Répartition

=>Les Assureurs privés se frottent les mains

=>Il faut imposer au gouvernement de prendre l’argent où il est : jamais les profits et les dividendes n’ont été aussi élevés

=>La fraude fiscale représente ¼ du déficit des régimes de retraite.

En tant que citoyens : les mesures gouvernementales s’attaquent au monde du travail

=>Augmentations des Impôts, de la TVA au 1er janvier 2014

=>Augmentation de l’Electricité, du Gaz, de l’Eau, des Assurances, etc.

=>Un Accord National Interprofessionnel (ANI) de janvier 2013 qui va faciliter les licenciements. « Un accord historique » selon Mme Parisot du Medef

Il faut que le monde du Travail arrête ce gouvernement qui fait tout pour ressembler au précédent. En manifestant le 1er Octobre, nous ferons un 1er pas dans ce sens.

Pour donner plus de forces à ces idées vous  voterez pour la liste SUD-Rail aux Elections au CA de la CPRP  du 29 Octobre 2013. Nos Militants sont aux  cotés des retraités dans les quartiers et dans les Associations.  Vous pouvez leur apporter votre confiance.

Accident de Brétigny

2013 - 7 - 15 - Après Bretigny-couleur- Copie

1

Après le dramatique accident de Brétigny, des questions doivent être posées

L’état actuel du réseau ferroviaire est dangereux pour la sécurité

Les alertes auprès des « responsables » n’ont pas manqué. SUD-Rail, mais aussi d’autres organisations syndicales, ont cité de multiples exemples en Conseil d’Administration, en Comité Central d’Entreprise, en Comité National d’Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail. Les équipes syndicales locales ne cessent de faire de même. Plusieurs études institutionnelles ont confirmé le caractère alarmant de cette situation.
Pourtant, quelques jours avant l’accident de Brétigny, le Président de la SNCF soutenait son « plan stratégique Vision 2020 » qui prévoit d’accroître encore la productivité des cheminot-es chargé-es de la maintenance des infrastructures !
Les « responsables », et notamment le Président de la SNCF, vont-ils en tirer les conclusions utiles ?

  •   Reconnaître leurs responsabilités dans la dégradation globale de l’état de sécurité du réseau ferroviaire.
  • Suspendre toutes les restructurations qui dégradent considérablement les conditions de travail et qui, par exemple, ne permettent plus aux cheminot-es de travailler correctement.

La fédération SUD-Rail exige que ces « responsables » assument leurs responsabilités.

Exploitation et infrastructure ferroviaires sont totalement liées
Or, depuis la casse de la SNCF par la création de RFF en 1997 jusqu’en 2012, tous les « responsables » ont affirmé le contraire. L’actuel Président de la SNCF, notamment, était l’un des principaux défenseurs de la séparation entre Gestion de l’Infrastructure et Exploitation Ferroviaire. La fédération SUD-Rail a combattu ce choix dès l’origine en expliquant que, pour un mode de transport guidé comme le chemin de fer, cette organisation est dangereuse pour la sécurité des circulations.
Depuis vendredi soir, tous ces « responsables », à commencer par le Président de la SNCF, ne parlent que d’infrastructure ferroviaire pour expliquer le très grave accident d’exploitation ferroviaire qui vient de se produire…
Les « responsables », et notamment le Président de la SNCF, vont-ils en tirer les conclusions utiles ?

  • Cesser d’expliquer que la prochaine Loi ferroviaire doit instituer 3 entreprises, alors qu’il faut un service public ferroviaire unifié, rassemblant dans la même entreprise la Gestion de l’Infrastructure et l’Exploitation Ferroviaire.
  •   Arrêter immédiatement l’éclatement par activités orchestré par la direction SNCF et mettre en place une Direction transverse forte, commune aux services d’exploitation ferroviaire et de gestion de l’infrastructure.

La fédération SUD-Rail exige que ces « responsables » assument leurs responsabilités. Lire la suite »

Vie de l’interpro

L’austérité à la SNCF, mais pas pour tout le monde.

La Cour des Comptes, dans un rapport du 12 février sur le budget communication de la SNCF, dénonce « des opérations  dispendieuses,  des  marchés irréguliers… » et pointe particulière ment le séminaire de 4 jours à Tanger en septembre 2011 pour 600 cadres qui a coûté 2,7 millions d’euros, soit près de 4 300 € par personne. Il faut dire qu’avec des diners à 314 €, une visite privée du port à 60 300 €, l’addition grimpe vite ! On est bien loin des recommandations des 300 € par jour et par personne.
Bien sûr, pour un tel choix, la SNCF s’est  dispensée  d’un  appel  d’offres, sous prétexte « d’urgence impérieuse » pour cet événement décidé près de 6 mois avant.
Tous les administrateurs salariés étaient à Tanger. Tous ? Non, il manquait l’administrateur SUD-Rail.

Cahier revendicatif des retraité-es Solidaires.

L’UNIRS, Union Nationale Interprofessionnelle  des  Retraités  Solidaires, s’est réunie pendant 2 jours pour faire avancer  son  cahier  revendicatif  qui comporte maintenant 9 parties, place du bénévolat dans la société et engagement important des retraités dans le bénévolat,  le  retraité  consommateur,  le pouvoir d’achat des retraités, le logement des personnes retraitées, la santé des personnes retraitées dont la protection  des  personnes  vulnérables,  l’accompagnement et l’aide à l’autonomie, la protection juridique, la tutelle et la curatelle, la fin de vie.

La  promesse  électorale  de  F.  Hollande de séparer les banques de dépôts et d’affaires.

Elle n’est pas tenue dans le projet actuel de « loi de séparation et de régulation des activités bancaires » qui laissera  le  système  bancaire  français dans la même situation de risque qu’au début de la crise. Une campagne démarre avec Attac et le collectif Pôle Public Financier.

L’accord national interprofessionnel Medef, CFDT,  CFTC

Il institutionnalise la précarité, instaure une super flexibilité,  généralise  l’accord  compétitivité/emploi,  élimine  les  obligations légales du licenciement économique, limite la prime de licenciement, réduit les délais de recours contre les licenciements économiques… et le gouvernement PS-EELV va transformer en loi cet accord minoritaire ! Tous les adhé-
rents  doivent  faire  connaître  l’argumentaire.  Un  tract  imprimé nationalement appellera aux manifestations du 5 mars. Les secteurs professionnels  ont  fait  part  de  leurs actions qui ont besoin de soutien moral et financier : les grèves à PSA Aulnay et  Renault,  à  Sanofi  et  Goodyear Amiens, à Virgin, à l’Education nationale et la Fonction publique…

Menaces sur le pouvoir d’achat des pensions.

Des discussions sur l’équilibre des retraites complémentaires du privé qui nécessite 6 milliards d’euros à l’horizon 2017. Elles portent sur des dispositifs très dangereux qui seront ensuite étendues aux pensions de bases. Patronat  et  gouvernement  excluent  toute hausse  de  cotisation,  que  demandent toutes les organisations syndicales, et orientent les réflexions sur les économies, essentiellement une évolution des pensions inférieure à l’inflation, de 1,5 point en 2013 puis de 1 point pendant les 4 années suivantes : un recul de 5,5 points par rapport à l’inflation. Cela représentera 3,9 milliards qui sortiront de la poche des retraités. Quand on sait que les pensions alignées sur l’inflation ont perdu 17% par rapport au salaire moyen, faire encore moins mènera à des situations dramatiques pour beaucoup.

Le 23 mars, les retraités aussi seront dans les manifestations.

Communiqué de presse de l’UNIRS

Les organisations syndicales nationales CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires appellent les salariés en activité, les chômeurs, les jeunes en formation et les retraités à agir ensemble le 23 mars.
Pour l’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS), cet appel unitaire à une action nationale interprofessionnelle est une bonne chose ; il doit répondre à l’urgence sociale que nous connaissons, à la nécessité d’une réponse massive aux attaques patronales et gouvernementales et aux besoins de fédérer les luttes éparses et
difficiles menées dans certains secteurs et certaines entreprises.
L’UNIRS appelle plus particulièrement les personnes retraitées à manifester partout le mardi 23 mars dans l’unité pour faire aboutir les revendications portées par la majorité de la population qui souffre des politiques appliquées depuis de trop nombreuses années.
Prioritairement, l’UNIRS estime que ce n’est pas aux victimes de « la crise » d’en payer le coût, alors que celles et ceux qui en sont à l’origine, et particulièrement les banques, l’industrie financière et les capitaux spéculatifs continuent de fructifier en utilisant les fonds qui leur ont été avancés par les gouvernements. L’urgence est bien à une régulation financière réelle et efficace qui mette un coup d’arrêt à la financiarisation croissante de la société et qui permette à la démocratie politique de retrouver ses capacités d’intervention.
C’est alors à un autre partage des richesses qu’il faudra recourir, en réduisant la part que s’attribuent les actionnaires au détriment des investissements productifs et à l’encontre des moyens de vie et de subsistance de parts croissantes de la population dans les pays du Nord comme du Sud. Ainsi seront libérés des fonds qui permettront d’améliorer le pouvoir
d’achat de très nombreux chômeurs, jeunes, actifs et retraités.
Un autre partage des richesses résultera tout à la fois d’une autre répartition des revenus dans les entreprises et par des réformes fiscales, tant nationales qu’internationales, qui taxent effectivement les plus-values et les profits, qui suppriment les avantages fiscaux accordés partout aux capitaux mobiles, aux entreprises multinationales et aux particuliers les plus riches. Une telle politique libérera des fonds pour financer la protection sociale, l’assurancemaladie, la politique familiale et les retraites. Elle ouvrira une période de revitalisation des services publics utiles à la population et à l’économie.
L’UNIRS, comme l’Union syndicale Solidaires, continue de revendiquer aussi un autre partage du temps de travail, en supprimant les heures supplémentaires souvent non payées, les suppressions d’emplois non remplacées, les cadences insupportables, pendant que d’autres sont sans emploi ou subissent des temps partiels invivables. Ce sera aussi une des
raisons de s’opposer à la nouvelle tentative de reculer encore l’âge de départ en retraite.

Le 24 février, les Retraité-e-s seront dans la rue

Les Unions syndicales de retraité-e-s CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires,et la FGR-FP appellent à manifester dans toute la France, le 24 février, pour la revalorisation des pensions.

Régime général, fonctionnaires, régimes spéciaux, tous les retraité-e-s subissent :

  • les effets des contre-réformes des retraites,
  • l’insuffisance de la revalorisation des pensions,
  • les nombreuses hausses qui amputent toujours plus le pouvoir d’achat (franchises médicales, forfait hospitalier, prix alimentaires, etc).

Sur 14 millions de retraité-e-s, 4 millions ne perçoivent que 580 euros par mois …
Plus d’un million de retraité-e-s, dont une majorité de femmes, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le minimum vieillesse concerne 600.000 personnes. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) à 677 euros par mois est toujours en dessous du seuil de pauvreté.

Les moyens financiers existent : des milliards trouvés en quelques jours l’an dernier pour « sauver » les banques ; la fraude fiscale ; le bouclier fiscal pour protéger les plus riches ; les bénéfices qui s’accumulent (y compris dans les entreprises qui licencient) ; les exonérations decotisations sociales accordées aux employeurs, sans contreparties en matière de créations d’emplois, et qui sont autant de recette absentes
pour les budgets de la Sécurité sociale. etc.
La retraite, ce n’est pas une aide, une aumône, un secours !
La retraite, c’est la suite de notre salaire qui nous est dû après des années de fatigues et d’exploitation dans les entreprises, les services publics, et les administrations, en dégageant de la richesse économique trop souvent accaparée pour rémunérer les actionnaires plutôt que les salariés.
L’urgence est bien à un autre partage des richesses.
Ensemble, solidaires, les retraité-e-s se rassemblent et manifestent partout en France le 24 février.


A Paris, rassemblement à 14 heures devant l’Assemblée nationale, place E. Herriot.

A Lille à, 11h devant la préfecture.

En Vendée, à 10h devant la préfecture.

A Bordeaux, à 10heures Rassemblement, Place Stalingrad, BORDEAUX Bastide ( Place Stalingrad- puis Quai de Queyries (Sud-Ouest vers 11 H., puis Maison cantonale de La Bastide pour rencontre avec des parlementaires).

NOUVELLE REFORME DES RETRAITES

Retraites:Solidaires s’adresse aux autres syndicats

Unifions-nous, pour défendre notre système de retraite et mieux partager les richesses !

Le 22 janvier 2010,

Cher-e-s camarades,

En ce début d’année 2010, chacun peut faire le constat que patronat et gouvernement continuent leurs attaques contre les salarié-e-s : licenciements, salaires et pensions quasiment bloqués, conditions de travail qui se détériorent, répression contre les mouvements sociaux, destruction des services publics, etc.
Nos initiatives intersyndicales ont permis des actions nationales très fortes au premier trimestre 2009. Or, la situation sociale aujourd’hui mérite une réponse syndicale, du même niveau et dans la durée. Nous sommes conscient-e-s que ceci doit se reconstruire, suite à l’absence d’initiatives syndicales interprofessionnelles nationales depuis trop longtemps.
Le président de la République et le gouvernement ont annoncé clairement leur volonté de faire de 2010 un rendez-vous crucial pour l’avenir du système de retraites. D’ores et déjà, le report de l’âge de départ à la retraite est envisagé. Dans cette situation, la responsabilité du mouvement syndical est immense. Pour l’Union syndicale Solidaires, il y a urgence à mener campagne sur la question des retraites. Lire la suite »