Archives mensuelles : février 2009

Pendant les visites de Sarkozy : les préfets appliquent le principe de précaution

Vidéo de la visite de Sarkozy à Plastic Omnium, à Sainte-Julie dans l’Ain.

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Article publié par la site Les mots ont un sens ici : http://www.lesmotsontunsens.com

27 février 2009 09:45, Les mots ont un sens, par Napakatbra

Etat de siège.

Jeudi, Nicolas Sarkozy a visité une usine de Plastic-Omnium à Sainte-Julie dans l’Ain. Bouclage total de la région dans un rayon d’au moins 10 kilomètres. Les journalistes en liberté étaient interdits, seules les caméras de TF1 étaient autorisées à tourner… pour toutes les autres chaînes !
Sarkozy, viste dans l’Ain à Plastic Omnium
L’Elysée et les préfectures veillent au grain pour que rien ne vienne ternir l’image du président, dont “la côte de popularité descend aussi vite que le chômage augmente”, dixit William Irigoyen, présentateur d’Arte Info (19:45). La visite a été menée au pas de charge, sans aucun contact avec le personnel de l’usine. “Une vallée morte, bouclée, cadenassée”… les forces de l’ordre ont filtré la circulation dès le petit matin dans un rayon de plus de 10 kilomètres. Circulez.

TF1, seule télévision autorisée

Les journalistes venus par leurs propres moyens étaient systématiquement refoulés. Exit les polémistes et autres échotiers qui sortent du bois sans qu’on les y ait invités. Des fois qu’ils aient l’idée saugrenue d’essayer de compter les condés… Pour avoir le privilège d’approcher le président, le journaliste-modèle devait sagement monter dans le convoi (train + bus) prévu à cet effet : une sorte d'”embedded journalism”, comme on dit à Bagdad. Dans l’usine, seules quelques caméras de TF1 avaient le droit de tourner, pour toutes les autres chaînes télévisions ! Au cas où…

Record à nouveau battu ?

Pas une question n’a été posée aux salariés, ni aux délégués syndicaux. Une rapide table ronde a été organisée avec quelques dizaines de personnes triées sur le volet, costumées et sacrément bien coiffées. Emballez c’est pesé… Il semblerait bien que les records de l’Isle-Adam (600 policiers pour 30 manifestants) et de Daumeray (700 policiers pour 1600 habitants et aucun manifestant) aient été pulvérisés, mais cette fois-ci, le préfet a prévu le coup : silence radio sur les chiffres.

Sarkozy a d’ores et déjà remplacé la quasi-totalité des préfets depuis son arrivée au pouvoir. Et ça se voit ! Mais, finalement, dans ces conditions, ne vaudrait-il pas mieux enregistrer les discours de l’Elysée, sur fond bleu, pour ensuite y plaquer quelques images champêtres… tournées par TF1 ?


Etat de siège dans l’Ain : Sarkozy visite une usine
envoyé par Napakatbra

Journée d’action interprofessionnelle le 19 mars

Communiqué commun des organisations syndicales
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

site_atocollant_ensemble_19_marsL’intervention télévisée du Président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu’à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.

L’annonce d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d’un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le président de la république maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale. Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l’ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.

C’est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.

Elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :
• Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
• Améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales.
• Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
• Préserver et améliorer les garanties collectives.
• Réglementer la sphère financière internationale.

Nous ne paierons pas leur crise : Imposons nos exigences

Changer de logique !

sans_titre-16-52168La crise financière s’est transformée en crise économique mondiale et la récession est là. L’activité économique dans le monde se contracte fortement et les licenciements se multiplient dans tous les pays. Des millions de gens sont brusquement plongés dans la pauvreté, perdent leur logement et voient leur conditions de vie se dégrader fortement.

Si de réelles mesures pour la combattre ne sont pas prises, cette crise n’est pas prête de se terminer. Une spirale récessive risque de se développer : la baisse globale du niveau de vie réduit la demande solvable aux entreprises qui, de plus, pour maintenir leurs profits, l’anticipent, réduisent leurs investissements et licencient leurs salariés, aggravant ainsi la situation. Dans ces circonstances, la crise financière risque de rebondir, aggravant encore la crise économique.

Cette crise n’est pas simplement le produit du comportement cynique et cupide de quelques acteurs de la finance. La financiarisation de l’économie trouve son origine dans une baisse continue de la part de la richesse produite revenant aux salariés, dix points en un quart de siècle dans les pays développés.

L’explosion des profits financiers des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires a créé les conditions de la financiarisation de l’économie. La déréglementation des marchés financiers, avec la liberté totale de circulation des capitaux et le développement des paradis fiscaux, a permis à la crise de s’étendre au monde entier. Lire la suite »

Travailler tue en toute impunité : pour combien de temps encore ?

Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues. Le nombre officiel des maladies professionnelles reconnues a explosé : 13 658 en 1996, 52979 en 2005. Le nombre d’accidents du travail graves et mortels reste très élevé : 537 décès en 2006, soit 13% de plus en un an. Ces chiffres officiels sont – on le sait – grandement sous-estimés en raison notamment d’une importante sous-déclaration. Les suicides directement liés au travail sont estimés à 400 par an, pour la plupart non reconnus comme accidents du travail. Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune protection, à des produits connus pour être cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer avant 65 ans qu’un cadre supérieur.

> Cette situation ne tombe pas du ciel : elle est le résultat de politiques d’entreprises, tant privées que publiques, pour lesquelles les coûts sociaux doivent être toujours plus compressés. Ces politiques ont privilégié et généralisé la sous-traitance, et intensifié le travail comme jamais depuis de nombreuses  décennies. Et l’inspection du travail comme la médecine du travail n’ont toujours pas les moyens d’assurer leurs missions.
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Notre journal: Le Lien (Février 2009)

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Il est en cours de distribution.

Si vous souhaitez en recevoir un exemplaire, demandez le nous sur cette page

Le journal est réalisé par le bureau de la section, vous y trouverez au sommaire:

Edito
Le chemin de fer
Le dépecage continue
SUD-Rail, ennemi public
Le coin du retraité
Le COR cogite et suggère, gare !
Contre réforme des retraites…
La retraite d’office : 70 ans
Pour les retraités que dalle !
Actualité socio-économique
La piste aux étoiles : la crise…
Les goinfres !
Un baromètre social : la fièvre
Grèves… universités, Guadeloupe
Les indicateurs
Environnement
Grenelle II, pas mieux !
Déplacements urbains
Environnement et emploi
Santé
Les cancers professionnels
Baisse des remboursements
L’écho culturel
Didier Daenincks, polars sociaux
Le système des inégalités
Gare au travail

Construire la grève générale interprofessionnelle

Nous étions des millions dans l’action le 29 janvier : construisons la suite !

Grèves générales ensite_petit_-_les_echos Guadeloupe, Martinique et Réunion

Les économies d’outre mer restent organisées sur un mode colonial, autour de l’import- distribution, et non de la satisfaction des besoins de la population locale. Chaque année, des hectares de terres agricoles qui font vivre la population disparaissent au profit de hangars ou d’entrepôts, la discrimination à l’embauche laisse la population locale au chômage… Une grande richesse pour quelques-uns, descendants des esclavagistes d’hier et propriétaires de la plupart des entreprises, … et la misère pour presque tous.

Depuis le 20 janvier, la Guadeloupe est en grève générale à l’appel de 52 organisations réunies dans un Comité contre l’exploitation outrancière (LKP) qui réclame notamment une baisse du prix des produits de première nécessité, des impôts et des taxes, des carburants, ainsi qu’une hausse du salaire minimum de 200 euros.

Les organisations syndicales et associatives Martiniquaises se sont constituées en un “Collectif du 5 février” et la grève générale a démarré le 5 février, contre la vie chère. Le 12 février à la Réunion, un collectif de 25 syndicats, associations et partis politiques a appelé à une journée de mobilisation contre la vie chère, le 5 mars prochain et à construire une grève générale.

Déjà, le collectif Liyannaj kont pwofitasyon (LKP), les guadeloupéen-ne-s en grève, ont réussi à faire ce qu’aucun mouvement n’avait réussi depuis bien des années : obliger patronat et gouvernement à négocier sur la base des revendications syndicales. Des acquis sont d’ores et déjà obtenus, mais il demeure les points essentiels, tout ce qui concerne les augmentations de salaires, pensions, minima sociaux.

Face à cette situation, le gouvernement français envoie, fait revenir puis repartir et encore rentrer le secrétaire d’Etat à l’Outremer, Yves Jégo. Il joue la carte du pourrissement, de la provocation, et dans le même temps envoie sur place un grand nombre de militaires pour préparer la répression … Quant au patronat, il entonne un de ses airs favoris « il faut que le gouvernement nous aide », oubliant de parler des milliards accumulés en exploitant les travailleurs/ses de Guadeloupe, de Martinique, et d’ailleurs !

Grèves des chercheurs/ses, universitaires et étudiant-e-s

Etudiant-es et personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, sont mobilisé-e-s depuis des semaines. Au-delà de la dérèglementation des statuts et des rémunérations, de la dégradation généralisée des conditions de travail et d’étude, de la dévaluation des formations, l’objectif du gouvernement est de casser le service public d’Enseignement Supérieur et de Recherche afin de le céder aux intérêts marchands. Lire la suite »