AUGMENTATION DES PENSIONS AU 1er AVRIL

Info de la CPRP (qui sera confirmée dans les prochains jours)

Au lieu du 1,95 % d’augmentation des pensions (1,75% d’indexation sur l’augmentation des prix et 0,2% d’effet report) qui était initialement prévu au 01 avril, ce sera finalement 1,8% … et le Directeur de la CPRP ne sait vraiment pas comment l’effet report a pu aboutir à cette “maigre” augmentation…
Nous attendons la confirmation de cette info

Classe de Koaré au Burkina, çà pousse !!!!

Notre  projet  de  solidarité  se concrétise  et  la  classe  de Koaré est sortie de terre  en Janvier 2013.

Un  petit séjour dans cette région du Burkina, nous a permis de constater que  Philippe  notre  maitre  d’œuvre local avait travaillé avec acharnement pour que les travaux démarrent et qu’à l’occasion de notre visite sur les lieux, nous  puissions  vérifier  par  nous mêmes que la souscription lancée par la Liaison Retraités portait ses fruits (voir Photos).

Les obstacles ont été nombreux et le devis initial de 4320 € sera largement dépassé. En effet, ces travaux étaient prévus avec une participation importante de la population du village qui n’a pas pu se faire car de nombreuses familles étaient encore aux champs, occupées à la récolte du coton. D’autre part, les normes imposées par le ministère de l’enseignement  (fondation,  dimension  supérieure  de  la classe, surface tôlée plus importante,
utilisation du fer au lieu des chevrons en bois en raison des termites, terrasse abritée….. renchérit de manière significative le devis. Les fournitures de sable, graviers, quartz et remblai,  initialement prévues par les  habitants, ont du être achetées et livrées. Enfin les portes et les fenêtres n’étaient pas intégrées  au  1er  devis.  Le  nouveau devis complet et final qui nous a été remis s’élève à 8115€ ce qui est largement inférieur au coût de construction d’un même type de classe par une entreprise  où  il  faut  compter  entre 11000€ et 16000€ selon le cas.

L’accueil de la population a été chaleureux et nous avons expliqué le principe de cette solidarité et du financement.

A la fin Janvier, la classe était en situation d’être tôlée et désormais nous faisons une nouvelle fois appel à vous pour que cette classe
se termine le plus vite possible ! 

Votre  don  a  permis  le  début  de  la construction, pour achever ces travaux il est indispensable de poursuivre votre action  de  solidarité  en  versant  votre
contribition. Faites  un chèque à l’ordre de L’UFR SUD-Rail (Union Fédérale des Retraités) et adressez-le à Gilles LE LOUPP 10 Rue Claude Bénard 95610 ERAGNY SUR OISE.

60 millions de consommateurs bientôt privatisé

Le magazine de protection des consommateurs édité par un institut public risque de passer dans les mains du privé. L’enjeu : la conservation de l’intérêt général et d’un service public que le gouvernement met peu d’empressement à vouloir conserver.

Le magazine 60 millions de consommateurs ne sera bientôt plus le seul journal édité par un établissement public, l’INC. Le magazine d’enquêtes et de protection des consommateurs est, depuis une quinzaine d’années, passé à côté de la privatisation à plusieurs reprises. Cette fois risque d’être la bonne. Il faut dire qu’on a mis le paquet. La méthode est classique : on fait le constat d’une situation catastrophique via un audit et le privé s’impose comme le seul capable de redresser la barre.

Le journal, qui existe depuis décembre 1970, a toujours été bénéficiaire. Mais faute d’investissements dans le recrutement d’abonnés, il accuse aujourd’hui un léger déficit. Avec des abonnements « tombés » à 100 000 et des ventes en kiosques en baisse sévère, l’audit devenait indispensable, probablement très « encouragé » par le ministre de tutelle Frédéric Lefebvre, croit-on savoir à la rédaction. La suite est cousue de fil blanc. « Personne à la rédaction n’a été audité, seule la direction l’a été », révèle-t-on à 60 millions. Mais le couperet tombe : il faut trouver 18,5 millions d’euros pour sauver le titre. Cerise sur le gâteau, le rapport de MBV associés (tout de même facturé 237 000 euros), qu’a pu se procurer Libération, livre quelques gentilles recommandations : le ligne éditoriale, axée sur l’alerte des consommateurs doit aller vers « l’accompagnement des consommateurs ». En d’autres termes, ce n’est pas rentable de considérer les lecteurs avant tout comme des citoyens, il faut être moins poil à gratter, et plutôt travailler à les encourager à la consommation. Un changement radical de ligne éditoriale.

Et pourquoi l’Etat ne remet pas au pot pour sauver cet outil citoyen ? La réponse semble résider dans la ligne du journal. Sans concession, même avec celui le nourrit. Les journalistes de60 millions font leur boulot et n’ont pas le doigt sur la couture du pantalon. Ainsi, il leur arrive de publier des enquêtes qui donnent des boutons dans les ministères, à rebours de la com’ gouvernementale, notamment sur la baisse de pouvoir d’achat des Français. « Le directeur a reconnu la semaine dernière, devant le personnel, qu’il recevait sans cesse des coups de fil des cabinets ministériels qui critiquaient tel ou tel article du journal  », raconte un membre de la rédaction.

Ce mois-ci encore sort une enquête dont les conclusions diffèrent de celle de l’Insee. Pour 60 millions, le pouvoir d’achat des Français a régressé de 0,6% entre juin 2010 et juin 2011, et ça écorche un peu les oreilles du gouvernement. Comme d’autres enquêtes ont fortement déplu à Bercy, aux banques, aux assureurs ou encore aux opérateurs télécom… Ca fait beaucoup de mécontents pour laisser pour laisser le titre aller sa route. Et lui en donner les moyens.

Pourquoi ? Parce que c’est quand même vachement plus grave de télécharger !

http://korben.info/pourquoi-parce-que-cest-quand-meme-vachement-plus-grave-de-telecharger.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+KorbensBlog-UpgradeYourMind+%28Korben%27s+Blog+-+Upgrade+Your+Mind%29&utm_content=Google+Reader

Pourquoi ? Parce que c’est quand même vachement plus grave de télécharger !

Mon copain Guillaume a publié sur son site, en fin de semaine dernière, la liste des délits qui sont punis par une peine égale ou plus faible que celle qui est encourue lorsqu’on se fait choper pour partage illégal de musique et de films… A savoir une peine max de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle) .

Voici la liste publiée par Numerama.

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par la même durée de trois ans d’emprisonnement que celle risquée pour la mise à disposition d’oeuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’homicide involontaire (art. 221-6 du code pénal) ;
  • Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail (art. 222-13) ;
  • La menace de mort lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet (art. 222-17) ;
  • L’atteinte involontaire à l’intégrité physique d’autrui en cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité (art. 222-19) ;
  • L’expérimentation biomédicale sur une personne sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et exprès de l’intéressé (art. 223-8) ;
  • Le fait de provoquer au suicide d’autrui lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d’une tentative de suicide (art. 223-13) ;
  • L’abus de faiblesse (art. 223-15-2) ;
  • Certaines formes de discrimination (art. 225-2) ;
  • L’exploitation de la mendicité d’autrui (art. 225-12-5) ;
  • L’exploitation de la vente à la sauvette (art. 225-12-8) ;
  • Le vol (art. 311-3)
  • L’abus de confiance (art. 314-1) ;
  • L’organisation frauduleuse de l’insolvabilité (art. 314-7) ;
  • La diffusion sur Internet de plans de fabrication de bombes (art. 322-6-1) ;
  • Le fait de participer à une manifestation ou à une réunion publique en étant porteur d’une arme (art. 431-10) ;
  • Le fait de pénétrer dans un établissement scolaire muni d’une arme (art. 431-24) ;
  • L’évasion d’un détenu (art. 434-27) ;
  • Certaines formes d’entrave à la justice (art. 435-12) ;
  • Le faux et usage de faux (art. 441-1) ;
  • L’assistance, propagande ou publicité pour l’eugénisme ou le clonage reproductif (art. 511-1-2) ;

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par une peine d’emprisonnement moins longue que pour la mise à disposition d’oeuvres protégées par le droit d’auteur :

  • L’exhibition sexuelle dans un lieu public (puni d’un an d’emprisonnement, art. 222-32) ;
  • Le harcèlement dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles (1 an de prison, art. 222-33) ;
  • Le harcèlement moral au travail (1 an de prison, art. 222-33-2) ;
  • La violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité exposant autrui à un risque immédiat de mort (1 an de prison, art. 223-1) ;
  • L’atteinte à l’intégrité du cadavre, la profanation de cimetière (1 an de prison, art. 225-17) ;
  • L’introduction dans un domicile par violence (1 an de prison, art. 226-4) ;
  • L’usurpation d’identité d’un tiers (1 an de prison, art. 226-4-1) ;
  • La violation du secret professionnel (1 an de prison, art. 226-13) ;
  • La violation du secret des correspondances (1 an de prison, art. 226-15) ;
  • Le fait de détourner de leurs finalités médicales ou de recherche scientifique les informations recueillies sur une personne au moyen de l’examen de ses caractéristiques génétiques (1 an de prison, art. 226-26) ;
  • L’abandon de famille (2 ans de prison, art. 227-3) ;
  • Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer (1 an de prison, art. 227-5) ;
  • Le fait de provoquer les parents ou l’un d’entre eux à abandonner un enfant né ou à naître (6 mois de prison, art. 227-12) ;
  • Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques (2 ans de prison, art. 227-19) ;
  • Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique (2 ans de prison, art. 227-22-1) ;
  • La demande de fonds sous contrainte (6 mois de prison, art. 312-12-1) ;
  • Le fait de ne volontairement pas payer son essence, son restaurant, son hôtel, ou son taxi (6 mois de prison, art. 313-5) ;
  • La destruction d’un bien appartenant à autrui (2 ans de prison, art. 322-1) ;
  • Les sévices graves et cruautés envers les animaux (2 ans de prison, art. 521-1).

Je vous laisse tirer les conclusions ou les blagues qu’il convient 😉

La Commune…

Allez, pour mon copain Yves R qui m’en parle souvent mais qui ne le saura jamais, car il est allergique incurable à Internet.

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Samedi dernier, au cours d’une ballade sur la butte…

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nous primes quelques images d’images comme autant d’hommages à La Commune de Paris [1]

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Elles/ils s’appelaient Eugène Varlin, Louise Michel, Charles Delescluzes, Prosper-Olivier Lissagaray, Maxime Vuillaume, Jules Vallès, Auguste Blanqui, Léo Fränkel, Victorine Brochet et tous ces combattants anonymes de la République sociale.

Pas la IIIème, la IVème ou la Vème… La République sociale.

 

Nous manifesterons ensemble le premier mai

Nous manifesterons ensemble le premier mai, pour

La solidarité internationale des travailleurs/ses

Patronat et actionnaires sont organisés par delà les frontières, ils et elles ont des institutions internationales qui servent leurs intérêts : Fonds monétaire international, Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce,…

Plus que jamais, le syndicalisme doit être internationaliste. Nous soutenons les révoltes des peuples du Maghreb et du Moyen-Orient ; c’est d’autant plus nécessaire que dans chacun de ces pays le camp de la réaction tente de prendre le dessus, de tirer un trait sur les insurrections populaires.

Refuser les discriminations et la politique de haine

Ministres et autres conseillers du président Sarkozy multiplient les provocations à la haine et au racisme. Le Front national veut surfer sur cette vague pour implanter plus en profondeur ses idées nauséabondes dans la population. Il essaie même d’instrumentaliser le syndicalisme.

Les valeurs défendues par le syndicalisme sont à l’opposé de cette idéologie ; nous combattons l’exclusion, le racisme, le rejet des minorités.

Soutenir les luttes sociales en cours

Les grands médias aux ordres du gouvernement et du patronat n’en font guère mention, mais chaque jour il y a des grèves en France, et notamment dans les entreprises privées.

Partout, les « Négociations annuelles obligatoires » n’ont de négociation que le nom ; le patronat campe sur ses positions, refusent de rendre aux salarié-e-s une partie de l’argent qui leur est volé par le système capitaliste … et ne cède que lorsque l’unité, la détermination, l’action collective des travailleurs/ses et de leurs syndicats modifient le rapport de forces !

Défendre l’avenir de la planète

La soif de toujours plus de profits financiers à court terme, est ce qui guide celles et ceux qui prétendent diriger le monde, et dicter leurs volontés aux peuples. Pour cela, ils n’ont que faire des catastrophes écologiques dont la responsabilité incombe à un productivisme effréné dont ils ne veulent pas sortir, un pillage des ressources naturelles.

Syndicalistes, nous voulons le progrès social pour tous ; lorsqu’on le réserve à une minorité et en mettant en péril la planète, ce n’est pas du progrès ! Nous soutenons les luttes pour des transports écologiques, pour la sortie du nucléaire et l’arrêt des autres industries dangereuses après avoir réglé la question de la reconversion des salarié-e-s qui y travaillent.

Le respect de nos droits, en imposer de nouveaux

Avec le vote de la loi sur les retraites, patronat et gouvernement ont imposé un recul social important. Nous avons pu analyser les raisons de notre défaite dans cette bataille sociale. Cette lutte a aussi montré les potentialités du mouvement social, lorsqu’il s’unit, agit avec détermination, s’organise de manière démocratique et refuse les compromissions. Nous avons des droits : ceux que nous imposons, dans les entreprises et au dehors. Reprenons l’offensive, utilisons notre force collective ! Lire la suite »

Tapie : L’Etat pris la main dans le sac

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/24/tapie-l-etat-pris-la-main-dans-le-sac.html

Tapie est une grande gueule qui, question business, n’a jamais fait rien d’autre que de racheter pour pas un rond des entreprises en faillite. Il vendait aussitôt es actifs fragiles, réinvestissait le fruit de ces ventes sur l’entreprise, lui redonnant ainsi des couleurs très provisoires, et il revendait très vite l’entreprise ainsi dopée, sans avoir investi ni avoir mouillé la chemise. Merci à la loi du grand humaniste Badinter Robert, et merci aux services du grand humaniste Borloo Jean-Louis, avocat du prédateur.

L’affaire Adidas

Les affaires ayant pris de l’ampleur, Bernard Tapie, en août 1990, rachète Adidas pour 1,6 milliard de francs (240 millions d’euros). C’est la gloire. Fin 1992, il entre au gouvernement du socialiste Mitterrand François, et doit se séparer de ses affaires. Il le fait d’autant mieux qu’il les sait fragiles. Il donne mandat à la SBDO, une filiale du Crédit Lyonnais, de vendre et fixe le prix à 2 milliards. 400 millions de francs (610 Millions d’euros) en deux ans pour son génie.

Voici comment, en jouant la procédure et les réseaux, il obtiendra finalement 210 millions d’euros, payés par le contribuable. Et on appelle ça un homme d’affaires… Un mendiant, oui.

La cession est réalisée un an plus tard, en février 1993, à un groupe d’investisseurs… En réalité, ces investisseurs sont des coquilles vides, et c’est une filiale du Crédit Lyonnais qui a conclu. Une banque d’affaires, c’est son job : acheter pour revendre.

En décembre 1994, les coquilles vides manœuvrées par le Crédit Lyonnais revendent les actifs à Robert Louis-Dreyfus, pour 4,4 milliards de fancs. Bernard Tapie, via ses liquidateurs, se réveille et réclame une plus-value dans l’enrichissement dont à profité le sympathique Crédit Lyonnais.

Mais, triste réalité des chiffres, la baudruche se dégonfle, et le groupe de Bernard Tapie est placé en liquidation judiciaire en décembre 1995.

La liquidation de Tapie et le CDR

Dans le même temps, le Crédit Lyonnais plonge, emporté par ses frasques. On crée une scission entre les bonnes affaires, qui restent « Le Crédit Lyonnais » et affaires pourries, confiées au « Consortium de Réalisation (CDR) », une structure étatique à 100%, qui gère entre autres les affaires Tapie.

Les liquidateurs de Tapie attaquent le CDR, es-qualité d’héritier du Crédit Lyonnais, et en 2004, la Cour d’appel de Paris condamne le CDR à verser 145 millions d’euros de dommages et intérêts à Tapie. Le CDR fait appel et, victoire, en octobre 2006, la Cour de cassation casse cet arrêt.

Vous savez comment ça marche. La Cour de cassation ne rejuge pas les affaires. Elle ne s’occupe que de donner la solution juridique. Dans son arrêt de 2006, elle a dit que le Crédit Lyonnais, donc le CRD, n’avait commis aucune faute dans la gestion du mandat. C’est plumeau pour Nanard. Elle renvoie l’affaire à la Cour d’appel de Paris, qui va appliquer la solution juridique dégagée par la Cour de cassation. Pour Tapie, ce sera une main devant, une main derrière, et pour le contribuable « Pas un rond ».

C’est là qu’entre en jeu une certaine élection présidentielle de mai 2007, et un Sarko qui croit alors, que pour assurer sa réélection de 2012, il faut recycler toutes les vieilles mamies du PS : Koukouch au gouvernement, DSK au FMI et Tapie gavé de pognon.

Et c’est là qu’intervient la grande entourloupe

Le CDR, c’est-à-dire l’Etat, a tout gagné devant la Cour de cassation. Il reste une formalité : la Cour d’appel qui va appliquer l’arrêt de la Cour de cassation et dégager Tapie : zéro euro, zéro centime.

Oui, mais voilà. Tapie va pleurer chez Sarko, et lui dit que contre quelques centaines de millions d’euros, il est prêt à quitter la glorieuse Gauche pour adorer la non moins glorieuse Droite.

Et là, c’est l’enchantement.

En décembre 2007, Lagarde renonce à l’arrêt de la Cour de cassation, et décide de s’en remettre à un tribunal arbitral ! La justice d’Etat est bafouée, et permet à Tapie de plaider sa cause en excluant l’arrêt de la Cour de cassation !  Contribuables, sortez-vos chéquiers pour enrichir le plus célèbre des mendiants, Tapie Bernard.

En ce début 2011, l’affaire rebondit.

La Cour des Comptes a réexaminé tout le processus, et elle tombe vite que l’évidence : l’Etat a trahi les contribuables pour arranger Tapie, lequel a déclaré sa flamme à Sarko.

Le gouvernement savait que le reclours à l’arbitrage était illégal. Or, il a organisé cet arbitrage et a renoncé à exercer un recours après la sentence.

La Cour de Comptes, qui juge les comptes mais non les personnes, a saisi la Cour de discipline budgétaire et financière (CDGF), qui juge les personnes, ie les hauts fonctionnaires impliqués dans cette affaire.

Bien sûr, ces hauts fonctionnaires, qui ont signé les documents au nom du CDR, n’ont pas agi de leur propre chef. Les boss s’appellent Lagarde et Sarkozy. Ils ont décidé, contre toutes les évidences et tous les avis donnés, de renoncer à la jurisprudence de la Cour de cassation pour libérait l’Etat de tout paiement pour s’en remettre à une procédure d’arbitrage qui favoriserait Tapie. Lequel manifesterait en retour son amour pour Sarko.

Les hauts fonctionnaires en cause risquent bien de se faire ratiboiser par la Cour de Discipline Budgétaire et Financière, car si j’en lis le rapport de la Cour de comptes, ils ont tout fait pour assurer la magouille. Jean-François Rocchi, président du CDR, avait convaincu le conseil d’administration de cette structure d’abandonner les procédures judiciaires.

Ils vont donc se prendre une dégelée, bien méritée, mais qui ne réglera pas tout.

On passe aux vrais responsables ?

Sarko et Lagarde sont les vrais responsables. Il faut prévoir une saisine de la Haute Cour de Justice. Ca prendra du temps, mais les faits sont tellement limpides que ça va cartonner, un jour ou l’autre.

C’est Christine Lagarde qui a donné l’ordre à Jean-François Rocchi de recourir à la procédure d’arbitrage, alors que les services de Bercy déconseillaient ce choix.

Autre fait grave : la Cour des comptes a exprimé, au moment des faits, dans un référé adressé au premier ministre, ses doutes sur la capacité du CDR à recourir à une procédure d’arbitrage, normalement interdite aux établissements publics.

Résultat de l’arbitrage : 210 millions d’euros sur le patrimoine contrôlé par Tapie (Soit 1,3 milliards de francs pour les 2 milliards réclamés), dont 45 millions de préjudice moral, empoché personnellement et hors impôts, aux frais de l’Etat. Selon d’autres calculs, le chiffre exact serait de 260 millions d’euros.

A l’époque, tout le monde avait dénoncé l’entourloupe pour ce Tapie, qui s’enrichissait en dormant: Adidas acheté .

Selon le Nouvel Obs, Rocchi aurait mis sa démission dans la balance et modifié des procès-verbaux de séance du conseil d’administration pour que le businessman empoche ces indemnités au montant outrageant, alors qu’un recours était possible contre la sentence.

Lagarde avait ensuite raconté : « Mes services m’ont indiqué que après déduction des impôts et des créances détenues par l’Etat 30 millions d’euros devront être réglés au bénéfice des époux Tapie ». Nouveau mensonge, grotesque.

Nanard, tu rends le fric ?

Mais vient l’autre volet. Il faut que Tapie rende l’argent. Sarko et Lagarde ayant refusé d’exercer les voies de recours, la sentence est définitive. Pour revenir sur cette sentence, ne peuvent agir… que les parties intéressées, à savoir Sarko et Tapie ! C’est mal barré… Et il faudrait que le gouvernement prouve qu’il a été fraudé… alors qu’il a été complice du fraudeur de A à Z. Seule l’opinion publique peut faire trembler ces gougnafiers.

Le bureau de la Commission des finances de l’Assemblée, manifestement écœurée par ces magouiles, a décidé de publier un certain nombre de documents qui s’annoncent instructifs : l’ensemble des comptes rendus des auditions qui se sont déroulées sur le sujet en Commission des finances, le rapport d’information rédigé à la demande de la Commission, les référés de la Cour des comptes et les réponses, ainsi qu’une note du Président de la Commission des finances.

Tous ces mecs sont malades de l’argent. Ca les perdra.

Gilles DEVERS

Elections professionnelles SNCF du 24 mars 2011

Les cheminot-e-s confirment la place de SUD-Rail dans l’entreprise : 17,38 % (17,67 % en 2009)

SUD-Rail est le syndicat majoritaire dans de nombreux établissements.

Nous progressons dans plusieurs régions : Clermont-Ferrand, Strasbourg, Chambéry, Paris Sud Est, Rennes, Paris Nord, Paris Rive Gauche, Bordeaux et au Fret.

SUD-Rail devient première organisation dans un Comité d’Etablissement Régional : en Auvergne Nivernais.

Notre implantation demeure inégale : de 23,79 % à l’exécution, à 3,78 % chez les cadres.

La direction s’attaque au syndicalisme SUD-Rail et à l’inverse soutient d’autres courants syndicaux. Ce n’est pas neutre, y compris sur le résultat des élections.

La CGT (37,37 %) continue de baisser : – 1,9 en 2011, – 0,8 en 2009, – 3,9 en 2006.
L’UNSA (21,46 %) gagne + 3,4.
La CFDT (13,76 %) gagne + 2,2.

Comme en 2009, les autres organisations syndicales n’atteignent pas les 10% nécessaires pour être représentatives nationalement :
FO, allié aux ex-CFTC devenus FIRST, obtient 8,58 %.
La CFTC recueille 1,03 % et la CGC 0,4 %.

Près de 75 % des cheminot-e-s ont participé à ces élections ; cela renforce la légitimité des délégué-e-s qu’ils/elles ont choisi-e-s. Rien à voir avec la participation électorale à des scrutins politiques dont sont issu-e-s des « responsables » qui ensuite se permettent de disserter sur la représentativité des syndicats !

La fédération SUD-Rail appelle à renforcer le syndicalisme, pour être plus fort-e-s ensemble ! C’est indispensable, pour l’avenir du service public ferroviaire, pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail … et aussi pour construire les solidarités interprofessionnelles nécessaires pour imposer le partage des richesses.

Le « pacte de l’euro » contre le salariat et au profit de la Finance

http://www.filoche.net/2011/03/14/contre-ce-que-veulent-ump-fn-et-medef-hausse-massive-des-salaires/

Contre ce que veulent UMP, FN et Medef : hausse massive des salaires !

Le Smic horaire en France a été bloqué à 9 euros brut au 1er janvier 2011 (+ 1,6 %) pour la 5° année consécutive. Le salaire médian est de 1500 euros. 95 % des salaires sont inférieurs à 3200 euros. L’inflation est 2,4 % en janvier. Le gaz, l’électricité, l’essence, les loyers, les assurances, tout a augmenté de 3 à 7 %.

Et l’on ne pourrait pas fixer un plafond de revenu limité à 20 fois le Smic ? C’est un commencement pour leur reprendre ce qu’ils nous ont pillé. Aucun humain, aucun, n’a la moindre raison pour justifier qu’il gagne 20 fois plus qu’un autre. C’est un écart déjà énorme. Au delà, c’est intolérable.

Une fois sur LCP (La Chaine Parlementaire) j’avais avancé cette idée. L’employeur et le député UMP qui étaient là m’avaient aussitôt coupé :

« – Mais c’est Pol Pot ! ».

« – Non c’est Roosevelt, en 1942, il avait instauré cette limite et au-dessus, avait imposé une tranche d’impôt à 88 % qui raflait tout. »

«  – Oui, mais c’était une économie de guerre »

«  – Mais vous ne dites pas tous les jours qu’on est en guerre économique ? »

Laurence Parisot, elle, elle dit qu’il « ne faut pas prendre aux riches, de toute façon, ils ne sont pas assez nombreux et il  y a trop de pauvres ». Bien, mais essayons, commençons par là, une hausse des salaires minima, un blocage de salaires maxima, une révolution fiscale, et on verra ensuite quelles autres mesures on prend pour redistribuer les richesses.

Pourquoi l’on ne pourrait pas, du coup, augmenter massivement les salaires de ceux qui produisent vraiment les richesses soit 93 % de la population active ? Il y a 10 points qui ont été pris aux salaires par les profits depuis 25 ans. Cela n’a rien de révolutionnaire, ce n’est que justice de vouloir les reprendre. Ils disaient « – Travaillez, produisez, vous en recevrez des fruits ». Le PIB a doublé en 25 ans, et on n’en pas les fruits, c’est eux qui les ont cueilli.

Le fait que la gauche ne dise rien de fort là-dessus, ne mène pas campagne, laisse du crédit à ses ennemis UMP/FN.

Des millions de gens sont « anti-système », anti-establishment, indignés par ce qu’ils voient ou sentent des inégalités salariales criantes. C’est ce qui les pousse en premier à ne plus vouloir des partis qui ont gouverné récemment en permettant cela, et qui s’apprêtent à le faire sans proposer de le corriger enfin.

Il faut revendiquer un Smic à 1600 euros comme le défend la CGT. Une telle hausse boosterait tous les autres salaires, obligerait à des négociations conventionnelles partout. C’est le moyen le plus simple, le plus direct, immédiat de taxer le capital. Et face à l’inflation, il faut ré indexer les salaires sur les prix, prendre certaines mesures rapides comme la TGIPP flottante, le blocage des loyers, des prix des services publics.

La question des salaires est CENTRALE, c’est la PREMIERE REVENDICATION LEGITIME DE L’IMMENSE MAJORITE DE NOTRE PEUPLE.

Allez, un exemple : près du Puy-en-Velay, 72 salariés d’Interep ont fait grève 12 jours, ils ont gagné 150 euros d’augmentation de salaire mensuelle. Ils avaient baptisé l’entrée de leur usine « Place Tahrir » et installé un grand panneau : Tunisie, Egypte, Interep ».

Cet article a été écrit par Gérard Filoche

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http://blogs.lesinrocks.com/billetdur/2011/03/14/cher-eric-zemmour/

Cher Eric Zemmour,

Bon, fallait bien que t’y passes un jour, à l’entartage attendu de la part d’un journal bobo bien-pensant droit de l’hommiste à la solde des rappeurs anti-Français et des actrices germanopratines pour films d’auteurs marxosodomites subventionnés par Canal+. Fallait bien qu’on te déboîte, Zébulon, petit tourniquet du manège enchanté des médias où tu cumules appointements et postures de martyr, pourfendeur de la « pensée unique » à laquelle tu opposes une pensée inique qui métastase toute la société, par le bas des bistrots comme par le haut des lambris, attaquant bientôt les urnes.

Mercredi 2 mars, tu étais donc le convive triomphant de l’UMP, où tu profitas de la tribune pour te venger du tribunal qui venait de te condamner pour provocation à la discrimination raciale. Tu demandas qu’ainsi soient éradiquées les associations antiracistes, les lois mémorielles et toutes les lois de discrimination qui entravent ta liberté de parlote. Qu’enfin, foutre Dieu, on puisse lâcher du « sale bicot », du « sale négro », que les amis de Faurisson et Dieudonné puissent au grand jour comparer Auschwitz à Disneyland, que les femmes, ces putes, retournent à leur condition naturelle de pondeuses et que Bagatelles pour un massacre et l’oeuvre complète de Jean Raspail figurent dans les programmes scolaires nettoyés de l’influence du polpotisme syndicalo-gaucho-tiermondiste dont tu te rêves l’héroïque résistant.

Le samedi suivant, Marine Le Pen était créditée de 23% d’intention de vote. T’es fier de toi, tête de cul ?

Je t’embrasse pas on n’est pas pol-potes.

Christophe Conte