Archives mensuelles : juin 2013

GREVE SNCF DANS LES MEDIAS

Grève à la SNCF, grève de l’information sur ses motifs : le train-train

par Benjamin Accardo, le 21 juin 2013

Le 13 juin dernier, à l’appel de quatre syndicats de cheminots, une grève massivement suivie, notamment par les conducteurs, perturbait nationalement le trafic des trains, TER et RER. Pourquoi ? La question reste en suspens.

On sait le peu d’inclination des grands médias à s’étendre sur les motivations d’une grève dans les transports si ce n’est pour la dénigrer et la réduire à sa plus coupable conséquence, c’est-à-dire à sa dimension nuisible pour l’usager. Cette fois encore, en l’absence de « casseurs » ou de fomentateurs de « coup de poings » annoncés, susceptibles de dramatiser l’événement et d’exciter le voyeurisme des contemplateurs de la crise sociale, les principaux médias s’en sont tenu à de vagues allusions sur la réforme ferroviaire. Lorsqu’ils ne l’ont pas tout simplement tue.

Un rapide tour d’horizon du silence des médias sur des questions qu’ils ne se sont même pas donné la peine de se poser, n’est pas tout à fait inutile. Et toujours édifiant…

La grève a été marquée par une mobilisation exceptionnelle des contrôleurs et des agents de conduite de la SNCF (70 % de grévistes parmi eux), provoquant par conséquent de fortes perturbations de trafic sans lesquelles elle aurait pu rester inaperçue des « grands médias ». Mais comment insister sur cette mobilisation sans reconnaître une certaine légitimité à l’action des syndicats de cheminots (CGT, CFDT, SUD Rail, et Unsa) alors que les responsables de rédaction se montrent toujours prompts à décrédibiliser le mouvement social ? Les médias de grande diffusion ont donc adopté une attitude aussi routinière que sournoise : en parler peu, en parler mal. Encore qu’en parler serait déjà trop… l’évoquer seulement, donc. Car des raisons à l’origine de cette grève importante nous ne saurons rien ou presque. Qu’en est-il de cette « réforme ferroviaire » ? Quel est son contenu ? Quelles en sont les conséquences pour l’usager et pour les salariés de la SNCF ? Il faut chercher l’information ailleurs…

Ainsi, comme d’habitude, mais encore plus que d’habitude, nous avons assisté à une mise entre parenthèses des raisons de cette grève. Et à une mise en scène des récriminations individuelles. En mettant (mal ?)adroitement en avant les nuisances forcément « insupportables » que font subir ces grèves à une population forcément « excédée » et en dissimulant les fondements d’une grève, l’incurie des médias dominants met discrètement en évidence un malaise social qu’elle croyait taire. Voyons comment dans les médias audiovisuels de grande écoute.

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Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Tiré du site www.bastamag.net

PAR IVAN DU ROYOLIVIER PETITJEAN (6 JUIN 2013)

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

  • C’est un véritable rouleau compresseur qui s’est mis en branle en faveur de l’exploitation des gaz de schiste. Le groupe de travail patronal franco-allemand sur la « compétitivité » et la « croissance » en Europe, mis en place sous l’égide du Medef et de la Fédération allemande des industries (BDI) [1], en a fait une de ses propositions phares. « L’Europe doit oeuvrer en faveur du développement des compétences industrielles et d’un cadre d’action pour le secteur des gaz non conventionnels (dont les gaz de schiste, ndlr)  », suggère-t-il, dans leur liste de 32 revendications patronales remises à François Hollande et Angela Merkel le 30 mai. A l’automne dernier, un plaidoyer « pour que la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste soit poursuivie », figurait déjà parmi les 22 propositions du rapport Gallois sur la compétitivité française.

La proposition faisait déjà écho à « l’appel des 98 PDG », publié fin octobre parLe Journal du Dimanche (groupe Lagardère) qui, eux aussi, insistent pour « se donner les moyens d’explorer et d’exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste ». Sans oublier la succession de déclarations gouvernementales ambiguës et la salve d’éditoriaux ou d’articles (Le MondeLe Point,Challenges…) qui, entre juillet et septembre 2012, appelaient à rouvrir le débat.« Profitons de la richesse du sol français en gaz de schiste ! », lançait Claude Perdriel, patron du groupe Nouvel Observateur, dans une tribune publiée parChallenges du 12 juillet. « Le débat n’est pas tranché », expliquait le Premier ministre Jean-Marc Ayrault un mois plus tard (lire notre article). Exploiter les gaz de schiste permettrait de faire baisser le prix de l’énergie, créerait des emplois, rendrait la France moins dépendante des coûteuses importations d’hydrocarbures, contribuerait à la croissance et renforcerait notre « compétitivité » au même titre que « la baisse du coût du travail ». A croire que les énergies renouvelables, elles, ne contribueraient à rien de bien intéressant. Lire la suite »

Tué pour ses idées !

Pas de fascistes dans nos rues

 

Mercredi 5 juin, Clément Méric un militant de 18 ans anti-fascite et membre de Solidaires-Etudiant est décédé suite à l’agression de  trois skin-heads. Cette agression sauvage, qui fait suite à d’autres faits ces dernières semaines  renoue avec les pratiques violentes de l’extrême-droite. Elles se multiplient comme si une digue était rompue. La campagne haineuse de l’UMP lors du débat sur le mariage pour tous, la collusion et la complaisance de la droite avec toutes les composantes nauséabondes, du Front National aux groupes néo-nazis, sont responsables de cette violence qui aujourd’hui à libre court sur l’ensemble du territoire.

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La section des retraités SUD Rail rappelle être attachée au combat anti-fasciste.  Nous serons  toujours aux côtés de celles et ceux qui luttent contre ces idées d’exclusion et de haine. Nous appelons nos adhérents et sympathisants à la plus grande vigilance et à être présent aux  différents  rassemblements pour dénoncer cet acte infâme afin d’exprimer notre refus des idées d’extrême-droite. Ce crime ne devra pas rester impuni.

 

SESSION DECENTRALISEE DE PORNICHET : UNE TRES BONNE CUVEE

 Pour notre 10è édition, nous avons choisi le cadre enchanteur de Pornichet, structure gérée par le CCE, qui se trouve à moins de 10 mètres à vol de goéland de l’océan. Ce sont donc les camarades retraités de Nantes qui se sont mobilisés pour dénicher le site et organiser en gestion libre, comme à l’accoutumée, l’intendance.2

Selon un rituel bien rodé et efficace, l’emploi du temps a allié débats, visites de sites proches, et convivialité autour de repas bien garnis.

Concernant les débats, ceux-ci ont été particulièrement denses, avec trois matinées riches en interventions de bonne tenue. Lire la suite »