Archives mensuelles : septembre 2013

Manif du 1er Octobre

Les Retraités SUD-Rail vous appellent à descendre dans la rue

le 1er Octobre 2013

Rassemblement à Paris  Montparnasse à 13h00

Place Raoul Dautry

Pour défendre nos revendications spécifiques et dire STOP à toutes les attaques que nous subissons.

Les organisations de retraités cheminots CGT, UNSA, SUD Rail, CFDT, FGRCF se sont rencontrées et ont décidé cette journée d’action car les réponses que nous attendons ne sont toujours pas satisfaites.

Pour rappel,  pour les retraités Cheminots :

=>Relèvement substantiel du Minimum de pension

=> Retour au paiement  « trimestriel à échoir » des pensions à l’échéance de janvier 2014

=>Relèvement à 60%, sans conditions de ressources, avec application immédiate de la pension de réversion

=>Prise en compte dans toutes les pensions, des ¼ de gratifications d’exploitation et de vacances intégrées dans le salaire liquidable en 2009, 2010, 2011

=>Prise en compte, dans toutes les pensions liquidées de la deuxième moitié de la prime de travail contenus dans la PFA et intégrée dans le salaire liquidable en 2009

=>Prise en compte, dans toutes les pensions de la majoration uniforme de 5 € de la prime mensuelle de travail

=>Attribution du 10ème échelon (8ème pour les ADC, 7ème pour les agents en service discontinu) à tous les retraités qui ont cessé leurs fonctions au 1er janvier 2008 et qui remplissaient les conditions requises.

En tant que cheminots et en soutien à nos camarades actifs :

=>Pour nous opposer à une réforme ferroviaire dont le but n’est pas de revenir à l’unicité de l’entreprise mais au contraire de la casser et de sortir les cheminots de l’NFRA du « Statut »

=>Pour dénoncer l’ouverture à la concurrence qui risque de se poursuivre avec demain les régions qui vont pouvoir gérer directement les Transports Régionaux

=>Pour le maintien et l’amélioration de nos Facilités de Circulation

=>Pour dire NON aux restructurations permanentes qui ne servent qu’à affaiblir les collectifs de travail

=>Pour dire NON aux détériorations des conditions de travail qui entrainent plus de maladies professionnelles et des suicides parmi nos anciens Camarades

Avec tous les travailleurs qui sont visés par des mesures injustes :

=>Disons NON à la réforme du régime de retraite qui fait payer plus le monde du travail que les patrons

=>Non à l’augmentation des cotisations

=>Non à l’allongement de durée de cotisation parce que cela pousse les gens à se tourner vers des retraites par capitalisation et ainsi affaiblit le système par Répartition

=>Les Assureurs privés se frottent les mains

=>Il faut imposer au gouvernement de prendre l’argent où il est : jamais les profits et les dividendes n’ont été aussi élevés

=>La fraude fiscale représente ¼ du déficit des régimes de retraite.

En tant que citoyens : les mesures gouvernementales s’attaquent au monde du travail

=>Augmentations des Impôts, de la TVA au 1er janvier 2014

=>Augmentation de l’Electricité, du Gaz, de l’Eau, des Assurances, etc.

=>Un Accord National Interprofessionnel (ANI) de janvier 2013 qui va faciliter les licenciements. « Un accord historique » selon Mme Parisot du Medef

Il faut que le monde du Travail arrête ce gouvernement qui fait tout pour ressembler au précédent. En manifestant le 1er Octobre, nous ferons un 1er pas dans ce sens.

Pour donner plus de forces à ces idées vous  voterez pour la liste SUD-Rail aux Elections au CA de la CPRP  du 29 Octobre 2013. Nos Militants sont aux  cotés des retraités dans les quartiers et dans les Associations.  Vous pouvez leur apporter votre confiance.

Egalité Professionnelle

 

Réforme des retraites : les femmes gagnantes, vraiment ?

Par Nolwenn Weiler (18 septembre 2013)

La question de l’égalité hommes-femmes est au cœur de la nouvelle réforme des retraites, assure le gouvernement en communiquant allègrement. La pension des femmes à la retraite est aujourd’hui presque moitié moindre que celle des hommes. Des mesures sont prévues pour mieux prendre en compte les temps partiels et les congés maternité. Mais cela suffira-t-il à combler cette profonde inégalité ? Demain, une femme à la retraite vaudra-t-elle plus que la moitié d’un homme ?

« Pour la première fois », une réforme des retraites « met la question de l’égalité femmes-hommes au cœur de ses objectifs », s’est réjouie la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, le 28 août dernier, au lendemain de la présentation de la réforme par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Il était temps. « Le montant moyen de la pension – tous régimes confondus – s’élève fin 2008 à 833 euros par mois pour les femmes, contre 1 743 euros par mois pour les hommes. Ainsi la pension de droit propre des femmes ne représente en moyenne que 48 % de celle des hommes », rappelle l’Insee. Traduction : une femme à la retraite ne vaut que la moitié d’un homme. Et la dernière réforme des retraites, il y a quatre ans, n’a rien arrangé.

Première avancée vantée par la ministre socialiste, également porte-parole du gouvernement : le renforcement des droits à la retraite « pour les 3,5 millions de femmes qui travaillent à temps partiel, grâce à l’abaissement du seuil de validation des trimestres ». De quoi s’agit-il ? Pour valider un trimestre d’activité, un salarié à temps partiel (80% sont des femmes) devait auparavant totaliser au moins 200 heures payées au Smic sur le trimestre en question. Soit 15 heures par semaine. Avec la réforme, on passe à 11h par semaine (150 h sur un trimestre).

Un pas vers les salariés très précaires

« En abaissant le nombre d’heures à partir duquel on peut valider des trimestres, le gouvernement fait un pas vers les petits temps partiels, reconnaît Christiane Marty, membre d’Attac, de la fondation Copernic (think-tank de la gauche anticapitaliste) et syndicaliste de Sud Energie. Mais cela concerne très peu de monde. » Environ 3% de salariés très précarisés. Aux yeux de la CGT, cette « proposition gouvernementale paraît équitable ». Mais la confédération craint qu’elle ne devienne « un encouragement à développer encore plus la précarité, en particulier les contrats courts, et les contrats discontinus (par exemple, 4 h par semaine un mois, 20 h le suivant). »

Autre mesure « décisive » de la réforme Ayrault : une meilleure prise en compte des congés maternité dans le calcul de la retraite. Là encore, l’optimisme de la ministre des Droits des femmes est à tempérer. Cette prise en compte ne concerne que les carrières longues, c’est-à-dire les femmes qui ont commencé à travailler jeunes, qui ont une carrière complète, et peuvent donc prétendre à un départ en retraite à 60 ans. Précisons que le dispositif « carrière longue » n’a concerné que 625 000 personnes entre 2004 et 2010, dont seulement 20% de femmes, sur les 6 à 7 millions de personnes qui ont fait valoir leur départ à la retraite. « On ne peut pas dire que les effets de ce choix seront nuls. Mais enfin, encore une fois, cela reste à la marge », soupire Christiane Marty. Lire la suite »

Quand TF1 banalise Marine Le Pen !

Fabrice Rousselot Directeur de la rédaction de Libération

Un entretien avec Marine Le Pen n’est jamais anodin. A Libération, nous avons toujours refusé d’interviewer Le Pen père et Le Pen fille. C’est une position qui peut se discuter mais qui a au moins l’avantage d’être claire.

L’interview réalisée jeudi 12 septembre soir au journal de TF1 avec la leader du FN oblige à réagir. Pendant plusieurs minutes, Marine Le Pen a eu tribune libre face aux millions de téléspectateurs du 20 heures, lors d’un entretien proche de la complaisance.

Aucune question sur le programme d’un parti d’extrême droite qui a fait de la haine son fonds de commerce. Aucune question sur la préférence nationale. Aucune question sur l’immigration. A peine une allusion aux «erreurs» du FN lors de sa gestion des villes dans le sud de la France, il y a une vingtaine d’années…

Le FN ne sera jamais un parti comme les autres, même lorsqu’il essaie de se parer des atours de la normalité. On ne peut pas interviewer Marine Le Pen comme on interviewe n’importe quel autre dirigeant politique. Le danger serait alors de banaliser une extrême droite qui reste un danger pour la démocratie.