Archives mensuelles : février 2010

Le 24 février, les Retraité-e-s seront dans la rue

Les Unions syndicales de retraité-e-s CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires,et la FGR-FP appellent à manifester dans toute la France, le 24 février, pour la revalorisation des pensions.

Régime général, fonctionnaires, régimes spéciaux, tous les retraité-e-s subissent :

  • les effets des contre-réformes des retraites,
  • l’insuffisance de la revalorisation des pensions,
  • les nombreuses hausses qui amputent toujours plus le pouvoir d’achat (franchises médicales, forfait hospitalier, prix alimentaires, etc).

Sur 14 millions de retraité-e-s, 4 millions ne perçoivent que 580 euros par mois …
Plus d’un million de retraité-e-s, dont une majorité de femmes, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le minimum vieillesse concerne 600.000 personnes. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) à 677 euros par mois est toujours en dessous du seuil de pauvreté.

Les moyens financiers existent : des milliards trouvés en quelques jours l’an dernier pour « sauver » les banques ; la fraude fiscale ; le bouclier fiscal pour protéger les plus riches ; les bénéfices qui s’accumulent (y compris dans les entreprises qui licencient) ; les exonérations decotisations sociales accordées aux employeurs, sans contreparties en matière de créations d’emplois, et qui sont autant de recette absentes
pour les budgets de la Sécurité sociale. etc.
La retraite, ce n’est pas une aide, une aumône, un secours !
La retraite, c’est la suite de notre salaire qui nous est dû après des années de fatigues et d’exploitation dans les entreprises, les services publics, et les administrations, en dégageant de la richesse économique trop souvent accaparée pour rémunérer les actionnaires plutôt que les salariés.
L’urgence est bien à un autre partage des richesses.
Ensemble, solidaires, les retraité-e-s se rassemblent et manifestent partout en France le 24 février.


A Paris, rassemblement à 14 heures devant l’Assemblée nationale, place E. Herriot.

A Lille à, 11h devant la préfecture.

En Vendée, à 10h devant la préfecture.

A Bordeaux, à 10heures Rassemblement, Place Stalingrad, BORDEAUX Bastide ( Place Stalingrad- puis Quai de Queyries (Sud-Ouest vers 11 H., puis Maison cantonale de La Bastide pour rencontre avec des parlementaires).

DESSIN D’ACTUALITE

dessin

Patrick Mignard

Destruction du service public ferroviaire, le gouvernement persiste et signe !

Paru le samedi 13 février au journal officiel, un Arrêté du 11 février 2010 octroie une licence d’entreprise ferroviaire à la société VEOLIA TRANSPORT RAIL valable pour effectuer des services de transport de voyageurs.

Ce nouveau coup en douce du gouvernement servira d’abord à fragiliser le service public de transport ferroviaire de voyageurs. Soumis aux directives libérales de la commission européenne et en adéquation avec les différents paquets ferroviaires écrits et acceptés par les différents gouvernements français, le gouvernement Fillon/Sarkozy met en place une nouvelle attaque contre le service public.

La logique libérale obéit à une logique que la logique ignore. Pour faire mieux, il convient de faire moins bien comme l’ont démontré les expériences de libéralisation mises en place dans plusieurs pays européens. Le libéralisme n’a rien à faire du service public, sa seule finalité est de donner un maximum de dividendes aux actionnaires, pas de répondre aux besoins sociaux, environnementaux et d’aménagement du territoire. Cet arrêté est à mettre en parallèle avec le récent rapport de la Cour des Comptes qui dénonce les “rigidités” statutaires des personnels de la SNCF incompatible avec un libéralisme débridé qui pressure de plus en plus les salariés et dégrade de manière criminelle les conditions de travail des salariés.

Pour SUD-Rail, les manœuvres du gouvernement rendent bien compte d’une volonté de détruire le statut des salariés de la SNCF pour supprimer de soit-disantes contraintes dont le seul inconvénient est de diminuer la rente versée à des actionnaires privés qui ne voient pas plus loin que leurs plus-values immédiates au mépris du service à rendre aux usagers.

DESSIN D’ACTUALITE

dessin d'actualité

Patrick Mignard

Bloquer les camions pour sauver le service public ferroviaire Fret

BLOCAGE

REFORME DES RETRAITES: çà commence

30 janvier 2010

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Texte 1 sur 126

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DE L’ÉNERGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE LA MER, EN CHARGE
DES TECHNOLOGIES VERTES ET DES NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT
Décret no 2010-105 du 28 janvier 2010 relatif à la limite d’âge des agents de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens
NOR : DEVT0902550D


Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat,
Vu la loi no 53-611 du 11 juillet 1953 portant redressement économique et financier ;
Vu le décret no 53-711 du 9 août 1953 relatif au régime des retraites des personnels de l’Etat et des services publics, notamment son article 5 ;
Le Conseil d’Etat (section sociale) entendu,
Décrète :
Art. 1er. − La limite d’âge à laquelle les agents du cadre permanent de la Société nationale des chemins de fer français et de la Régie autonome des transports parisiens sont admis à la retraite est fixée à soixante-cinq ans.
Art. 2. − Le décret no 54-24 du 9 janvier 1954 portant règlement d’administration publique pour l’application aux agents de la Société nationale des chemins de fer français du décret du 9 août 1953 relatif au régime des retraites des personnels de l’Etat et des services publics et le décret no 54-23 du 9 janvier 1954 portant règlement d’administration publique pour l’application aux agents de la Régie autonome des transports parisiens du décret du 9 août 1953 relatif au régime des retraites des personnels de l’Etat et des services publics sont abrogés.
Art. 3. − Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat et le secrétaire d’Etat chargé des transports sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 28 janvier 2010.

Par le Premier ministre : FRANÇOIS FILLON

Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat : JEAN-LOUIS BORLOO

Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat : ERIC WOERTH

Le secrétaire d’Etat chargé des transports : DOMINIQUE BUSSEREAU

NOUVELLE REFORME DES RETRAITES

DESSIN D’ACTUALITE

Patrick Mignard