Archives mensuelles : février 2011

Plus de 1.000 tonnes d’antibiotiques administrées aux animaux d’élevage en 2009

http://www.20minutes.fr/article/677987/planete-plus-1000-tonnes-antibiotiques-administrees-animaux-elevage-2009

Un vétérinaire vaccine une vache contre la fièvre charbonneuse, le 21 août 2008 dans une ferme du Doubs.

Un vétérinaire vaccine une vache contre la fièvre charbonneuse, le 21 août 2008 dans une ferme du Doubs. AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

ALIMENTATION – En conséquence, les cas de résistance à l’action des antibiotiques se développent chez l’homme…

Non contents d’être accusés de la prolifération des algues vertes en Bretagne, les élevages porcins français sont montrés du doigt pour leur rôle dans le développement de l’antibiorésistance.   Ce phénomène de résistance à l’effet des antibiotiques, en forte croissance chez l’homme, serait en partie dû à la consommation d’antibiotiques dans la viande. Le rapport annuel de l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), publié en février, chiffre à plus de 1.000 tonnes la quantité d’antibiotiques vendue en France pour les animaux en 2009.

Le record de médicaments ingérés revient aux porcs: 44% des antibiotiques vendus étaient destinés aux élevages porcins. Suivent les volailles (22%), puis les bovins (16%) et les lapins (8%). Même si la consommation d’antibiotiques baisse par rapport à 2008 (-3,9%), elle a augmenté de près de 13% depuis 1999.

Record européen du taux de résistance aux antibiotiques

Selon l’INVS (Institut de veille sanitaire), «50 % des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux, pour les soigner ou favoriser leur croissance et ainsi accroître le rendement en viande». Problème, les antibiotiques contribuent à l’apparition de bactéries résistantes qui peuvent se transmettre à l’homme via l’alimentation. «Elles peuvent être rejetées dans l’environnement avec les excréments animaux, être présentes dans l’eau, contaminer la viande lors de l’abattage et se retrouver dans nos assiettes si la température de cuisson est insuffisante pour les détruire», précise l’INVS.

L’ANMV met aussi en garde contre le développement de  l’antibiorésistance, qu’elle qualifie de «problème de santé publique concernant aussi bien la médecine humaine que la médecine vétérinaire». Selon un rapport parlementaire de 2006 sur les malades nosocomiales, «la France détient, en Europe, le record du taux de résistance aux antibiotiques, soit 50 % pour la pénicilline et 28 % pour la méticilline utilisées respectivement contre le pneumocoque et le staphylocoque doré, qui constituent les principales bactéries à l’origine des infections nosocomiales».

Audrey Chauvet

Les sept ratés de l’affaire de Tarnac

Rebondissement dans l’affaire de Tarnac : Julien Coupat et Yldune Lévy vont porter plainte contre la police pour faux et usages de faux en écriture publique, subornation de témoin et interceptions illégales.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/60583/date/2011-02-27/article/tarnac-le-jeu-des-sept-erreurs/

Un nouveau round commence dans le combat qui oppose le “groupe de Tarnac”, mis en examen pour des actes terroristes, aux policiers et juges chargés de l’enquête. Après avoir demandé la requalification des faits en simples sabotages – refusé en mai 2009l’annulation de pièces de la procédure – refusé en octobre 2010 – et la réalisation de plusieurs actes d’enquête qui pourraient les disculper – refusé ou ajourné – les mis en examen passent à l’étape supérieure.

Selon les informations recueillies par Les Inrocks, ils vont déposer trois plaintes (contre X mais visant clairement les policiers de la sous-direction antiterroriste, Sdat) pour interceptions illégales, subornation de témoin et surtout faux et usages de faux en écriture publique.

Julien Coupat et Yildune Lévy espèrent ainsi démontrer devant la justice que le procès-verbal de leur filature, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, et les versions policières successives tendant à le contredire plutôt qu’à le confirmer, constituent une manoeuvre de la Sdat pour affirmer leur culpabilité sans preuve.

Cette nuit-là, une vingtaine d’agents de la Sdat et de la DCRI suivent une Mercedes occupée par deux “membres de la mouvance anarcho-autonome”, en Seine-et-Marne. Ils voient le couple s’arrêter dans une pizzeria, dormir dans la voiture à Trilport puis reprendre la route avant de stationner près d’une voie ferrée sur la commune de Dhuisy. Puis, leur véhicule retourne à Paris. Au petit matin, près du lieu où s’était garée la Mercedes, le passage du premier TGV provoque une gerbe d’étincelles qui attire l’attention des policiers. Les suspects sous surveillance ont-ils commis un acte de sabotage ?

Sur la foi du procès-verbal de filature, désormais connu sous le nom de “PV 104”, Julien Coupat et Yldune Lévy sont arrêtés, mis en examen et écroués pour direction d’une association de malfaiteurs à vocation terroriste. Il n’y a eu ni morts ni blessés, aucun train n’a déraillé. Ni photos sur les lieux, ni traces ADN, ni aveux ne viennent prouver leur culpabilité. Deux ans et demi après l’ouverture de l’enquête, dix personnes sont mises en examen.

Le récit de cette nuit varie selon les policiers interrogés et les contradictions apportées par la défense. Le déroulement de ces quelques heures reste si flou que le juge d’instruction a exigé des policiers, un an après les faits, qu’ils s’expliquent sur le compte-rendu. Ils ont rendu leur rapport en juin. “Les nouvelles pièces d’exécution, qui devaient ‘préciser’ certains points incohérents de l’enquête de police, n’ont ajouté que de nouvelles invraisemblances”, estiment les avocats des mis en examen.

Montage policier ou travail de cochon ? En tout cas, le résultat décrédibilise largement le professionnalisme de la police antiterroriste. Les impossibilités temporelles, incohérences et questions sans réponses ont donc décidé Julien Coupat et Yldune Lévy à porter plainte pour faux et usages de faux en écriture publique. Ce crime, s’il est commis par des personnes dépositaires de l’autorité publique, peut être puni de quinze ans de prison et 225 000 euros d’amende. Ils portent aussi plainte pour subornation de témoin : une connaissance de Coupat avait anonymement témoigné contre eux avant de se rétracter, parlant de pressions policières. Une plainte pour des écoutes illégales de l’épicerie de Tarnac, effectuées avant le début de l’enquête préliminaire et découvertes par hasard par un agent de France Télécom, complète le tableau. Lire la suite »

Sarkozy encore plus libéral en 2012 ?

http://www.intox2007.info/index.php?post/2011/02/27/sarkozy-encore-plus-liberal-en-2012

 

Sarkozy encore plus libéral en 2012 ? En effet les libéraux de l’UMP sont en rut et à la manoeuvre, avec Hervé Novelli et le multi-carte Copé comme opérateurs en chef :”Le président souhaite des idées qui le fassent gagner!

Cette photo illustre bien le concept du libéralisme, le libéral est à l’abri et des mesures coercitives sont necéssaires pour maintenir ses privilèges pendant que le reste de la société est soumis à la mouise et que le système fonctionne. Ces mesures coercitives ça peut être le camp, un stade ou des prisons dans le Chili des années 70 avec expérimentation libérale des chicago boys . Ou alors des coups de matraque sous Tatcher. L’arme la plus vicieuse, c’est la précarité forcée baptisée flexibilité, opposée de facto dans la novlangue à la rigidité, donc le béton soviétique en gros.

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Et on que constate le JDD qui bien sûr tout compris, et ici la salive du journaliste n’apparait pas, mais ne doutons pas de sa satisfaction. On y trouve en plus le rappel aux vilaines 35 heures.

En contrepartie de la flexibilité sur le temps de travail et les contrats de travail, les entreprises perdraient “progressivement”, sur une période de cinq ans, une partie des allègements de charges correspondant à la facture des 35 heures pour l’Etat. Hervé Novelli en détermine le montant à 12 milliards d’euros, soit le coût des ristournes Aubry en 2002.

Et voilà le tour de passe-passe : Encore plus de flexibilité sur le temps de travail (déjà explosé : temps partiel, cdd etc..) et condamné par l’UE. Et sur les contrats de travail qui le sont déjà. Rappelons que 8 embauches sur 10 se font en CDD «CDD et intérim, constituent la première variable d’ajustement de l’emploi aux variations de l’activité économique». Le truc est donc déjà doté d’une grosse variable d’ajustement. Que peuvent ils donc rajouter comme flexibilité ? l’abolition de la durée du travail ? déjà en projet avec suppression des RTT à la clé. Lire la suite »

Huiles de schiste : voyage au pays de l’or noir, à 60kms de Paris

Vu, (et approuvé) sur le site:  http://owni.fr/#aujourd-hui

A moins de 60 kms de Paris, les sociétés Toréador et Vermilion ont débuté en toute discrétion une campagne d’exploration pour des huiles de schiste, forant dans la source d’eau potable de centaine de milliers de Franciliens. img

A Paris, on n’a pas de pétrole. En tout cas pas à moins de 60 kilomètres de Notre-Dame. Il faut partir à l’Est, dépasser Meaux et La-Ferté-sous-Jouarre, ignorer les hameaux emmitouflés de forêt le long de la D204, continuer après le chapelet de vieilles fermes de La Butheil en direction de Rebai et ralentir pour regarder attentivement à droite quatre talus entourés de piquets de bois.

C’est là que Toréador, société pétrolière propriété du fonds d’investissement du frère de Patrick Balkany, espère faire fortune en tirant du pétrole des couches de schiste sous le plateau de la Brie. Et, jusqu’ici, le ministère n’a rien fait pour freiner ses ambitions. Surtout pas prévenir les habitants du coin !

Pour qu’ils l’apprennent il aura fallu beaucoup de chance et un débat national lancé par la révélation de l’exploration massive dans le Sud de la France en vue del’extraction de gaz de schiste. Depuis quelques jours cependant, les mouvements de camions se sont calmés en Seine-et-Marne : histoire de désamorcer une polémique explosive en période de campagne pour les élections cantonales, Nathalie Kosciusko-Morizet a demandé l’arrêt des opérations dans toute la France jusqu’au 15 avril. Une simple pause. A la mairie de Doue, sur le territoire de laquelle Toréador a installé une de ses trois plates-formes du département (pour celles qui sont connues), une lettre de la préfecture est parvenue à la mi-février annonçant l’arrivée de véhicules et la reprise des travaux pour le lendemain de la fin du « moratoire » décrété par la ministre. Rien d’inhabituel dans ce petit coin de Seine-et-Marne où toutes les étapes de la procédure ont été soigneusement dissimulées aux habitants et aux élus.

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COMMANDE DE VIN DE BORDEAUX

A  la  demande  de  nombreux  adhérents,  la  liaison  nationale  Retraité-e-s  met  en  place l’organisation d’une commande de vin de Saint-Emilion (à passer avant le 14 mars 2011 !).

Les  vignerons  Anne-Lise,  Pierre  et  Olivier  sont  membres  de  la  Confédération  Paysanne  et travaillent sur leur propriété familiale depuis plusieurs générations.

Plus  qu’un  vin  le  château  Moulin  de  Lagnet  est  un  état  d’esprit  qui  commence  par  une complicité  avec  notre  environnement.  Faire  vivre  nos  sols  par  le  labour,  protéger  nos  vignes sans  produit  chimique,  offrir  un  plaisir  sain  pour  satisfaire  aux  exigences  de  la  Certification Biologique (contrôle Ecocert).
Bonne dégustation !

Si vous souhaitez bénéficier du prix départ de propriété, merci de réserver en renvoyant le bon de commande avant le 14 mars 2011
La livraison sera faite à la fédération SUD-Rail le 23 mars et le 7 avril. Règlement à la livraison par chèque ou espèces.

Liaison Retraité-e-s    le 24/02/2010


Télécharger le bon de commande au format PDF ci dessous

Commande2011


Appel à pétition

Notre ministre Mme Bachelot a validé l’ordonnance Ballereau du 15.01.2010; les conséquences sont catastrophiques…

Au plus tôt en 2013 et au + tard en 2016, les laboratoires d’analyses médicales de proximité, VOTRE laboratoire et tous les autres auront probablement DISPARU au profit d’USINES à analyses (une par département pour les départements qui le “méritent”; pour les départements les + ruraux il faudra faire un peu + de route…).

Pourquoi ?
Et bien en vertu d’une ordonnance parue en 2010 qui livre le “marché” de l’analyse médicale aux FINANCIERS du CAC 40…

Parmi ces groupes financiers qui ont déjà largement entamé les rachats massifs de labo, figurent des assurances de santé privées, peut-être la vôtre, qui auront ainsi accès à vos données médicales et pourront “personnaliser” vos factures…

Il y a une solution pour s’opposer à ce scandale : FAIRE CIRCULER massivement et SIGNER cette pétition http://www.touchepasamonlabo.com/php/index.php

50 000 signatures à ce jour ; c’est peu dans l’absolu mais au vu de la discrétion de cette ordonnance, c’est beaucoup !

C’est parce que très peu de gens sont au courant que cette réforme peut passer ; il faut donc la REVELER au grand jour : DIFFUSEZ CE MESSAGE, DIFFUSEZ LE LIEN DE LA PETITION :http://www.touchepasamonlabo.com/php/index.php
SIGNEZ ET FAITES SIGNER !!!
Cordialement.
Annie Vatré
Médecin biologiste

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> Ligue des Droits de l’Homme
> Fédération du Rhône
> 5 place Bellecour
> 69002 Lyon

>
ldh.rhone@gmail.com

TOUCHE PAS À MON MAÏS

Salon de l’agriculture…

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Le moment a été choisi avec soin. A quatre jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture, le réseau écologiste France nature environnement (FNE) dégaine une campagne publicitaire “coup de poing”, selon l’expression de son secrétaire national.

Voici quelques unes de ses affiches :

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Pour la FNE, la prolifération d’algues vertes, la dangerosité des OGM et les pesticides pour les abeilles sont trois fléaux majeurs. “Il ne s’agit évidemment pas de s’attaquer au monde paysan, mais de dénoncer des pratiques néfastes pour notre environnement”, commente ce mouvement citoyen composé d’environ 3000 associations, cité par Le Figaro.

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Et celle-là :

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Plus de moyens pour garantir aux salariés un meilleur accès au Juge

71 salariés mettent en cause la responsabilité de l’Etat en dénonçant des délais de procédure excessifs.

Les Syndicats et les Ordres sont à leurs côtés.

Alors que le procès prud’homal doit permettre aux salariés de défendre leurs droits au regard de créances alimentaires nécessaires au quotidien, l’accès au juge ne leur est plus assuré qu’aux termes de longs mois, qui se muent bien souvent en longues années d’attente :

* Un cadre attend deux ans au minimum pour que son affaire soit entendue à Nanterre.

* Pour plaider de nouveau son dossier devant le juge départiteur, un travailleur de la Seine Saint de Denis attend entre 30 et 36 mois.

Plus généralement, il est monnaie courante que s’écoulent au moins 10 à 12 mois entre l’audience de conciliation et l’audience de jugement, et après les plaidoiries, il faut encore patienter des mois pour obtenir le prononcé de la décision (il n’est pas rare que les délibérés soit plusieurs fois prorogés), puis l’envoi du jugement.

Un salarié qui demande la requalification de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée a peu de chance d’obtenir gain de cause avant le terme du contrat : là où le code du travail prévoit que le Conseil doit avoir statué dans le délai d’un mois à compter de sa saisine, très peu de Conseils sont en mesure de respecter la loi, et le salarié peut attendre jusqu’à 12 mois, ce qui anéantit ses chances de rester dans l’entreprise.

De même, les conseils des prud’hommes ne sont que trop rarement en mesure de trancher les contestations portant sur les licenciements économiques dans le délai de 7 mois voulu par le législateur. Devant la Cour d’appel, les délais sont souvent de deux années pour qu’une affaire soit entendue, qui plus est devant un juge unique et non en audience collégiale.

Et cette lenteur extrême a un effet pervers évident sur les perspectives de négociation, les employeurs n’ayant aucune motivation à régler vite des conflits qui s’éternisent et leur donnent du temps, certains faisant d’ailleurs l’objet d’un redressement judiciaire ou d’une faillite, avant qu’une décision de justice n’intervienne… Les salariés confrontés aux situations de précarités les plus lourdes se trouvent contraints de transiger bien en-deçà de leurs droits.

Les exemples de délais excessifs sont si nombreux : devant certains Conseils, ils sont même majoritaires tant leur engorgement et leur manque de moyens peuvent être aigus. A l’occasion de leurs rentrées solennelles, nombre de Présidents de Conseils l’ont ainsi souligné dans leurs discours, déplorant l’allongement dramatique des délais de procédure.

Certains Tribunaux des Affaires de Sécurité Sociale connaissent eux aussi les mêmes dérives, avec des procédures de deux, voire trois ans, alors qu’ils sont là encore saisis par des salariés confrontés à des drames humains et financiers critiques, notamment en cas de maladie professionnelle ou accident du travail. L’article 6-1 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme garantit pourtant que :« Toute personne à droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable par un Tribunal Indépendant et impartial. », la Cour Européenne rappelant que les conflit du travail « portant sur des points qui sont d’une importance capitale pour la situation professionnelle d’une personne doivent être résolus avec une célérité particulière ».

De nombreux salariés contestent donc ce déni de justice en engageant la responsabilité de l’Etat puisque l’article L. 141-1 du code de l’organisation judiciaire énonce que « L’Etat est tenu de réparer le dommage causé par le fonctionnement défectueux du service de la justice. »

Par le passé, plusieurs condamnations de l’Etat sont intervenues. Mais il est temps que ces actions sortent de l’isolement et de la confidentialité et que le débat s’ouvre collectivement et publiquement sur ces délais excessifs qui ne sont que la conséquence du manque de moyens matériels et humains de la justice prud’homale.

Ce 24 janvier 2011, 71 justiciables, accompagnés d’avocats du Syndicat des Avocats de France, ont assigné l’État afin de le faire condamner pour ces délais totalement déraisonnables.

Le Syndicat des Avocats de France, la CGT, FO, Solidaires et l’UNSA, l’Ordre des avocats des Barreaux de Bobigny, Versailles, se joignent à cette action volontairement concertée pour dénoncer l’indigence des moyens matériels et humains de la Justice.

Ces justiciables, leurs avocats, et l’ensemble de ces organisations professionnelles, rappellent ainsi leur profond attachement à l’institution prud’homale, et leur volonté de réclamer que la Juridiction perdure et fonctionne avec les moyens qu’elle mérite.

Le 15 février 2011 marquera le troisième anniversaire du début de la réforme de la carte judiciaire qui aboutira à la décision de créer un seul nouveau conseil des prud’hommes et d’en supprimer 62.

Cette date sera l’occasion d’interpeller l’Etat par une mobilisation sur les marches du Palais de Justice de Paris, à 13 h.

Justiciables, Syndicats, Avocats, Conseillers prud’hommes : Tous présents le 15 février prochain, pour rappeler à l’Etat que la justice sociale est une priorité qu’il ne peut continuer à ignorer !

Premiers signataires : AFMI (Association Française des Magistrats Instructeurs, CFE-CGC (Confédération Française de l’Encadrement- Confédération Générale des Cadres), CGT (Confédération Générale du Travail), FO (Force Ouvrière), UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes), SAF (Syndicat des Avocats de France), Union Syndicale Solidaires, SM (Syndicat de la Magistrature), USMA (Union Syndicale des Magistrats Administratifs)

MENACES FRANCO-ALLEMANDES SUR DES AVANCEES SOCIALES

Il y a des pays qui connaissent des avancées sociales plus importantes que d’autres. Il en va ainsi de la liaison des salaires à l’indice du coût de la vie.

Ainsi, en Belgique, depuis les années 20, les salaires des mineurs et, ensuite, progressivement tous les salaires du secteur privé, et à partir de 1977 ceux du secteur public, ainsi que les allocations sociales, sont liés à l’indice des prix à la consommation établi mensuellement par le Ministère des affaires économiques et publié au Moniteur belge, l’équivalent du Journal officiel français. Cette liaison automatique est un pilier du modèle social belge. Depuis 2006, le panier des produits témoins est revu tous les deux ans de telle sorte que l’index colle au plus près aux habitudes d’achat des Belges. Le prix de 507 produits observé dans 65 localités est ainsi enregistré chaque mois.

Le Luxembourg dispose d’un système identique. L’Espagne et la Slovaquie ont également un mécanisme de liaison des salaires à l’évolution des prix.

Cette liaison des salaires à l’index soutient la croissance et est déterminante pour préserver le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés et des allocataires sociaux.

Conseil européen du 4 février 2011. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel expriment clairement leur souhait de supprimer l’index au nom d’un pacte de compétitivité qu’ils ont concocté ensemble. Autres régressions proposée par les droites franco-allemandes : l’ajustement des systèmes de retraites sur le développement de la démographie et l’obligation pour les Etats membres d’inscrire dans leur Constitution une «règle d’or» sur le respect des règles budgétaires européennes. Il s’agit là aussi de généraliser à l’ensemble des 27 pays le report de l’âge du départ à la retraite et de briser les marges de manoeuvre budgétaires des gouvernements qui veulent préserver des politiques sociales.

Personne ne sera surpris d’apprendre que cette proposition des droites franco-allemande bénéficie du soutien de la Commission européenne. Il reste à savoir ce que feront les 21 autres gouvernements.

« Ce pacte s’apparente à une régression sociale où les dépenses sociales sont les variables d’ajustement de la compétitivité des Etats membres dans la mesure où il préconise entre autres le relèvement généralisé de l’âge de la pension légale et la suppression de l’indexation des salaires» déclare le PS belge qui peut, en la matière, compter sur l’appui des deux grandes centrales syndicales. Que feront les socialistes européens ? Continueront-ils, comme ils l’ont fait avec tant de zèle depuis des années, à privilégier les attentes patronales ?

Une nouvelle fois, au niveau européen, il n’y a d’harmonisation sociale que vers le bas. Une nouvelle fois, l’Union européenne est l’outil de la régression sociale voulue par le patronat et les libéraux de droite et de gauche qui le relaient. Avec l’efficacité redoutable que procurent des traités qui ont réduit à néant la souveraineté populaire. Il y a urgence à changer cette Europe-là.

http://www.jennar.fr/index.php/menaces-franco-allemandes-sur-des-avancees-sociales/

DESSIN D’ACTUALITE

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Patrick Mignard