Archives mensuelles : octobre 2012

Tous les retraités cheminots dans l’action le 23 octobre

Les organisations syndicales CGT, UNSA-Cheminots, SUD-Rail, CFDT ainsi que la FGRCF se sont rencontrées le 25 juin 2012 et ont décidé d’appeler les cheminots retraités à un rassemblement national à Paris le 23 octobre 2012.

 

Après les élections présidentielles et législatives qui ont vu la défaite de la droite, les organisations CGT, UNSA-Cheminots, SUD-Rail, CFDT et la FGRCF ont considéré qu’il était nécessaire de se rencontrer pour faire le point sur la nouvelle situation politique dans le pays et faire de nouveau entendre les revendications des cheminots retraités auprès du nouveau ministre des affaires sociales et du président de la SNCF.

Un courrier unitaire a été adressé au ministère des affaires sociales et au président de la SNCF.

Les cheminots retraités sont attachés au paiement des pensions au trimestre à échoir, avec le maintien des droits acquis et le réaffirmeront lors du rassemblement national à Paris.

Ils réaffirment également leur attachement aux facilités de circulation et à leur amélioration. Ils s’élèveront contre toute velléité de retour sur les acquis.

Les organisations revendiquent une augmentation significative du montant des retraites, en particulier pour les basses pensions.

Elles dénoncent la baisse du pouvoir d’achat des retraité-es et revendiquent également un minimum de pension au niveau du SMIC et une nouvelle modalité d’indexation des pensions avec le retour de la péréquation.

Elles rappellent la nécessité de créer une prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie quel que soit l’âge, prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la sécurité sociale. Des mesures urgentes s’imposent, en particulier pour diminuer le reste à charge des familles.

 

Le 23 octobre, elles revendiqueront également :

  • ´Le relèvement du taux de réversion sans condition de ressources et application immédiate aux cheminots de la mesure portant ce taux à 60 % dans le régime général pour celles et ceux qui ont moins de 800 € par mois pour vivre et le respect des engagements pris pour la création d’un groupe de travail au sein de la CPRP sur cette question.
  • ´l’intégration dans le salaire liquidable de la deuxième moitié de la prime de travail de la prime de fin d’année attribuée en 2009 ;
  • ´l’intégration dans le salaire liquidable des quarts des gratifications d’exploitation et de vacances réalisés en 2009, 2010 et 2011 ;
  • ´L’attribution du 10e échelon (8e pour les ADC et 7e pour le service discontinu) à tous les retraités qui remplissent la condition d’ancienneté.
  • ´La prise en compte de la majoration uniforme de 5 € de la prime de travail ;

 

D’ores et déjà, les organisations CGT, UNSA-Cheminots, SUD-Rail, CFDT et la FGRCF appellent les cheminots et cheminotes retraités à se mobiliser pour réussir cette action du 23 octobre 2012.

 

Le changement passera par l’action. La nouvelle situation politique permet d’espérer un arrêt de la régression sociale, mais la mobilisation des retraité-es est indispensable pour réduire les inégalités et remettre en route le progrès social.

 

Les personnes retraitées ont de nombreuses raisons de manifester le 11 octobre

Communiqué de l’UNIRS

 Chaque année, les organisations syndicales de retraités appellent à une journée de manifestation en octobre, et, chaque année, les raisons de manifester sont nombreuses : blocage des retraites, pertes de pouvoir d’achat, coût grandissant de l’accès aux soins, importance des restes à charge pour les personnes ayant besoin d’être aidées afin de retrouver une certaine autonomie.  
      Cette année, malgré les alternances politiques, il semble bien que des orientations générales mauvaises se poursuivent, dont les retraités, notamment, seront encore les victimes. Le ton veut être donné par le rapport de la Cour des Comptes qui donne l’image que les retraités sont des privilégiés, et déjà une partie de l’actuelle majorité politique prend ceci à son compte pour justifier des mesures restrictives à l’égard des retraités. Pourtant (source Cour des Comptes), les retraités les plus démunis, qui reçoivent une allocation du fait d’une faible pension, ont connu une baisse de 5% de leur pension en 7 ans ; le montant moyen des pensions de base du régime général, versées aux allocataires à la carrière incomplète touchant le minimum vieillesse, est passé de 314 € en 2006 à 294 € en 2010 ; et ces évolutions dramatiques ne peuvent que s’amplifier avec l’arrivée en retraites de salariés ayant connu des carrières plus incomplètes et avec l’application de toutes les contre-réformes mises en place depuis 1993.
      L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) tient à rappeler que les personnes retraitées, dans leur très grande majorité, n’ont pas de porte feuille d’actions et ne peuvent être confondues avec Madame Bettencourt ou Monsieur Arnaud. Si leur situation relative par rapport à leurs petits enfants peut
paraître en leur faveur, c’est surtout à cause d’une précarité scandaleuse imposée à une grande partie du salariat, et particulièrement les jeunes, au bénéfice des employeurs et, derrière eux, des actionnaires des sociétés.  
      L’UNIRS souligne que le blocage des tranches du barème de l’impôt sur le revenu pour 2013, mis en place par le gouvernement Sarkozy – Fillon, n’est pas la bonne méthode pour modifier le poids relatif des impôts en France. Certes, il faut faire plus appel à l’impôt sur le revenu, mais la priorité ne peut être d’y faire participer plus
les couches modestes. Il convient surtout d’élargir les tranches du barème, de le rendre plus progressif, et de lutter, parallèlement, contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale, sinon, ne participent au budget de l’Etat que les contribuables qui ne peuvent frauder (salariés et retraités principalement).  
      De même, la taxation au taux de 0,15% à partir de 2013 des retraités imposables à l’impôt sur le revenu ne peut être la bonne voie. Tout ceci devrait s’inscrire dans une révision générale des tranches du barème lui donnant plus de progressivité, et qui atteindrait donc les personnes et les familles en fonction du montant global de leurs revenus (et les contribuables qui ont de grosses retraites seraient donc plus sollicités). Cette initiative figurant dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), est présentée comme devant permettre de réduire le déficit de la Sécurité sociale. L’UNIRS rappelle que le « déficit » de la Sécurité sociale est principalement le résultat d’un maintien d’un chômage de masse et d’un blocage des salaires, résultat des politiques menées par le MEDEF, par les gouvernements, et par l’Etat employeur qui continue de supprimer des emplois dans les administrations et les services publics. Ce gouvernement continue, comme ses prédécesseurs dans ce domaine, de « taper » plus facilement sur les petits que sur les laboratoires pharmaceutiques dont les actionnaires et les managers continuent de se repaître grassement sur les comptes de l’assurance maladie ou les professionnels du corps médical qui pratiquent les dépassements d’honoraires.  
      Pour les personnes retraitées, l’urgence est ailleurs : il faut revaloriser les retraites et les pensions, et particulièrement les plus basses. Il faut dégager des fonds pour réduire les restes à charge des personnes et des familles et aller rapidement vers la création d’un droit à prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie, quel que soit l’âge, dans le cadre de la Sécurité sociale à 100%, et avec la création d’un service public correspondant.