Confinement et Solidarité N°7

Mercredi 1er avril 2020, dix-septième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

PANDEMIE ET ECOLOGIE

De nombreuses voix s’élèvent dans les médias pour lier la pandémie du virus covid-19 à l’état d’insalubrité de la planète entière et des organismes vivants. La crise sanitaire en cours est aussi une crise écologique. En effet l’intensification des interactions avec le monde du vivant, que ce soit les animaux, les végétaux, et bien sûr les micro-organismes tels virus ou bactéries, a ouvert une boîte de Pandore dont nous subissons les premiers effets. La déforestation, l’artificialisation des biotopes, ont fragilisé la barrière entre les hommes et le monde sauvage. Privés de leur habitat naturel, parqués dans des conditions sanitaires effroyables pour une consommation égoïste, chauves-souris, pangolins, et autres ont fini par briser les remparts immunitaires, et voilà des virus inconnus et puissamment pathogènes qui débarquent, celui actuel n’étant, si nous ne changeons rien de nos rapports avec le vivant, que le premier d’une longue série. A cela s’ajoute l’urbanisation galopante qui favorise la promiscuité et donc la prolifération hors de contrôle des épidémies, sans parler de l’accroissement de la population qui, outre l’épuisement des ressources vitales, favorise aussi la diffusion des maladies. De plus, le réchauffement climatique produit des effets délétères sur la qualité de l’air que nous respirons. Les particules fines omniprésentes sont désormais soupçonnées d’être un vecteur de diffusion du virus, en favorisant la fragilisation des voies respiratoires.

Autre conséquence prévisible, la fonte dans les régions arctiques du pergélisol (permafrost) risque de libérer des bactéries redoutables, emprisonnées dans la glace depuis des millénaires, et contre lesquelles nous ne sommes pas immunisés, telles l’anthrax (maladie du charbon).

Donc si l’on veut une bonne santé humaine, il la faut également pour notre pauvre planète malmenée depuis des décennies par nos choix nocifs : consommation à outrance, massacre des milieux naturels, pollutions en tous genres, tourisme de masse, etc. En fait l’homme démiurge a engendré ce qu’on appelle un cygne noir, à savoir un phénomène qu’on n’avait pas vu arriver (sauf les scientifiques éclairés qui prêchaient dans le désert), qui a des conséquences fortes, et dont on sait expliquer le pourquoi.

Ce qui se passe doit déciller les yeux de celles et ceux qui traitent le grave problème du réchauffement climatique soit en le niant, soit en repoussant aux calendes grecques le changement indispensable de paradigme. Non nous n’avons plus le temps de tergiverser et de procrastiner, et l’effroyable crise sanitaire actuelle nous le démontre sans ambiguïté. Nous sommes au pied du mur, il est urgentissime de changer de braquet et de direction, sinon les collapsologues finiront hélas très rapidement par avoir raison. Quant aux transhumanistes, adeptes de l’homme augmenté, qui affirment sans peur du ridicule que la science et la technique viendront à bout des maladies, voire de la mort, la situation actuelle les fait rentrer dans leur tanière. Si le ridicule tuait, ils seraient les premières victimes collatérales de la pandémie. A moins qu’ils n’aient eu le temps d’embarquer dans leurs vaisseaux spatiaux ver Mars, Jupiter ou au fin fond de la galaxie. Bon vent, et qu’on ne les voie et on ne les entende plus !

Enfin, il serait temps que les organisations internationales se penchent sur le cas des irresponsables tels Trump ou Bolsonaro, qui, par leurs agissements et leurs déclarations de débiles mentaux, sèment le trouble et empêchent l’humanité de changer de cap le plus rapidement possible, tout en accélérant la fuite en avant vers la catastrophe finale. Sur le modèle du Tribunal Pénal International, chargé de juger les criminels de guerre, il est grand temps de créer un Tribunal Sanitaire International, avec pour mission de mettre hors d’état de nuire ces fous dangereux en les inculpant de crime contre l’avenir de l’Humanité.

Et notre roitelet national, Empereur ces temps-ci plutôt manchot, celui qui a tué l’hôpital public et la recherche, celui qui refuse toute limitation des pesticides, qui autorise l’allongement des périodes de chasse, qui veut permettre le tir des animaux sauvages y compris dans les parcs nationaux, qui souhaite alléger les normes environnementales et la loi littoral, celui qui a massacré le chemin de fer au profit des cars privés, l’adepte de la croissance et du profit, ce triste sire et son gouvernement d’incapables, ainsi que leurs prédécesseurs, devront eux aussi répondre des mêmes chefs d’accusation.

Pour illustrer cette analyse suivez ce lien sur le même sujet : https://reporterre.net/En-Chine-et-en-Italie-les-premiers-foyers-epidemiques-sont-des-zones-tres-polluees

Voici une magnifique lettre de l’écrivaine Annie Ernaux lue ce lundi 30 mars dans l’émission d’Augustin Trapenard sur France Inter. Voici le texte en pj ou suivez ce lien pour l’écouter : https://www.franceinter.fr/emissions/lettres-d-interieur/lettres-d-interieur-30-mars-2020

Ce lien renvoi vers une vidéo où un médecin de La Pitié-Salpétrière remet sèchement à Macron lors de sa visite du 27 mars :
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/video-on-est-vraiment-au-bout-le-cri-d-alarme-d-un-medecin-de-la-pitie-salpetriere-face-a-emmanuel-macron_3843431.html

Une chanson, un cri de colère qui a accompagné toutes nos manifs depuis le 5 décembre et qui prend une autre signification avec la pandémie : https://www.youtube.com/watch?v=eFRKzttVLWg

En pj une chanson écrite par un de nos retraité et qui tient à la partager.

Et comme dab, quelques sourires…

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail et surtout, bon courage à tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Confinement et Solidarité N°6

Lundi 30 mars 2020, quinzième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

Après le corona virus, on change de société.

Oui la bande de Macron mène une guerre. Depuis longtemps, et comme ses prédécesseurs. Il mène la guerre contre les service publiques et donc aussi contre l’hôpital. Nous nous en rendons compte un peu plus aujourd’hui. C’est une guerre de classe. Contre les soignants en refusant de répondre à leurs revendications depuis plus d’un an. La grève des urgences, symbolique, puisque des médecins urgentistes jusqu’aux aides-soignantes, ils ont continué d’assurer le service publique, eux. Contre tous les salariés de l’administration qui n’ont pas eu d’augmentation depuis plus d’une décennie. Contre tous les salariés avec entre autres la loi travail et la réforme des retraites qui sont toujours en attente et pour les cheminots la réforme de la SNCF.
Contre tous ceux qui vont subir les ordonnances : travailler jusqu’à 60 heures par semaine, prendre des congés contre leur gré, etc.
Contre tous les malades avec la T2A, ce qui signifie que l’hôpital doit être rentable, doit rapporter du fric.. Voilà pourquoi il n’y a pas de stock de masques, de gel désinfectant, de blouses et de draps en nombre suffisant. Contre nos vieux que l’on parque dans des EHPAD, parfois publiques mais de plus en plus privés, car avec la vieillesse on peut gagner de l’argent. Contre les maladies professionnelles et les accidents du travail que l’on a, là encore du mal à faire reconnaître.
Mais aussi contre ces salariés de petites ou grandes entreprises qu’on oblige à aller travailler en prenant les transports en commun en étant pratiquement sûr de ne pouvoir appliquer les gestes barrière et dans des secteurs qui ne sont absolument pas nécessaires au fonctionnement de la société en période de confinement comme le bâtiment par exemple. Cette guerre, ils la mènent dans l’intérêt d’une autre classe : celle des actionnaires pour lesquels, le virus ne doit pas empêcher que l’argent rentre et qui exigent du gouvernement de leur garantir leurs revenus. Des centaines de milliards sont déjà prévus pour cela. Ils la mènent aussi en fonction d’un dogme : le marché, la concurrence libre et non faussée devant répondre à tous les problèmes…. Sauf que face au corona virus, le marché ne peut rien. Au contraire, il aggrave tout. Et particulièrement pour les soignants qui dans cette France, 5ème puissance du monde, accro à ce marché, ne dispose pas ou est incapable de fabriquer le matériel minimum pour permettre aux soignants de faire correctement leur travail. Et ce sont eux, les soignants qu’on encense aujourd’hui alors qu’hier encore, on leur envoyait les CRS lorsque qu’ils manifestaient pour réclamer le personnel et le matériel nécessaire. Aujourd’hui, des infirmières rentrent chez elles épuisées par le travail et avec la peur au ventre de ne pas ramener à leurs enfants cette saloperie parce que l’on a pas de masques et autres matériels pour se protéger. D’autres choisissent de s’isoler en logeant ailleurs loin leur famille pour ne pas prendre le risque de les contaminer. En face de leur courage et de leur abnégation, tous les soignants et tout le personnel de nettoyage de l’hôpital, il y a cette couche de parasites, ces politiciens qui squattent le sommet de l’État (aucun député ouvrier ou employé, mais 63 médecins ou professions médicales). Et aussi cette bourgeoisie de patrons, de rentiers et d’actionnaires en tout genre qui écrase tout et qui espère bien s’en sortir une fois encore avec l’aide de l’État.
Sauf si le peuple, celui qui souffre et qui trime leur dit STOP. Et décide de rebattre les cartes de la redistribution des richesses et de récupérer ce qui nous appartient, c’est à dire tout puisque c’est nous, la classe des travailleurs qui produisons tout. Tout est à nous, rien n’est à eux, tout ce qu’ils ont, ils l’ont volé.

Voici maintenant un texte écrit par un militant de Solidaires Bretagne. La Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail partage cette analyse et vous la propose pour argumenter les conversations et réflexions que vous pouvez avoir sur l’actualité. Profitons de ce confinement pour encore plus réfléchir que d’habitude sur l’avenir de notre société :

“Ah la belle équipe !

Macron, Philippe, Castaner, Ndiaye, Pénicaud, Buzyn…

Ah la belle équipe !

Jamais un gouvernement français n’avait réuni en son sein autant d’hommes et de femmes aussi inconséquents, imprévoyants et incohérents.

Dommage qu’il ait fallu que le pays soit frappé par un conoravirus et une crise sanitaire sans précédent pour qu’il s’en aperçoive et se demande : par quel aveuglement collectif un pareil équipage a pu arriver à la barre du navire étatique ?

Chaque jour qui passe nous apporte la démonstration que le Gouvernement gère la crise sanitaire d’une façon improvisée, irresponsable, presque infantile (et ce n’est pas gentil pour les enfants).

Passant du déni au mensonge avant d’agir, toujours à contretemps, ils disent n’importe quoi et, le lendemain, ils jurent sur leur mère qu’ils ne l’ont jamais dit.

Nous pourrions en rire si le bilan humain qui s’annonce n’était pas aussi tragique.

Mais au-delà de leurs ridicules personnes, ces protagonistes somnambules et leurs coupables aveuglements sont les révélateurs d’un système devenu insensé.

Ils sont les symptômes d’une crise probablement plus grave encore que celle générée par le virus.

Les symptômes ?

Nous découvrons que, depuis des mois et alors que la crise se préparait et se rapprochait peu à peu, le Gouvernement passait son temps à compter ses sous, en demandant de nouvelles économies aux services publics (personnels, équipements, salaires) sans savoir ni vouloir anticiper que le peuple allait, au bout du compte, compter ses morts.

Il ne fallait pas surtout pas effrayer les marchés !

Des millions d’euros ont été largués sur les marchés boursiers pour enrayer la panique.

« Ce n’est qu’une grippette, bonnes gens. Dormez tranquille ! Mais surtout : investissez en bourse, c’est le moment ! La situation est sous contrôle, nous sommes des pros. Bien sûr que nous avons des millions de masques en stock. Tout se passera très bien ! ».

Alors que le brillant hémisphère droit du cerveau de l’Etat (notamment la fameuse « zone de Bercy ») se lançait dans un déni de réalité des plus onéreux pour l’argent public, le cerveau gauche, congénitalement rabougri et peu alerte dans ce gouvernement, regardait, incrédule et passif, la catastrophe se rapprocher sans activer aucun plan, aucune réponse structurée.

La farce sinistre de l’anticipation des stocks des fameux masques FFP2 est emblématique.

Et puis, l’essentiel, pour les deux hémisphères réunis, c’était quand même de faire passer en force la réforme des retraites.

Et que le premier tour des municipales ait bien lieu…

Le principe de réalité

Aujourd’hui, le gouvernement est rattrapé par le principe de réalité.

Il vient de heurter le mur, en pleine face, et cela fait mal.

Mais on ne les plaindra pas.

On ne peut pas organiser la pénurie de façon méthodique et s’étonner ensuite que les choses tournent mal.

On ne peut pas se désintéresser des choses concrètes et fragiles qui font la vie quotidienne d’une société, être obnubilé par les indicateurs de productivité et découvrir, par un beau jour triste presque printanier, qu’il y a des gens derrières les chiffres.

On a même entendu, dans un vibrato présidentiel ému et vespéral, jurer que « rien ne sera plus pareil », que « maintenant, on est pour la solidarité et les services publics » et même, divine et tardive révélation, que « le tout-marché, ce n’est pas la solution finalement ».

C’est trop facile.

C’est bien tenté, monsieur, mais on connaît le truc.

La ficelle est trop grosse.

Ce qui se passe maintenant découle mécaniquement des choix qui ont été systématiquement opérés depuis l’entrée en fonction dudit équipage : moins d’argent public pour les services publics, plus d’argent au profit des grandes entreprises et des citoyens les plus fortunés.

Comble de l’hypocrisie, ce gouvernement se pose aujourd’hui en protecteur des personnels soignants alors qu’il n’a cessé (comme ces prédécesseurs) de supprimer massivement des lits (100 000 en 20 ans) et des emplois dans les hôpitaux publics et dans la recherche médicale, alors que les agents hospitaliers, épuisés, tirent toutes les sonnette d’alarme qu’ils peuvent, en vain.

Ils ont même solennellement alerté le gouvernement au mois de décembre dernier sur la fragilité humaine de l’hôpital français.

Seule réponse : le mépris.

Personne ne les a écouté.

Un autre symptôme ?

Nous découvrons ces jours-ci avec stupeur que, si nous disposons d’un fier arsenal nucléaire de défense et que nous dépensons chaque année 36 milliards pour notre belle armée, nous ne fabriquons plus aucun antibiotique en France !

Délocalisations obligent…

Nous ne disposons pratiquement plus de stocks d’équipements de protection sanitaire élémentaire (masques, gants, etc.).

On apprend que « l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires » a tout bonnement disparu à la faveur d’une restructuration visant à faire des économies.

Et l’on en en vient à frémir d’angoisse sur la capacité de l’Etat à faire face à une crise plus grave, comme un accident dans une centrale nucléaire.

Pour brasser de l’air…

Pour brasser de l’air, servir leurs amis businessmen qui les ont aidés à accéder au pouvoir, accabler les pauvres, démanteler et privatiser ce qui reste des services publics et de l’Etat social, restreindre nos libertés, violenter ceux qui ont encore osé résister dans la rue, cette fine équipe gouvernementale a démontré un réel savoir-faire.

C’est incontestable.

Avec quel enthousiasme n’a-t-elle pas, en moins de deux ans, saccagé le code du travail et le droit syndical ?

Comment n’a-t-elle joliment pas dynamité le système d’assurance chômage ?

Comment n’a-t-elle pas adroitement programmé un plan de destruction de nos régimes de retraite et mis en œuvre bien d’autres contre-réformes, toutes aussi mauvaises les unes que les autres pour l’immense majorité d’entre nous ?

Du grand art.

L’Heure des comptes …

Après s’être fait le chantre de la guerre économique et de la compétition de tous contre tous, voilà maintenant que le capitaine du navire (celui qui vient découvrir le mot « solidarité » et s’en enivre joyeusement et frénétiquement devant le public captif des confinés) se prend pour Churchill.

Il nous intime l’ordre « d’entrer en guerre » contre un virus, alors qu’évidemment, en cette période critique, il faudrait d’abord faire appel à la coopération et à l’intelligence collective et cesser d’utiliser une terminologie belliqueuse mortifère.

Cette comparaison hasardeuse ne tourne d’ailleurs pas à l’avantage de l’intéressé : que penser d’un général qui se lance dans une bataille après s’être ostensiblement soucié comme d’une guigne de le la parole et du bien-être de ses soldats ?

Comment peut-il décemment envoyer les médecins et les soignants « au front » sans l’équipement minimal pour se protéger eux-mêmes ?

La société française lutte aujourd’hui contre l’épidémie mais elle sait, au fond, l’insincérité de ces postures d’union nationale jouées par des comédiens somnambules qui n’y croient pas.

Quand le temps du confinement sera terminé, viendra le temps du bilan de cette crise sanitaire et des autres crises qu’elle aura généré : crises sociales, économiques et financières.

Il nous faudra alors solennellement demander des comptes à ce Gouvernement et à ceux qui les ont précédés.

Avoir des idées et de l’imagination, mais cela ne suffira pas…

Il apparaitra que, finalement, l’équipe Macron & Cie a amplifié et accéléré les contre-réformes qui ont mis le pays dans la situation déplorable que nous connaissons aujourd’hui.

Pour en sortir, il nous faudra bien sûr proposer des orientations économiques et sociales alternatives aux politiques néolibérales qui ont fait naitre ce monde absurde, où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus laissés à leur sort.

Ce monde où les vies humaines sont mises au service de l’économie, et non l’inverse.

Ce monde où l’essentiel de l’appareil et des ressources d’Etat sont mobilisés pour faciliter les activités financières, et non pour protéger et aider la vie en société.

Ce monde où des dirigeants sans vergogne ne cessent de donner au bas peuple d’impudentes leçons de solidarité et de civisme, sans toutefois se les appliquer à eux-mêmes, bien sûr.

Il nous faudra assurément avoir des idées et de l’imagination, mais cela ne suffira pas.

Pour vraiment changer de logiciel et pas simplement les bobines des ministres, il nous faudra surtout créer un rapport de force social et politique, sur les lieux de production et dans la rue, à la hauteur des enjeux.

Car ceux qui profitent du système actuel sont voraces.

Ils ne sont pas prêts à lâcher leurs prébendes, ni leurs privilèges.

Et puis, la crise du coronavirus va générer des dépenses publiques considérables.

Il y aura de belles affaires à faire !

On peut parier que les banques et les entreprises du CAC40 sont déjà prêtes à récolter l’essentiel du pactole, alors que les nombreux commerçants, artisans, indépendants et salariés devront se contenter de miettes (qui opportunément serviront d’alibi à la générosité publique).

Ce scénario est hélas celui qui risque de se dérouler si les citoyens ne reprennent pas la parole pour remettre les choses à l’endroit.

Souvenons-nous de la façon dont est morte la promesse d’un nouveau monde, après la crise financière de 2008 !

Souvenons-nous des serments mensongers qui s’engageaient à en finir avec l’hyper-financiarisation de l’économie !

La tâche de reconstruction sociale et politique qui nous attendait alors est aujourd’hui encore plus vaste, avec la dégradation de la situation écologique globale.

Il n’y a pas de temps à perdre : confinés ou pas, il nous incombe de préparer le monde d’après.

Plaintel le 25 mars 2020.

Serge Le Quéau”

Poursuivons par une note culturelle. Voici d’abord un lien qui vous permettra d’assister (virtuellement) à quelques spectacles de l’Opéra de Paris :
https://www.operadeparis.fr/actualites/spectacles-de-lopera-de-paris-a-redecouvrir-en-ligne
Et ce lien vous amènera pour quelques représentations au Théâtre de l’Odéon :
https://www.theatre-odeon.eu/fr/theatre-et-canape
Et pour terminer avec humour, mais pas que :
https://drive.google.com/open?id=1kc_jUoseO9lwNogwkB35QwbNATZuN4Rj

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail et surtout, bon courage à tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Confinement et Solidarité N°5

Samedi 28mars 2020, treizième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » affirmait Albert Camus, dont il serait opportun actuellement de relire « la Peste ». C’est pourquoi il faut prendre des pincettes la formule de l’Empereur des Français quand il affirme que « dans la crise du coronavirus, nous sommes en guerre ».

Non, nous, citoyens ne sommes en guerre avec personne. Ce qui nous arrive n’est pas à proprement parler une guerre, mais une lutte sanitaire d’énorme ampleur, planétaire, avec en première ligne le corps médical, mais aussi tous ceux qui peuvent, à leur niveau de compétence, apporter une pierre à la digue prophylactique contre ce virus d’un genre nouveau.

Par contre, et pour rester dans l’image de cette métaphore militaire, pendant la « guerre » contre le coronavirus, la bataille contre les acquis sociaux continue, sournoise mais réelle. Le recours aux ordonnances peut sembler justifié vu la situation exceptionnelle, mais il faut dans ce cas des garde fous autant dans la durée que dans le contenu. Le risque est qu’une fois passée la durée initiale de 2 mois (mais prolongeable), les reculs sociaux inquiétants autorisés per ordonnances deviennent peu à peu la norme, comme pour les restrictions de liberté pour lutter contre le terrorisme ont été intégrées dans les lois ordinaires. Serait-ce pour faire passer en douce, hors contrôle du parlement et des corps constitués, des coups bas contre les travailleurs ? On a tout lieu de le craindre quand on voit que les premières meures édictées autorisent un allongement exorbitant de la durée hebdomadaire du travail, pouvant aller jusqu’à 60 heures, avec en plus l’imposition de congés ou de RTT. C’est un véritable non-sens que de demander aux salariés de se protéger, de rester au maximum confinés, tout en les exposant aux risques de contamination logiquement accrus avec une présence accentuée sur les lieux de travail, et en l’absence de mesures de protection efficaces, Y aurait-il anguille sous roche ? Vraisemblablement, le gouvernement et les puissances financières ont bien l’intention de se « payer sur la bête », autrement dit de faire repartir au plus vite la production à outrance en pressurant les travailleurs et en leur imposant des conditions dignes du XIXe siècle. A l’issue du confinement, nous ne laisserons pas ces irresponsables reprendre le dessus et nous exploiter encore plus qu’avant à coups de trique, au prétexte de remonter le pays (traduire : restaurer le libéralisme au seul profit d’une caste dirigeante). De même, nous, retraités, devront être extrêmement vigilants sur les attaques en règle qui pourraient vite survenir sur le montant de nos pensions, au prétexte d’éponger les déficits qui se seront évidemment creusés.

De même, la reprise devra être pour nous, cheminots actifs et retraités, l’occasion de nous opposer avec vigueur à la poursuite de la casse du système ferroviaire, service public au service du public, et rempart efficace en cas de crise contre le délitement des liens physiques et commerciaux. Actuellement, les cheminots au travail sont eux aussi exposés aux risques du coronavirus pour acheminer les personnels indispensables au fonctionnement minimal de notre pays, aux personnels soignants, ainsi qu’au transport primordial des marchandises essentielles. Le TGV médicalisé qui a circulé entre l’Alsace et l’ouest du pays est un bel exemple de l’utilité d’un réseau ferroviaire unifié et intégré en cas de catastrophe. La SNCF l’avait déjà démontré lors de la bataille du rail à la Libération, puis lors de l’énorme effort de la reconstruction.

C’est pourquoi il ne faut plus laisser ce bel outil déjà fortement saccagé aux mains des idéologues libéraux européens qui ne conçoivent son existence que comme source de concurrence et de profit, en éliminant systématiquement tout ce qui n’est pas rentable à leurs yeux égarés.
C’est pourquoi nous exigerons un moratoire sur la suppression des lignes secondaires, et des crédits pour la remise en état du réseau capillaire, avec, pourquoi pas, des réouvertures de lignes.
C’est pourquoi nous nous opposerons à la destruction de la SNCF, nous devrons exiger l’abrogation des lois européennes instaurant au travers des divers paquets ferroviaires la privatisation de tous les services tant voyageurs comme marchandises, et nous exigerons le retour à une SNCF unifiée en lieu et place des cinq sociétés anonymes.
C’est aussi pourquoi, au nom d’une bonne gestion des finances publiques au service de l’intérêt général nous exigerons l’arrêt de tous les grands projets inutiles, tel le Lyon-Turin, dont la poursuite serait un vrai scandale politique et économique vu la situation de la France et de l’Italie qui sortiront meurtries et affaiblies de la crise sanitaire.

Et bien sûr nous resterons extrêmement vigilants sur l’abandon de la réforme des retraites. Qu’elle soit définitivement une victime du coronavirus dont on aura leu de se réjouir !

Finissons sur une note musicale : https://youtu.be/Q2uKS8RNtfY

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Confinement et Solidarité N°4

Jeudi 26 mars 2020, onzième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

En Afrique, un désastre si la pandémie se propage !

Le coronavirus s’est propagé en Asie puis en occident et jusqu’à il y a encore 10 jours, les cas en Afrique étaient isolés. Mais au regard de la propagation dans les autres régions du continent, l’inquiétude grandit car les infrastructures sanitaires et hospitalières, même si on constate des lacunes énormes en Italie et en France, sont loin de pouvoir assumer les conséquences d’un développement de l’épidémie. Tout le monde a encore en tête l’épidémie d’Ebola qui a fait plus de 15000 victimes principalement en Afrique de l’ouest (2014-2016) et récemment au Congo RDC. Tous les pays commencent à être touchés à commencer par le Burkina Faso qui a déjà enregistré 4 décès dont une vice-présidente de l’assemblée nationale. Plusieurs ministres, députés et ambassadeurs ont contracté le virus et bien évidemment la crainte majeure est une propagation à une population qui n’a pas les moyens de se protéger. Fin février, il n’existait que deux laboratoires capables de diagnostiquer le covid-19 sur le continent ! Depuis une quarantaine de laboratoires le font. Au Burkina, il n’existe que 10 lits de réanimation pour les 17 millions d’habitants. Les masques, les kits de dépistage et l’ensemble du matériel médical sont largement insuffisants. Dans les dispensaires de campagne, il est impossible d’isoler efficacement un malade et c’est un membre de la famille qui vient le nourrir, idem dans les hôpitaux !

Comment faire face à cette situation quand on sait que l’accès à l’eau est un problème majeur pour des millions d’africains et inutile de parler des gels hydroalcooliques inaccessibles pour la grande majorité ?

D’autre part, comment organiser un confinement quand on sait que pour manger il faut obligatoirement aller au marché où la promiscuité fait partie de la vie africaine, acheter ses légumes et ses condiments, aller puiser l’eau ou faire une queue de plusieurs heures aux pompes ? Il n’y a pour la plupart des foyers pas de frigos, pas de stocks, la vie s’organise au jour le jour avec les moyens à disposition. La promiscuité dans les transports est généralisée, 7 personnes dans un taxi ou 20 personnes dans un minibus prévus pour 10.

Pour la plupart des africains, pas de travail, pas revenu car la possibilité de chômage n’existe que dans quelques grandes entreprises. En plus de l’épidémie, une crise alimentaire pourrait voir la jour !

L’état d’urgence et le confinement maximum sont décrétés dans de nombreux pays mais en Guinée Conakry, la population a voté dimanche dernier pour modifier la constitution et permettre ainsi au président actuel de repartir pour deux quinquennats, il n’a que 82 ans !

Comme en France, une échéance électorale n’attend pas, faisant courir un risque de contamination !

Enfin, dans une période angoissante, propice à l’éclosion de fantasmes, les efforts de sensibilisation se heurtent à des coutumes, à des traditions ou au poids et à l’influence des religions.

Les réseaux sociaux n’arrangent rien et on peut y voir que les Noirs seraient immunisés contre ce virus !

L’Afrique risque donc une fois encore d’écopé de la double peine car tout indique que le covid-19 y a été importé à leur insu par des voyageurs de retour d’Asie ou d’Europe.

C’est donc avec la plus grande inquiétude que nous suivons l’évolution de la situation dans ces pays qui n’avaient certainement pas besoin de cette pandémie qui vient s’ajouter au terrorisme dans plusieurs pays.

Les températures du mois d’Avril vont dépassées les 40 degrés dans la journée, rendant encore plus difficile un confinement dans des habitations surchauffées, espérons simplement que ce virus ne supporte pas les chaleurs africaines !

Restons en Afrique en terminant par deux clins d’oeuil au grand Manu Dibango décédé le 24 mars, victime du covid 19 :
Bien sûr l’inévitable Soul Makoosa : https://www.youtube.com/watch?v=V4I9iBZNUu4
Un lien plus surprenant, Manu Dibango percussionniste sur balafon : https://www.facebook.com/1599150313479866/posts/3047966418598241/

Finissons sur la note d’humour habituelle :
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2918269131564729&id=1745377099042787?sfnsn=scwspwa&d=w&vh=e&extid=kvTTrBKlIvmvZO1Y&d=w&vh=e

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Confinement et Solidarité N°3

Mercredi 25 mars 2020, dixième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

Depuis le temps que nous maltraitons la planète, la flore et la faune par nos choix de vie incompatibles avec l’équilibre écologique, il aura suffi d’un virus, d’un microorganisme à la lisière du vivant pour déclencher une catastrophe que beaucoup annonçaient ou redoutaient, mais…pour plus tard. Les discours devenaient de plus en plus alarmistes, du style « si nous ne faisons rien, dans 20 ans… » alors que l’effondrement généralisé est peut-être à nos portes. Et même si ce n’est pas pour tout de suite, le signal d’alarme est suffisamment violent pour interpeller en urgence. Stop on arrête tout (c’est déjà fait à moitié) et on réfléchit.
Là c’est pas gagné pour certains de nos « décideurs » qui ne rêvent que d’une chose : que la crise soit la plus courte possible, et que la machine à faire du fric et à massacrer la Terre se remette en route le plus rapidement possible. C’est le souhait du gouvernement, qui, avec des discours et des mots d’ordres contradictoires (le débile « en même temps ») essaye tant bien que mal d’endiguer l’épidémie, tout en minimisant son rôle (et celui des prédécesseurs) dans les choix aggravant la crise, tels la pénurie de masques ou de lits d’hôpital, conséquence de leur inconséquence en matière de choix et de stratégies depuis des décennies. Palme d’or de la bêtise et de la crapulerie, la ministre du Travail, l’horrible Nicole Pénicaud, qui exhorte les entreprises du BTP à continuer leur activité coûte que coûte, au détriment de la sécurité sanitaire des travailleurs, et alors que rien ne justifie le côté essentiel des bétonneurs, hormis réparations urgentes.

Indécentes aussi les publicités ineptes qu’on continue d’entendre à la télé ou à la radio, sur les bagnoles, les placements, les vacances. Là aussi le fric doit rentrer à tout prix, accentuant le décalage obscène entre la gravité de la situation et le discours du « business as usual ».
Il en va de même pour les truands du Comité International Olympique, qui auront tenté jusqu’au bout de faire pression pour maintenir la date prévue des jeux olympiques de Tokyo. Dame, c’est que là aussi il y a un maximum de flouze en jeu ! Il aura fallu les cris d’alarme de nombreuse fédérations sportives, inquiètes pour la santé de leurs athlètes, pour qu’enfin le CIO accepte à contrecœur de reporter ce qui n’a plus qu’un lointain rapport avec de saines pratiques sportives, et se confond avec une foire aux multinationales bétonnant des sites olympiques à leur seul profit. AU fait, ne serait-il pas temps de s’interroger à l’heure du réchauffement climatique sur la pertinence de telles manifestations démesurées aux conséquences financières et écologiques douteuses ? Qu’en sera-t-il de Paris 2024 ? Dans quatre ans il est vraisemblable que nous aurons d’autres chats à fouetter que de cautionner une telle gabegie aux relents nationaliste et de malsaine émulation.

N’oublions pas que ce qui nous arrive est sans doute le dernier avertissement avant catastrophe finale. Quand on sait qu’en 2018 4,3 milliards de Terriens ont voyagé en avion alors que dans le même temps 9 millions d’habitants meurent de la pollution atmosphérique, veut-on vraiment que tout continue comme avant ?

Et pendant que les premiers de cordée se lamentent sur l’état de la machine économique ou s’inquiètent pour leurs valeurs boursières, qui reste au travail ? Les plus pauvres, les plus mal payés, dans les secteurs vitaux de l’alimentation, des transports, des hôpitaux ou encore du nettoiement. Malgré tout les services publics hier encore vilipendés fonctionnent tant bien que mal, dans des conditions d’hygiène lamentables pour les personnels.

Et puisque l’Empereur claironne que nous sommes en guerre, prenons le destin de la Nation en mains : ce qui a permis le redémarrage de l’activité après-guerre dans un esprit de justice sociale (en principe tout du moins) c’est la concrétisation des idées du Conseil National de la Résistance, instaurant pour les activités vitales la nationalisation de tous les services publics. A l’heure ou le libéralisme vacille, portons l’estocade : exigeons pour l’après-crise la renationalisation de tous les services publics essentiels (transports, énergie, eau, hôpitaux). Et merde au dogme crétin de la concurrence libre et non faussée de l’Union Européenne, qui, depuis le début de la pandémie, brille par son absence, ses silences et son manque total de solidarité et de décisions ! Il semble que l’UE soit une des premières victimes du coronavirus !

En attendant protégez-vous et profitez du ralentissement temporel pour cultiver, au propre comme au figuré, votre jardin, car ce qui nous arrive ce n’est pas la faute à Voltaire !

Pour prolonger la réflexion voici des liens à suivre :

– tout d’abord une visio conférence de l’astrophysicien Aurélien Barreau : “Chlorquine et crise globale”, 24 minutes de propos clairs et sensés :

– voici un lien qui renvoie vers un article de Médiapart qui nous fait partager le triste quotidien de populations précaires “hébergées” dans les camps très vétustes dans le nord de Paris : https://blogs.mediapart.fr/accueil-de-merde/blog/230320/le-journal-de-confinement-des-exile-e-s-du-nord-est-de-paris-par-romane-elineau

En pièce jointe voici un document écrit par ATTAC. Porteur d’espoir, il pose les bonnes questions sur la construction de notre avenir et doit nous inciter à y prendre part et à poursuivre la réflexion.

Et pour terminer en détente voici chanson et image sympas…

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail et surtout, bon courage à tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Confinement et Solidarité N°2

Samedi 21 mars 2020, sixème jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

Voici quelques réflexions que nous inspire la crise sanitaire, qui se double bien entendu dans notre pays accoutumé aux polémiques d’une crise politique. Il faut dire que vu l’incurie du personnel politique aux manettes (mais aussi en partie dans l’opposition) les légitimes interrogations et critiques ne pouvaient que proliférer selon une courbe encore plus exponentielle que le coronavirus !

A tout seigneur tout honneur, l’Empereur Manu 1er est en guerre. Disons qu’il a changé d’ennemi, puisque jusqu’à présent il guerroyait plutôt contre les acquis sociaux, les gilets jaunes, les fainéants de cheminots, et d’autres improductifs. Son discours est un modèle d’élasticité : jusqu’à présent ultra-libéral, maintenant il se drape dans les oripeaux de Clémenceau en jouant le père de la Nation, bref tout ceci sent l’insincérité et l’opportunisme à plein nez, même s’il fait le boulot sur l’information aux Français sur la gravité de la situation.

Mention d’honneur à son fidèle toutou le premier Sinistre, qu’il faudra surveiller de près en ce qui concerne les restrictions aux règles de la démocratie et de la liberté, cela fût-il au nom de la lutte contre le virus.
Enfin mention spéciale à l’ex-ministre de la destruction de la Santé, qui, après avoir abandonné le bateau au milieu de la tempête pour tenter de sauver la candidature LREM à la mairie de Paris (après avoir juré que cela ne l’intéressait pas) sème le trouble et provoque un véritable scandale politique par ses propos stupéfiants, comme quoi elle aurait avisé ses maîtres dès janvier de l’imminence de la catastrophe sanitaire, et que ceux-ci ne l’auraient pas écouté ! Que n’a-t-elle alors démissionné de son poste et porté l’affaire dans les médias, vu l’ampleur de la catastrophe que pressentait soi-disant cette Cassandre d’opérette ? Après la crise, il faudra que tout ce beau linge assume ses responsabilités, pour ce qui pourrait devenir une affaire plus retentissante encore que celle du sang contaminé.

En bons adeptes du « en même temps » nos princes ordonnent tout et son contraire. Restez confinés au maximum ! Oui, mais allez travailler, allez voter! Faudrait savoir ! D’autant que les personnels chargés de notre ravitaillement sont très exposés aux risques : peu de masques, respect aléatoire dans les supermarchés des distances de sécurité, difficultés pour se laver et se restaurer pour les chauffeurs routiers, voici des signes tangibles d’une désorganisation qui ne rassure pas. Autre exemple, la litanie : lavez-vous les mains avec du gel hydroalcoolique. Ah oui ? Et qui peut en trouver, les pharmacies n’étant plus livrées depuis le début de la crise. Heureusement que pour l’instant il n’y a pas de pénurie de savon !

Plus grave, Très grave, l’affaire des masques, indispensables aux personnels de santé, docteurs, infirmiers, dentistes, etc. Là c’est tout simplement ahurissant ! Cette pénurie inadmissible est indigne de notre système de santé. Fabriquer et distribuer des masques en nombre suffisant ce ne devrait quand même pas être la mer à boire. Cela en dit long sur la déliquescence de notre système de santé, incapable de faire face dans de bonnes conditions à l’épidémie. Là aussi celles et ceux qui par leurs choix guidés par le profit l’ont méthodiquement détruit depuis des années devront rendre des comptes. Hélas ce chaos n’est pas propre à la France. En Italie, pays très durement touché par le virus, l’Etat a réduit en 10 ans de 37 milliards d’euros les dépenses de santé, avec la perte de 70 000 lits et la fermetures de services et de petits hôpitaux. L’Union européenne, comme ailleurs dans le monde, a créé par ses dogmes économiques uniquement axés sur la concurrence, le profit, la rentabilité, les conditions de son impréparation à la gestion de la crise.

Alors quand le coronavirus aura été éradiqué, il faudra aussi éradiquer complètement les mentalités de ces capitalistes qui nous ont précipités dans ce chaos. Pendant la crise, nos guignols jurent la main sur le cœur que promis on en tirera toutes les leçons. Témoin la déclaration grandiloquente du bouffon Sarkozy en 2008 « la crise financière marque la fin de la mondialisation et du capitalisme libéral » avec le succès que l’on sait. A rapprocher des paroles de Macron sur la nécessité de changer nos orientations. Gageons que le naturel chassé reviendra vite au galop, et il faudra prendre des mesures prophylactiques sévères pour empêcher ces nuisibles de rebondir.
A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail et surtout, gardez le moral en prenant soin de vous !

Pour prolonger la réflexion voici des liens à suivre : tout d’abord une visio conférence de Philippe Santonetti, professeur au Collège de France, sur le corona virus. C’est traité d’une manière scientifique mais c’est aussi très instructif. Ça va vous occuper 1 heure : https://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/article/covid-19-ou-la-chronique-d-une-emergence-annoncee?pk_campaign=Infolettre-2390&pk_kwd=france-attac-org-actus-et-medias

Voici un lien pour réécouter l’émission de France Inter de vendredi 20 mars à 8h20 : Le Grand Entretien dans laquelle l’écrivain Sylvain Tesson était invité : un grand moment de sagesse sur les rapports que nous entretenons avec le temps :
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-20-mars-2020

Et pour terminer en détente voici en images quelques moments sympathiques (voir pj).

Bon courage à tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur.

Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Reportage photos : Manifestation à Paris pour les Retraites – jeudi 20 février 2020 – Gare Montparnasse -> Place d’Italie

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Communiqué intersyndicale, bulletin des luttes et argumentaire x

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Infos retraités

liaisonretraites@retraitesudrail.org
12:09 (il y a 2 heures)

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Bonjour à tous,

La lutte contre la réforme des retraites continue avec la manifestation qui a lieu demain dans toutes les villes de France. A Paris départ de Montparnasse en direction de Place d’Italie à 13 H 30.

Bien des secteurs continuent avec des débrayages, des blocages, des manifestations locales. Voir l’info ci-dessous à Toulouse par exemple.

Les cheminots sont aussi appelés à être en grève ce-jour là. Voir l’appel commun des organisations syndicales. Soyons nombreux dans la rue pour montrer que le combat ne se passe pas que dans l’Assemblée Nationale dans les palabres entre parlementaires.

Bien des cheminots, après avoir repris des forces sont prêts à remettre la grève à l’ordre du jour avec tous les secteurs mobilisés. C’est ce que préparent les syndicats Sud-Rail.

” Pour la fédération SUD-Rail, nous pensons que des perspectives à moyen terme doivent être affichées unitairement, à l’issue de l’intersyndicale de jeudi, et s’inscrire dans une démarche de relancer une grève interprofessionnelle et reconductible dans un maximum de secteurs.”

 

Infos Grève N° 71

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liaisonretraites@retraitesudrail.org

Bonjour à tous,
Soixante-et-douzième jour de lutte depuis le 5 décembre…
Face à un projet de réforme des retraites amené à accentuer gravement les inégalités, un large ensemble de responsables associatifs et politiques, personnalités du monde artistique, sportif et intellectuel s’engagent à la création d’un «comité national de soutien aux mobilisations» pour accompagner la convergence des luttes «qui prennent des formes inédites, diverses, ancrées localement». Ce comité propose une assemblée populaire contre la réforme lundi 17 février à proximité de l’Assemblée Nationale. Une initiative en attendant la mobilisation du 20 février. Pour plus de détails, suivez ce lien : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/120220/appel-pour-un-comite-de-soutien-aux-mobilisations-sociales
RDV à Paris à 13h30 à Opéra et manifestation en direction de l’Assemblée Nationale
Sinon, aujourd’hui, 14 février est la journée de défense de l’hôpital public. Une manifestation nationale partira à 14h de l’hôpital Necker vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. En pj, affiche et tract.
Le 10 février dernier le siège de BlackRock a encre reçu des visiteurs inattendus…. voir en pj.
Quand la bande à Macron insulte Ambroise Croizat…. : https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/quand-la-bande-a-macron-insulte-ambroise-croizat
Voici les dernières infos de Solidaires (voir pj).
Répéter pour ne pas oublier, c’est le but de ce message quasiment quotidien et c’est l’engagement de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail : être aux cotés de celles et ceux qui luttent. Alors, vous aussi, soyez SOLIDAIRES avec eux : leurs retenues financières sont énormes et la fatigue les accablent. Alors comme d’habitude, voici ci-après nos appels à soutenir la lutte et ceux qui la font vivre :
SOUTIEN FINANCIER AUX GRÉVISTES : le Bureau Fédéral a ouvert une caisse de solidarité en ligne afin de centraliser les dons. Voici le lien pour y accéder : https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/solidarite-grevistes-federation-sud-rail Pour toute information concernant cette collecte de fonds merci de questionner directement la Fédération SUD-Rail : 01 42 43 35 75
AUTRES LIENS DE SOUTIEN : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/221219/pour-gagner-soutenons-les-grevistes https://solidaires.org/Caisses-de-greves
Mais vous pouvez aussi déposer vos dons (chèques, espèces dans tous les syndicats SUD-Rail. Des collectes sont également faites par les grévistes et militants dans tous les rassemblements et manifestations. Il n’y a pas d’âge pour descendre dans la rue, on compte sur vous !
Un petit clin d’œil à Claire Brétecher….
La lutte continue, on ne lâche rien, jusqu’à la victoire ! Et celles et ceux qui luttent ont besoin de vous. NE NOUS RESIGNONS PAS !
LIAISON NATIONALE DES RETRAITE-E-S SUD-Rail

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