Archives mensuelles : mai 2011

Les pesticides ont une incidence sur le QI des enfants

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Une nouvelle étude suggère que les pesticides pourraient avoir une incidence sur la santé et le développement des enfants. Des chercheurs de l’École de santé publique de l’Université de Californie à Berkeley et de l’Université de Montréal ont mis en évidence une association entre l’exposition prénatale aux pesticides organophosphorés – largement utilisés sur les plantes comestibles – et un quotient intellectuel inférieur chez les enfants à l’âge de 7 ans. L’auteur principale, Maryse Bouchard, a participé à titre de chercheuse postdoctorale à cette étude dirigée par Brenda Eskenazi de l’Université de Californie à Berkeley.

Les chercheurs ont découvert que les enfants dont la mère avait des niveaux dans le 20% plus élevé de métabolites urinaires de pesticides organophosphorés – indicateur de l’exposition prénatale – présentaient un déficit de 7 points de QI en comparaison avec les enfants dont la mère était peu exposée.

” Ces associations sont importantes, surtout lorsqu’on examine ceci à l’échelle de la population “, a déclaré la Maryse Bouchard, aujourd’hui chercheuse au CHU Sainte-Justine et affiliée au département de santé environnementale et santé au travail de l’Université de Montréal. ” Cette différence pourrait signifier, en moyenne, plus d’enfants avec des difficulté d’apprentissage, et moins d’enfants très doués. “

L’étude de l’Université de Californie à Berkeley fait partie d’un trio d’articles indiquant un lien entre l’exposition aux pesticides et le développement intellectuel publié en ligne le 21 avril dans Environmental Health Perspectives. Les deux autres études, l’une effectuée au Centre médical Mont Sinaï et l’autre à l’Université Colombia, ont examiné les populations urbaines de la ville de New York, alors que celle de Berkeley s’intéressait aux enfants vivant à Salinas, une communauté agricole du comté de Monterey, en Californie.

Les études effectuées à New York ont elles aussi examiné l’exposition prénatale aux pesticides et le QI des enfants de 7 ans. Comme les chercheurs de l’Université de Californie, les scientifiques du Centre Mont Sinaï ont utilisé des échantillons de métabolites de pesticides prélevés dans l’urine maternelle, alors que ceux de l’Université Colombia ont examiné les concentrations d’un pesticide spécifique, le chlorpyrifos, dans le sang du cordon ombilical.

” Il est inhabituel d’observer autant de cohérence entre les résultats d’études populationnelles. Ceci indique une grande robustesse dans les conclusions qu’il est possible de tirer de ces études”, a déclaré Maryse Bouchard. ” Les enfants ayant fait l’objet de l’étude vont maintenant à l’école; il est possible d’évaluer leur fonction cognitive avec une meilleure validité qu’à un plus jeune âge. “

“Ces découvertes sont vraisemblablement applicables à la population en général “, a souligné madame Bouchard. “En outre, les deux autres études publiées s’étant déroulées à New York, cela indique que le lien entre exposition aux pesticides et QI n’est pas limité aux personnes vivant dans des communautés agricoles. “

L’Institut américain des sciences de la santé environnementale, l’Agence de protection environnementale et l’Institut américain de santé et sécurité au travail ont contribué au financement de ces travaux.
Source: Université de Montréal

En Libye, des bombes à sous-munitions espagnoles, des mines terrestres belges…

Nicolas Gros-Verheyde | bruxelles2.eu |

(BRUXELLES2) Des fournitures européennes semblent bien utilisées durant le conflit en Libye. Selon l’ONG Human Rights Watch, le régime Kadhafi a ainsi utilisé des mortiers à sous-munitions MAT-120 de 120mm produites par l’Espagne. Les fragments de sous-munitions MAT-120 retrouvés à Misrata par un journaliste du New York Times et examinées par l’ONG « indiquent que ces armes ont été fabriquées par l’entreprise espagnole Instalaza SA en 2007 ». Or « chaque bombe de ce type comporte 21 sous-munitions à double usage, anti-personnel et anti-matériel ». Lors de l’explosion d’une sous-munition, de multiples fragments sont propulsés à grande vitesse capables de blesser ou tuer des personnes.

L’opposition a également été pris sur le fait, cette fois en train de poser des mines d’origine belge. La BBC a montré des combattants rebelles en train de prendre des mines anti-véhicules en plastique de leurs véhicules pour les placer sur le côté de la route principale en Ajdabiya. Des mines identifiées par l’ONG comme des PRB-M3 produites en Belgique, dans les années 1970 et 1980. Cette mine PRB-M3 est « extrêmement difficile à détecter car elle est presque entièrement constitué de plastique » estime-t-on à Human Right Watch. Et elle « peut être équipée d’une fusée sensible, l’amenant à fonctionner comme une mine antipersonnel, ce qui pose un risque pour les civils à pied et en véhicules ». Plusieurs dizaines de milliers de ces mines sont entreposées dans les dépôts d’armes à Benghazi dont les forces rebelles se sont emparées après le retrait des forces gouvernementales en février, dont des variantes de la mine PRB-M3 équipée d’une fusée auxiliaire qui explosent si quelqu’un essaie de déplacer la mine. NB : l’Espagne a détruit tout son stock de mortiers en 2008.

NB : La Libye n’a adhéré ni au traité de 1997 sur les mines anti-personnel (signé par 156 pays) ni à la Convention de 2008 sur les armes à sous-munitions (signée par 108 pays, ratifiée par 56).

Engagement du CNT sur les mines

Le président du Conseil national de transition (CNT), Mustafa Abdul Jalil, s’est engagé à ne pas utiliser les mines interdites, selon un communiqué signé le 27 avril en présence de l’Ong HRW. « Aucune des forces sous le commandement et le contrôle de la CNE n’utilisera des mines terrestres anti-personnel ou anti-véhicules. » Le Conseil s’est également engagé à « détruire toutes les mines terrestres possédées par des forces placées sous son commandement et de contrôle » ainsi qu’à « coopérer au déminage, à la sensibilisation aux risques et à l’assistance aux victimes ». Tout futur gouvernement Libye devrait « abandonner les mines terrestres et adhérer au traité de 1997 sur l’interdiction des mines terrestres ».

Condamnation de l’Union européenne

Vendredi, l’Union européenne, par la voix de Cathy Ashton, la Haute représentante de l’UE pour la politique étrangère a condamné l’usage de sous-munitions contre la population civile. « J’appelle les forces armées de Muammar Al Gaddafi de s’abstenir d’utiliser la force contre la population civile, que ce soit par les sous-munitions ou tout autre moyen. Toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour garantir que les civils soient protégés contre les effets de ces munitions, y compris les restes non explosés de ces sous-munitions. »

Proposition de loi sur l’exploitation des gaz et huiles de schiste : la mobilisation se poursuit !

Des collectifs citoyens, réunis au sein des coordinations nationale et européenne, des associations, des personnalités et des élus se rassemblent aujourd’hui, à l’occasion de l’examen de la « proposition de loi visant à abroger les permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures non conventionnels et à interdire leur exploration et leur exploitation sur le territoire national » par l’Assemblée Nationale.
Un an à peine après la signature par Jean-Louis Borloo, en plein Grenelle de l’environnement, des permis d’exploration des gaz et huiles de schiste octroyés sans aucune consultation, une forte mobilisation citoyenne a réussi à imposer cette question dans le débat public, alertant sur les forts risques environnementaux et sociaux posés par ces activités et demandant l’abrogation de tous les permis. Plusieurs propositions de lois, réunies ensuite en un texte unique, ont ainsi été déposées pour réglementer ou interdire ces catastrophes annoncées (entre autres, contamination de l’eau, de l’air et des sols, consommation excessive d’eau et d’énergie).

La question de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schistes ne se résume pas à une question de technique d’extraction. La crise climatique ne nous permet tout simplement pas d’aller extraire ces ressources. Rappelons en effet que les émissions de gaz à effet de serre provenant de la production des hydrocarbures non conventionnels sont nettement supérieures à celles des ressources fossiles traditionnelles.

La baisse des réserves conventionnelles en gaz et en pétrole devrait inciter le Gouvernement à se tourner vers la sobriété énergétique et les énergies renouvelables. Lorgner du côté des ressources non conventionnelles ne fera au contraire qu’alimenter notre dépendance aux énergies fossiles, au mépris des engagements pris par la France sur la scène internationale et européenne ainsi qu’au plan national, à travers le Grenelle de l’environnement. Loin d’assurer notre indépendance énergétique, l’exploitation de ces ressources ne fera que retarder la nécessaire transition énergétique de la France.

Pour maintenir la pression sur les députés pour qu’ils adoptent un projet de loi visant à abroger les permis d’exploration de gaz et huiles de schistes déjà octroyés et à interdire la délivrance de tout nouveau permis d’exploration et d’exploitation, les collectifs et associations organisent un rassemblement festif suivi d’un happening « eau » en couleur, place Herriot (derrière l’Assemblée Nationale)

Les citoyens n’ont pour l’instant aucune assurance que les permis accordés seront réellement retirés, d’autant que le rapport final n’a pas encore fourni ses conclusions définitives. Il est donc essentiel de continuer la mobilisation pour obtenir le retrait des permis d’exploration sans aucune compensation et l’interdiction ferme et définitive de l’exploration (y compris « expérimentale ») et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste, aussi bien en France qu’à l’étranger par les filiales d’entreprises françaises.

Car il temps de sortir de notre addiction aux hydrocarbures, il est temps de dire aux politiques : Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !

Les collectifs présents : Coordination nationale des collectifs anti gaz et huile de schiste, Le Collectif citoyen Ile-de-France Non aux gaz et pétroles de schiste, France Libertés, Les Amis de la Terre, Réseau Une seule planète, RAC (Réseau Action Climat), AITEC, ATTAC, Greenpeace.

Les immigrés rapportent plus qu’ils ne coûtent

s parlementaires de tous bords ont rendu public mercredi, à l’Assemblée nationale, un rapport d’audit mené pendant près d’un an sur la politique d’immigration de la France pour «éclairer l’approche des phénomènes migratoires».

–> Lire le rapport, ici

Si aucune recommandation conjointe n’émerge de cet audit conduit auprès de 35 chercheurs et experts, les parlementaires (députés, sénateurs et représentants français au Parlement européen) à l’origine de la démarche entendent bien «peser» sur le sujet ou «interpeller» leurs formations respectives.

Ainsi, Sandrine Mazetier (PS) a indiqué qu’elle «interpellera les candidats à la primaire socialiste» sur la politique d’immigration qu’ils entendent mener.

Etienne Pinte (UMP), opposant notoire à la politique du gouvernement dans ce domaine, a regretté qu’«aujourd’hui on alimente les peurs, alors qu’il faut faire appel à l’intelligence de nos concitoyens».

Il a assuré qu’il «ne déserterait jamais sa famille comme Eric Besson (ex-PS) l’a fait avec la sienne» mais qu’il entendait «peser» sur elle, citant en exemple l’abandon par la majorité de la déchéance d’extension de nationalité dans le projet de loi sur l’immigration.

Le rapport apporte un éclairage sur des aspects souvent peu ou mal connus du grand public. Ainsi, le fait que les migrants subsahariens ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur aux personnes vivant en France métropolitaine (40% d’entre eux sont diplômés du supérieur) ou encore, que le taux d’activité entre les étrangers de 30 à 49 ans et les Français du même âge est sensiblement identique.

L’universitaire Lionel Ragot a souligné que si la France optait pour une «immigration zéro» ce n’est pas 3% mais 5% du PIB supplémentaire qu’il faudra trouver à l’horizon 2050 pour financer la protection sociale.

Martine Billard (Parti de Gauche) a fait état d’une autre étude selon laquelle si les immigrés «coûtent» annuellement 47,9 milliards d’euros en dépenses de protection sociale, il rapportent 60,3 milliards en cotisations, soit un solde largement positif.

Tous les parlementaires présents ont regretté les fins de non-recevoir des responsables institutionnels sollicités et que ce rapport d’audit n’ait pu se faire dans un strict cadre parlementaire (le rapport ayant été financé par eux-mêmes).

(Source AFP)

CPRP et RNCPS

Dans sa lettre à l’affilié d’avril 2001, la CPRP nous informe de la connexion des fichiers de la CPRP à ceux du RNCPS; pour connaître les tenants et aboutissants de la loi qui a insituté cela, voici ce qu’est le RNCPS:

L’immense toile d’araignée sociale du RNCPS peut se mettre en place : l’arrêté listant les prestations et les organismes sociaux vient d’être publié.

Une loi de décembre 2006 (n° 2006-1640) a créée ce “Répertoire National Commun de la Protection Sociale” (RNCPS).
Son objectif est un fichier rendu possible par une interconnexion sur le NIR (numéro de sécurité sociale) d’un individu, recensant toutes ses Prestations sociales dans toutes les organismes français de Sécurité sociale, Prestations Familiales, Retraites et Chômage.
La loi a prévu que ce “Répertoire” soit accessible aux maires :
“Ont également accès aux données de ce répertoire : – Les collectivités territoriales pour les procédures d’attribution d’une forme quelconque d’aide sociale et les centres communaux et intercommunaux d’action sociale…”

Le décret d’application (n° 2009-1577) est paru 3 ans après, avec avis de la CNIL.
Il indique que le fichier sera mis en oeuvre par la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) et que ce traitement a pour finalités :
1. “Simplifier les démarches des bénéficiaires de droits et prestations par la mise en commun, entre les organismes d’informations dont la fiabilité est garantie par les organismes qui les fournissent…” [NDLR : sans commentaire quand on sait la fausseté de cette fiabilité dans la complexité de la vie des gens]
2. “Améliorer l’appréciation des conditions d’ouverture, la gestion et le contrôle des droits…”

Quant aux données à caractères personnelles concernées, cela renvoie à tout ce que les fichiers de chaque organismes eux-mêmes, peuvent contenir : NIR, état-civil et adresse, situation et prestations perçues, etc.

L’arrêté vient d’être publié le 21 mars 2011, pour lister nommément tous les organismes entrant dans le RNCPS et les prestations concernées .
Il énumère d’une part toutes les prestations, dans tous les droits sociaux : maladie, maternité, accident du travail, invalidité, retraite, prestations familiales et RSA, congés payés et allocations chômage…
Il répertorie d’autre part, tous les organismes de toutes les différentes caisses de tous les régimes français public ou privé qui les versent…

* Mais ce n’est pas tout… : la loi WARSMANN arrive sous peu pour interconnecter toutes les administrations.

1. Le décret RNCPS prévoit une disposition étonnante et totalement inédite dans les Fichiers, relative à la Caisse des Dépots et Consignations :
“Les collectivités territoriales et les Centre communaux d’action sociale accèdent au RNCPS par l’intermédiaire du système d’information de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).” ?
Si la CDC a une mission d’aide globale à l’informatisation des collectivités locales, elle n’a à ce jour, absolument rien à voir avec les fichiers détenus par les grands organismes sociaux que sont la Sécu, la CAF, Pôle-emploi, etc.
Pourquoi devient-elle cet intermédiaire ?

2. La loi Warsmann “pour la simplification du droit”vient d’être adoptée définitivement par le parlement.
L’article 4 (ex-article 2) de cette loi ouvre la possibilité d’organiser par décret interconnexion de tous les fichiers de toutes les administrations, “pour répondre à la demande de l’usager”.
” Les autorités administratives échangent entre elles toutes informations ou données strictement nécessaires pour traiter les demandes présentées par un usager…”.

La loi du 12 avril 2000 nous a déjà donné la définition des “autorités administratives” :

“Sont considérés comme autorités administratives au sens de la présente loi
les administrations de l’Etat,
les collectivités territoriales,
les établissements publics à caractère administratif,
les organismes de sécurité sociale
et les autres organismes chargés de la gestion d’un service public administratif.”


Pour voir l’arrêté RNCPS : www.securite-sociale.fr/rncps pour voir l’article 4 de la Loi Warsmann votée : www.senat.fr/dossier-legislatif/


Transmis par Agnes – collectifs locaux anti-délation

Japon : refusons l’exposition des enfants à une radioactivité élevée !

Signez aujourd’hui la pétition urgente pour refuser que les enfants japonais puissent être légalement exposés à des doses élevées de radioactivité !

Merci de diffuser cet appel le plus largement possible.

En France comme en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil maximal d’irradiation recommandé pour les travailleurs du nucléaire. Au Japon, la loi sur les normes du travail interdit aux personnes de moins de 18 ans de travailler dans ces conditions. De plus, les nourrissons et les enfants sont plus vulnérables aux radiations que les adultes.

Or, le 19 avril 2011, le gouvernement japonais a décidé de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la norme de radioprotection pour les écoles de la préfecture de Fukushima, où plusieurs réacteurs nucléaires sont en perdition depuis le 11 mars et relâchent de grandes quantités de radioactivité dans l’environnement.

Permettre que des enfants soient exposés à de telles doses de rayonnements, très dangereuses pour leur santé, est révoltant et inhumain. Nous condamnons fermement cette décision intolérable et en demandons instamment l’annulation immédiate.

Signez la pétition dès maintenant !

Nous vous remercions chaleureusement pour votre engagement à nos côtés.

L’équipe du Réseau “Sortir du nucléaire”

Cinq idées reçues sur “l’assistanat”

L’assistanat est un “cancer de la société française”. Si on lui a reproché les mots employés, Laurent Wauquiez, en s’attaquant au revenu de solidarité active (RSA), a surfé sur un cliché bien implanté. Quelque 80 % des classes moyennes sont d’accord avec l’idée qu’il “y a trop d’assistanat et [que] beaucoup de gens abusent des aides sociales”, selon une étude menée par l’IFOP en octobre 2010, citée par Le Post.fr.

Peut-être le ministre des affaires européennes pensait-il à cet électorat quand il a émis l’idée, dimanche 8 mai, de plafonner les minima sociaux à 75 % du smic et d’obliger les personnes au RSA à effectuer des travaux “d’intérêt civique” ? Malgré les protestations suscitées dans l’opposition comme dans la majorité, cette proposition s’inscrit dans une longue tradition d’attaques contre “l’assistanat”. Un thème cher à des figures de droite, comme Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, mais aussi de gauche, comme Ségolène Royal. Cela n’empêche ce discours de reposer en partie sur des clichés trompeurs. Décryptage.

1. La France distribue plus d’aides sociales que les autres pays d’Europe

C’est faux. La France est dans la moyenne européenne pour sa protection sociale. En 2005, elle se classait, selon l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), au deuxième rang des pays de l’OCDE quant au poids de ses dépenses de protection sociale par habitant. Mais ce chiffre recouvre à la fois la couverture maladie, les retraites et les minima sociaux.

Or, ces derniers ne sont pas distribués à tort et à travers. En France, il existe une dizaine de minima sociaux (voir encadré) qui répondent à des critères très précis d’attribution. Au total, selon l’Insee, 3,5 millions de personnes ont perçu une de ces allocations en 2009. Soit 6,2 % de plus qu’en 2001, où elles étaient 3,28 millions. Une hausse imputée par le gouvernement à la mise en place du RSA et à la crise.

Mais, en ce qui concerne le seul revenu minimum – équivalent du RSA ou du RMI –, on se rend compte que la France n’est pas plus généreuse que ses voisins européens. Selon l’Irdes, les allocataires du revenu mimimum ne représentaient que 2 % de la population active française en 2006. Une proportion qui monte à 6 % en Finlande, 3,4 % en Allemagne ou 5,6 % au Royaume-Uni. “Nous sommes dans la moyenne européenne”, confirme Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). “Les pays scandinaves dépensent bien plus que nous. Plus étonnamment, l’Angleterre et l’Irlande aussi ont des systèmes très généreux, certes avec un contrôle social plus fort des bénéficiaires, un suivi serré.”

2. Les montants des minima sociaux sont plus importants en France

C’est une autre idée reçue. Les montants des aides sociales françaises sont plutôt bas, par rapport à ceux d’autres pays européens. Suivant l’allocation, le montant mensuel peut varier de 324 euros (allocation d’insertion) à 711 euros (allocation adulte handicapé), comme le montre ce barème de l’Insee. On note l’exception de l’allocation équivalent retraite : 994 euros.

Selon une étude du ministère de la santé, en 2003, les minima sociaux versés en France équivalaient, pour un célibataire, à 44 % du salaire médian. C’était plus qu’en Belgique (39 %) mais moins qu’en Allemagne (46 %), qu’au Royaume-Uni (51 %), qu’en Irlande (62 %) ou qu’aux Pays-Bas (77 %).

“Les montants ne sont pas généreux en France, affirme M. Sterdyniak, de l’OFCE. Les minima ne sont pas revalorisés depuis longtemps. Des gens qui étaient juste au-dessus du seuil de pauvreté se retrouvent maintenant en dessous. Etrangement, bien qu’averti de ce fait, le gouvernement n’a touché qu’au seul minimum vieillesse.” Ce dernier est revalorisé chaque année depuis le début du quinquennat.

Une politique de baisse volontaire, selon l’économiste. “Depuis Jospin, la grande idée, c’est d’inciter à travailler, donc creuser l’écart entre le RMI, puis le RSA, et le smic. Il y a deux stratégies : augmenter le smic ou laisser stagner le RSA. Le gouvernement a choisi la seconde.”

3. On peut gagner davantage en touchant les minima sociaux qu’en travaillant

Encore un cliché qui a la vie dure. Il n’est pas possible en pratique de cumuler les minima sociaux pour atteindre des revenus supérieurs à ceux d’un smicard. Le RSA, qui remplace depuis 2009 le RMI, est conçu pour ne pas dépasser 62 % du smic, avec un bonus en fonction du nombre éventuel d’enfants.

Et toucher une autre aide, par exemple, des allocations familiales (auxquelles toute famille a droit quels que soient ses revenus) entraîne mécaniquement une diminution du montant du RSA. Toute autre allocation provoque le même effet.

“M. Wauquiez raconte des choses fausses quand il dit qu’on peut gagner plus en minima sociaux qu’en salaires. Il n’y a aucun problème : on gagne plus en travaillant que dans l’assistanat, toutes les études le prouvent”, assure M. Sterdyniak.

4. Les personnes aidées ont en plus des petits avantages que n’ont pas les smicards

C’est un autre angle d’attaque du ministre, qui exagère la réalité. Les “droits connexes” sont ciblés et s’adressent à des populations suivies. Les bénéficiaires de minima sociaux ont certes droit à des avantages souvent attribués par les communes ou les départements : transports en commun gratuits ou à tarif réduit, cantine moins chère pour les enfants, services de garde, tarifs sociaux de l’électricité…

Mais une mission parlementaire de 2009 a montré que, si ces droits étaient très variables en fonction du lieu d’habitation, leur attribution était plutôt accompagnée et ciblée (familles monoparentales, publics volontaires). Et que leur distribution, tout comme celle du RSA, s’accompagnait d’un suivi de la personne bénéficiaire.

Point important : la plupart de ces aides ne sont souvent pas attribuées en fonction d’un statut (par exemple, être au RSA) mais selon un niveau de revenu. Une famille de deux enfants vivant avec un seul salaire au smic – exemple pris par M. Wauquiez – peut ainsi bénéficier de la couverture médicale universelle (CMU).

5. Les étrangers peuvent profiter facilement de ces minima sociaux

C’est un autre stéréotype qui revient régulièrement. Pourtant, en France, les conditions d’accès aux minima sociaux pour les étrangers sont complexes.

Dans sa sortie controversée, M. Wauquiez a proposé de réserver le RSA aux étrangers travaillant depuis cinq ans minimum en France. Il ignorait visiblement que la loi instaurant le revenu de solidarité active prévoit déjà exactement la même chose : il faut être en possession d’un titre de séjour et d’une carte de travail depuis au moins cinq ans pour bénéficier du RSA si on est natif d’un pays extérieur à l’Union européenne. Pour les ressortissants de l’UE, ce délai est de trois mois, et ceux-ci ne peuvent prétendre au RSA s’ils sont entrés en France pour y chercher un travail. Les conditions sont tellement restrictives que des associations comme le Gisti avaient protesté lors de la mise en place du revenu de solidarité active.

“Notre drame, c’est ce délitement des classes populaires, qui ont connu le plein emploi et dont le monde s’effondre avec le chômage de masse, résume Henri Sterdyniak. Ils voient des travailleurs immigrés dont ils ont l’impression qu’ils les tirent vers le bas, et ils ont l’impression que les aides vont vers ces populations plutôt que vers eux, ce qui n’est pas vrai. Laurent Wauquiez ne fait que soutenir cette idée reçue pour tenter de capter un électorat déboussolé, qui est passé du vote communiste au vote FN.”

>>> Lire aussi : “Assistanat” : les mauvais exemples de Laurent Wauquiez

Samuel Laurent

Répression syndicale (Suite…)

Depuis quelques mois, la  répression  syndicale  sévit  au  sein  de  la  SNCF.

Après avoir licencié Fabien  Malvaud,  agent  du  Technicentre  sur  Paris  Est  qui  avait  animé  la  grève  des  remiseurs-dégareurs de l’Ourq, trainé en justice des militants de Somain qui luttait pour la survie de leur outil de travail, la direction s’attaque maintenant à un militant SUD Rail de la région de Paris Sud Est. Hors de question pour SUD Rail de laisser faire.

Non à la répression anti-syndicale

Après Fabien Malvaud et les militants de Somain, la  région  de  Paris  Sud  Est  est  à  son  tour touchée.
Guy Rymarczyk, militant syndical et élu au CER de Paris Sud Est, qui a activement soutenu  Fabien Malvaud, se trouve à son tour attaqué en raison de son activité syndicale.

Une demande d’explication fantaisiste lui a été adressée : envahissement du CE de Paris Est, entrave à son bon fonctionnement, insultes,  menaces et enfin, d’avoir empêché la direction de sortir de la salle.

Aucune sanction contre Guy

Suite au rassemblement organisé le 22 mars lors de la séance plénière du Comité d’Etablissement de Paris  Est,  le  CE  fut  envahi  par  près  de  200  personnes  qui  protestaient  contre  le  licenciement  de Fabien Malvaud mais il est faux de dire que GUY à insulté et séquestré les représentants de la  direction.  Ce  prétexte  ne  trompe  personne,  il  s’agit  bien  de  sanctionner  et  de  faire « rentrer dans le rang » les militants et les délégués qui dérangent !!

Face à l’arbitraire, répondons tous présents !

Guy  Rymarczyck  paie  aujourd’hui  son  engagement  syndical  quotidien. Il est élu CE sur la région de Paris Sud Est et a été l’un des animateurs de la grève des retraites d’octobre 2010. Avec lui, la direction souhaite faire un nouvel exemple et frapper le syndicalisme qui la dérange !

Il est temps de dire Stop à ces pratiques d’un autre âge !!
Ensemble, en soutenant GUY pour qu’il ne soit pas sanctionné, prouvons que nous ne nous résignerons pas et que nous continuerons la lutte.

Le 12 mai 2011, Guy est convoqué par la direction à 8h30 pour se voir notifier les motifs de sanction. Le syndicat SUD Rail de Paris Sud Est, soutenu par la Fédération SUD-Rail , organise à cette occasion un rassemblement à 8h00 place de Budapest (à coté de la gare St Lazare) en soutien à notre camarade .

COMPTE – RENDU du RASSEMBLEMENT à COMPIEGNE en SOUTIEN à Xavier MATHIEU, des CONTINENTAL, CONVOQUE au TRIBUNAL POUR REFUS de TEST ADN suite à l’envahissement de la Sous-Préfecture

Compiègne le 3 Mai 2011,

Rappelons-nous le « bradage » de l’entreprise CONTINENTAL qui regroupait 1120 salarié-es en 2009. La décision de la Direction de fermer a suscité une très forte mobilisation des Personnels.

Après de nombreuses manifestations, grèves, occupations, la Sous Préfecture de Compiègne était envahie par les salariés.

7 salariés, « choisis » au hasard (comme pour « les 6 de Savoie » à Chambéry) passaient au Tribunal.

Les 1120 salarié-es du site de CLAIROIX recevaient leurs lettres de licenciements excepté 80 d’entre eux. La délocalisation du site était décidée pour la Roumanie (Timisoara) et la Direction poussait la « plainsanterie » de mutations dans ce pays Depuis, les salariés sont au chômage et 20% d’entre eux sont partis soit en préretraite, soit pour créer leur entreprise, soit pour un autre boulot.

Xavier MATHIEU, responsable CGT de Continental, un des leurs, était convoqué (lui seul) au Tribunal Correctionnel de Compiègne le 3 mai « pour avoir refusé les test ADN suite à l’envahissement de la sous – Préfecture !

Anoter qu’aucun constat n’ a été présenté.

Un rassemblement de plus d’ 1 millier des personnes a eu lieu pour l’accompagner.

Un meeting en fin de matinée s’est tenu sur la place à proximité du Tribunal.

Présence des salarié-es de la CGT, Sud Solidaires, l’ UNSA, le PCF, le NPA, LO,

le PS, Europe Ecologie, le PG, le Front de Gauche, le POI, la Confédération Paysanne et les citoyen-nes de la region.

C’est Xavier qui a ouvert les déclarations pour faire un historique du conflit et comment on en était arrivé à ce jour.

Il a fustigé la Direction et les actionnaires auteurs de cette casse de l’entreprise et de la délocalisation en Roumanie « L’avenir appartient à la classe ouvrière, il faut combattre le Capitalisme »

Puis son Avocate, Maitre DUFRESNE – CASTET, pour la 2ème fois, a expliqué l’ illégalité des tests ADN pour les militants syndicaux et remis en cause cette loi liberticide sur la présomption d’innocence.

Ce fichier est extrèmement dangereux et un recours sera fait devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour l’interprètation et l’extension aux militants.

Le Procureur de la République « trie les présumés condamnés »

La CGT Chimie Régionale est intervenue pour dire que 8 salarié-es sur 10 n’ ont plus de travailet qu’aucune proposition d’embauche ne leur a été faite !

Cette loi ressemble à celles proclamées par un certain PETAIN.

Solidaires est intervenu par Christian MAHIEUX pour déclarer être avec celles et ceux qui luttent pour leur emploi et contre le Capitalisme pour une meilleure répartition des richesses.

La FSU a dénoncé « la Justice de Classe » et la criminalisation de l’action militante syndicale inacceptable

La CNT apporte sous soutien inconditionnel à la Lutte de Classe Anticapitaliste

Le Syndicat des Travailleurs Corses est pour la lutte résistante de classe et rappelle une condamnation d’ un militant corse à 1 000 € d’amende pour refus de test ADN. Le Jugement devra être cassé par tous les moyens.

L’ USTKE de Guadeloupe a fait de même et s’ est associée au combat des travailleurs depuis le début

La Confédération Paysanne a rappelé les refus de tests ADN pour les faucheurs d’OGM

Le PCF (Marie Georges BUFFET) : « nous sommes dans un monde de flicage »

Le droit syndical est contesté. Nous abrogerons les LOIS liberticides de la Droite.

Le NPA (Olivier BESANCENOT) le fichage ADN est inadmissible pour ceux qui résistent à cette société. Le rapport de force augmente et les poursuites judiciaires sont minables ; La LOPPSI 2 doit être abrogée.

Lutte Ouvrière (Nathalie ARNAUD) contre le fichage ADN  des militant-es

A côté de celles et ceux qui se battent pour leurs emplois et le changement de société

Le PS (une élue de la Région)) : « c’est la triple peine

fermeture de l’usine

7 salariés au Tribunal

Xavier MATHIEU en Correctionnelle

C’est inadmissible «

Europe Ecologie (une Députée Européenne)

« La désobéissance civile et s’opposer au fichage n’est pas un délit

Nous demandons la relaxe pour Xavier »

Front de Gauche (Mélenchon) : nous voterons l’abrogation des lois de la Droite

en 2012. Les fichages s’amplifient (1000 par jour) et les 19 lois de Sarkozy

Relaxe pour Xavier

Appel à la manifestation le 8 mai à l’ Opéra contre celle du FN

Xavier s’est ensuite rendu au Tribunal accompagné des manifestant-es et seulement une quinzaine a pu rentrer sous les boucliers des CRS venus en nombre et les barricades et attendant manifestement un affrontement qui ne s’est pas produit (évidemment)

Il en est sorti à 16 heures sous une haie de manifestant-es et un concert par

2 orchestres « engagés » a clôturé la journée

Très bon accueil logistique par la CGT Chimie et Continental.

Une très bonne « ambiance très mobilisatrice » !

Le CCUIC était représenté par Eric et Gérard

Le Jugement sera prononcé le 28 juin 2011

Un document reprenant l’ historique du CCUIC et les 14 n° du Journal a été remis à XAVIER

Voir aussi le site « xaviermathieu »

Soins psychiatriques : dérive contrôlitaire, déshumanisante très dangereuse pour notre démocratie

Le groupe des 39 rassemble des professionnels de la psychiatrie : infirmiers, psychologues, psychiatres, éducateurs, aides-soignants, et aussi des parents de patients, des patients et anciens patients, des artistes.. et des ratons –laveurs.

Depuis des années l’hospitalité pour la folie est de plus en plus malmenée. La fermeture, dans les années 8o-90, de 100 000 lits, sans compensation suffisante de LIEUX D’ACCUEIL et de SOINS, a précipité dans la rue, en prison, des milliers de personnes malades. Sans compter tout ceux, à la charge des familles, externés abusivement sans soins à leur domicile.

ÇA SUFFIT ARRETEZ CETTE POLITIQUE d’ABANDON des plus démunnis

Les logiques gestionnaires et bureaucratiques continuent inlassablement de trier, homogénéiser, rationaliser les pratiques

L’assujettissement des professionnels à des normes issues de l’industrie, déclenche un dessèchement de la vie quotidienne dans les lieux de soins. Véritable violence institutionnelle induisant l’écrasement de l’humain ravalé à une machine-marchandise.

L’hôpital psychiatrique est malade, le secteur est mourant.

ÇA SUFFIT ARRETEZ CETTE DESTRUCTION

Cet état résulte de politiques de fuite en avant psychopathique mises en oeuvre par des technocrates du libéralisme et des professionnels qui cèdent sur leur désir.

Il est impossible d’assurer dans la cité une hospitalité suffisamment bonne s’il n’y a pas des espaces s’il n’y a pas des espaces de soins et l’hospitalité pour, non seulement des états passagers de crise, mais aussi pour les personnes malades les plus touchées. Ces patients, prisonniers de leur folie, incapables d’assurer seuls, sans soins, les taches les plus élémentaires de la vie quotidienne.

De plus en plus fréquemment es personnes malades sont maltraitées dans nos hôpitaux passés au laminage des procédures d’accréditations et de la rationalisation bureaucratique et sécuritaires des soins.

ÇA SUFFIT ARRETEZ LE DELIRE DE TRANSPARENCE

Qui veut aller de son plein gré dans un lieu où on vous isole, on vous attache. Les professionnels sont empêchés de penser leur travail, l’inventivité créatrice de toute relation thérapeutique est écrasée par les protocoles. Cette loi est scandaleuse, elle prétend traiter les carences dramatiques de la psychiatrie par une police sanitaire.

ÇA SUFFIT ARRETEZ CE DELIRE SECURITAIRE

Cette loi est refusée par la quasi majorité des professionnels, seules des associations de famille la soutiennent car ils veulent que la situation change. Ils ont raison, mais ils sont dans l’illusion. Car avec cette loi, nos hôpitaux vont se transformer en prison de rééducation aux normes et la cité en un immense camp habité par des errants encamisolés chimiquement et surveillés par des bracelets électronique

ÇA SUFFIT ARRETEZ CE CONTRÖLE SOCIAL GENERALISÉ

Cela ne sont pas des politiques inconscients, des parents dans la détresse et le sans recours, associés à quelques professionnels coupés des réalités d’une véritable rencontre avec la folie, qui peuvent décider seuls.

ÇA SUFFIT CELA SUFFIT CETTE POSITION MEPRISANTE ANTI-DEMOCRATIQUE

Nous devons repenser ensemble, les professionnels, les politiques, les parents, les patients et anciens patients, la société civile, cette hospitalité pour la folie.

C’est d’un grand plan de soins psychiatriques assurant une hospitalité suffisamment bonne pour la folie dont avons besoin et pas d’une loi contrôlitaire sur le non-consentement qui fait injure aux principes républicains.

Nous prévenons tout le monde de l’urgence de la situation devant cette déraison d’Etat. Nous comptons sur les Sénateurs pour faire un barrage républicain à cette dérive contrôlitaire, déshumanisante très dangereuse pour notre démocratie


A l’initiative de Radio Citron, une cyber-action a été montée afin d’envoyer une lettre de refus en un clic eux députés et sénateurs.

Ce geste citoyen pourrait aider à faire entendre aux élus l’absurdité de cette loi à venir.

Voir en ligne : ÇA SUFFIT CETTE DERAISON D’ETAT !