Archives mensuelles : janvier 2010

Défendre et améliorer les retraites : c’est possible

Défendre et améliorer les retraites : c’est possible
avec une autre répartition des richesses

Nicolas Sarkozy, dans son intervention du 25 janvier, a affirmé vouloir maintenir le niveau des pensions et le système par répartition, et être ouvert à toutes les solutions ! Pour cela, MEDEF et gouvernement devraient s’attaquer enfin à l’inégale répartition des richesses, aux dividendes faramineux des actionnaires, aux écarts de salaires monstrueux, à la liberté de licencier qui fait exploser le taux de chômage et mine les recettes de l’assurance vieillesse… Ce n’est sans doute pas la voie qu’ils vont choisir ! Nous ne sommes pas naïfs : les réformes antérieures ont conduit à une baisse du niveau des pensions qui va se poursuivre dans l’avenir. Au contraire, il faudrait largement
améliorer la situation des retraité-es puisqu’un million vivent en dessous du seuil de pauvreté, qu’une femme retraitée sur trois touche moins de 700 € par mois et que 600 000 personnes âgées dépendent du minimum vieillesse…
Patronat et gouvernement ont divisé pour régner
1993 : Diminution des pensions du régime général (secteur privé) de 20% en les calculant sur la moyenne des salaires des 25 meilleures années, au lieu des 10, en les indexant sur les prix et non plus les salaires, en attribuant une pension complète pour 40 années de cotisation au lieu de 37,5 ans. Et en les réduisant d’une décote de 5% par année manquante !
2003 : la Fonction publique subit le même sort et ne conserve qu’un seul avantage, le calcul de la pension sur le salaire des 6 derniers mois. Public et privé passent alors à 41 ans de cotisation et même plus avec un dispositif augmentant automatiquement cette durée des deux tiers de l’augmentation de l’espérance de vie.
2007 : À leur tour, les régimes spéciaux sont victimes de la contre-réforme.
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement annoncent, pour tous les salarié-es du privé comme du public, une nouvelle régression du droit à la retraite. Dans le même temps, il favorise les inégalités en laissant faire, voire en justifiant, les salaires scandaleux des hauts dirigeants, et le niveau de profits jamais atteints pour les actionnaires. Il y a 20 ans, la masse salariale (salaires et
cotisations sociales dont la retraite) représentait 70% de la richesse produite (PIB), contre 60% aujourd’hui. Cette baisse de 10 points de PIB (180 milliards d’euros chaque année) de la part des salaires dans la richesse produite doit être récupérée pour les salaires, la protection sociale (dont les retraites).
L’Union syndicale Solidaires s’est adressée aux autres organisations syndicales et considère qu’il y a urgence à construire une mobilisation générale interprofessionnelle pour imposer une meilleure répartition des richesses, pour permettre l’équilibre des systèmes de retraite, pour refaire tourner la roue de l’histoire à l’endroit !
144 boulevard de la Villette – 75019 Paris Tel : + 33 (0) 1 58 39 30 20 – Fax :+ 33 (0) 1 43 67 62 14
www.solidaires.org

DESSIN D’ACTUALITE

dessin d'actualitéPatrick Mignard

Retraites : résistance !

Non à la capitulation sociale-démocrate

samedi 23 janvier 2010, par  Olivier Bonnet <http://www.plumedepresse.net/spip.php?auteur2>

Camarades, l’heure est grave.

François Chérèque a repris le flambeau gouvernemental. Le grand dirigeant de la CFDT, fils de Jacques, a déclaré qu’il veut un débat “sans tabou sur les retraites… Et comme un bonheur n’arrive jamais seul pour Sarkozy, Martine Aubry, lamentable dirigeante “socialiste” comme son papa Jacques, a également déclaré : “On doit aller très certainement, on va aller très certainement vers 61 ans ou 62 ans.”

” Effectivement, le PS s’apprête à jeter la réforme Mitterrand dans les poubelles de l’Histoire. D’ailleurs, la spécialiste au PS, Marisol Touraine, a précisé : “Il n’y a pas de sujet de tabou, pas plus celui de l’âge que d’autres. (…) Le PS est pleinement conscient de la nécessité d’une réforme, on ne pourra pas nous taxer d’immobilisme.”

Un discours apprécié par Chérèque qui a salué : “l’évolution du discours à gauche, notamment au Parti socialiste. (…) C’est une bonne chose que le PS pose les vraies questions en évoquant l’augmentation de la durée du travail

La chef du Medef se réjouit déjà en avouant que le sujet est : “beaucoup plus consensuel qu’on ne le dit.” Dame Parisot indique qu’un débat sans tabou permettra de : “commencer à réfléchir à d’autres systèmes que la répartition

source : Les Echos et source : AFP. Lire la suite »

Retraites:Solidaires s’adresse aux autres syndicats

Unifions-nous, pour défendre notre système de retraite et mieux partager les richesses !

Le 22 janvier 2010,

Cher-e-s camarades,

En ce début d’année 2010, chacun peut faire le constat que patronat et gouvernement continuent leurs attaques contre les salarié-e-s : licenciements, salaires et pensions quasiment bloqués, conditions de travail qui se détériorent, répression contre les mouvements sociaux, destruction des services publics, etc.
Nos initiatives intersyndicales ont permis des actions nationales très fortes au premier trimestre 2009. Or, la situation sociale aujourd’hui mérite une réponse syndicale, du même niveau et dans la durée. Nous sommes conscient-e-s que ceci doit se reconstruire, suite à l’absence d’initiatives syndicales interprofessionnelles nationales depuis trop longtemps.
Le président de la République et le gouvernement ont annoncé clairement leur volonté de faire de 2010 un rendez-vous crucial pour l’avenir du système de retraites. D’ores et déjà, le report de l’âge de départ à la retraite est envisagé. Dans cette situation, la responsabilité du mouvement syndical est immense. Pour l’Union syndicale Solidaires, il y a urgence à mener campagne sur la question des retraites. Lire la suite »

DESSIN D’ACTUALITE

dessin d'actualitéPatrick Mignard

Lettre à Roselyne

Madame la Ministre de la Santé et des Sports
14, avenue Duquesne
75700 PARIS

Bxxxxxxxxx le 22 décembre 2009

Madame la Ministre de la Santé et des Sports,

Je viens de recevoir votre lettre me demandant de participer à l’immense partie de piquouze que vous organisez…

Je constate qu’en ce qui concerne le gaspillage des deniers publics, vous tenez en ce moment lepompon. D’ailleurs vous semblez, avec vos collègues ministres actuellement aux affaires et avec notre Président monté sur ressorts, extrêmement doués en la matière…

Ce virus, que vous nous présentez comme la pire des calamités, n’est ni plus ni moins dangereux que tous les autres virus passagers que l’humanité a fréquenté depuis des milliers d’années. Et, à ce jour, il a fait, sur les personnes dans lesquelles il est passé, bien moins de morts que la canicule de l’été 2003…

Vous avez commandé et payé au prix fort 94 millions de doses d’un vaccin dont vous saviez très bien que quelques millions de doses auraient largement suffi à l’affaire…

A cela s’ajoute, pour faire passer la pilule, si je peux m’exprimer ainsi, la pire des organisations pour faire ‘filer’ sur le plus grand nombre les doses en surnombre volontairement commandées. Je passe sur les avatars des débuts, au moins c’était marrant. A force de ne savoir que casser tout ce qui marchait à peu près bien depuis des dizaines d’années, vous et vos semblables ne savez même pas organiser une petite piquouze sur quelques milliers d’autochtones sans foutre un Bordel digne de la défaite de 1870 ou de celle de 1940. Ce n’est pas la peine d’avoir des diplômés plein les tiroirs pour agencer un tel foutoir qui a fait se bidonner des millions de téléspectateurs tellement cela était égal aux anciennes péripéties clownesques des jeux télévisés…

D’ailleurs, je suis un peu surpris, que devant une telle pagaille vous n’ayez pas accusé les socialistes en disant que c’était la faute des 35h ou peut-être même celle des gauchistes de Tarnac, vous êtes d’habitude si douée pour vous dédouaner de vos réelles responsabilités… Lire la suite »

Les retraité-e-s dans la rue le 24 février.

Communiqué UNIRS

L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) appelle les retraitées et les retraités à participer aux actions unitaires du 24 février initiées par les unions confédérales de retraités CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC et la FGRFP.

Pour un nombre de plus en plus important de retraités, la question du pouvoir d’achat est essentielle. La dégradation régulière du niveau des retraites et des pensions par rapport à l’évolution des prix et du coût de la vie conduit de plus en plus de personnes âgées à des difficultés financières quotidiennes. Les choix qui doivent être faits, compte tenu de moyens financiers insuffisants, mettent parfois en cause l’état de santé des personnes. Il y a urgence à une augmentation des retraites, et particulièrement des plus basses. Les politiques patronales et gouvernementales sont irrecevables quand on voit tous les jours l’indécence de certaines rémunérations, l’énormité de certains profits et le laxisme gouvernemental quant à leur participation aux dépenses communes par l’impôt et par les cotisations sociales. L’UNIRS estime indispensable un changement fondamental dans les choix économiques, sociaux et budgétaires pour aller notamment vers un autre partage des richesses. Lire la suite »

Le milliard des mutuelles sera financé par les assurés sociaux

Le reste à payer pour les familles est en forte augmentation

Source : La Lettre de l’UNAM 04/01/2010(Union Nationale Alternative Mutualiste).

Nous appelons reste à payer hors Sécu la somme du reste à charge directe des ménages et du financement par les complémentaires santé. Nous pensons que ce concept est intéressant car il additionne ce que payent directement les citoyens et leurs familles et le remboursement de la complémentaire santé qui est assis sur un financement hors de la solidarité nationale.
Ce reste à charge est passé, selon la FNMF, de 21,6% en 2005 à 23,1% en 2008. Dans la même période, la part Sécu baisse de 1,5%. La solidarité recule donc !
Tout cela corrobore bien la tendance à la marchandisation et à la privatisation du remboursement des soins.
Nous apprenons qu’un mutualiste en Affection de Longue Durée a un reste à charge direct environ 1,7 fois plus grand qu’un mutualiste hors ALD.
Nous apprenons également que les remboursements des dépassements d’honoraires représenteraient pour chaque personne protégée un coût de 96,5 euros sur les 395,20 euros représentant le coût total de la personne protégée.
On voit bien là que la tendance inflationniste des dépassements d’honoraires est largement soutenue par les complémentaires santé.
Comme quoi la privatisation de la médecine libérale va de pair avec celle du remboursement des soins.
Le vote de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2010 aura, selon les documents de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF), comme conséquence un accroissement de 3,9% des cotisations des mutuelles.
Quand on sait que le remboursement des mutuelles n’est pas assis en général sur un financement solidaire, nous voyons là une des causes du départ en vrille des inégalités sociales de santé.
Pire, la Direction des Garanties Mutualistes et de l’Assurance-Santé (DGMAS) de la FNMF, estime que cela pourrait atteindre 7% si on tient compte du « rattrapage » que certaines mutuelles vont faire pour tenir compte de l’augmentation de la taxe sur les cotisations.
C’est le fameux milliard des mutuelles qui sera donc totalement financé par les assurés sociaux et non par les seules complémentaires santé.

Dessins d’actualité 17/01/2010

Patrick Mignard

LA NOTE HEBDO N° 23 du 15 janvier 2010

En complément à notre journal  Le lien du retraité, nous vous proposons une note hebdomadaire. Souvent au fil de nos diverses lectures quotidiennes, divers articles nous semblent être intéressant à connaitre soit pour l’info qu’ils livrent, soit pour les idées qu’ils contiennent. Il nous apparait dommage de rester en tête à tête avec alors que la période mérite que nous en ayons connaissance ou que nous en discutions. Bonne lecture.


Note Hebdo

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Pour lire, imprimer ou télécharger la lettre hebdo n° 23, c’est ici