Archives mensuelles : novembre 2013

Ecole de Koaré au Burkina Faso

Gilles Le Loupp Syndicat PSL

 

 

unnamed2La Liaison Retraité(e)s lançait en Juin 2011 lors de la semaine décentralisée de Maseveaux, région de Strasbourg, une souscription pour la construction d’une classe dans un petit village du Burkina Faso à 250 kms de la capitale. Deux ans après cette initiative, des retraités, des syndicats, la fédération ont, par leur participation, permis de construire cette classe, ouverte à des élèves de CP depuis le 1er Octobre 2013.

Tous les dons versés par les adhérents ou nos structures syndicales ont été consacrés à la construction de la classe. Notre personne de confiance là-bas a suivi personnellement les travaux, les démarches administratives et coutumières.unnamed3

Aujourd’hui cette classe est opérationnelle, grâce à vous adhérents et syndicats, nous souhaitons poursuivre cette action pour compléter l’école actuelle par deux autres classes en « dur » et ainsi donner à l’ensemble des élèves et des enseignants un minimum de confort.

Vous retraité(e)s qui avaient versé, vous pouvez d’ores et déjà en cette fin d’année 2013, faire un don pour la prochaine classe que nous espérons opérationnelle dans les deux ans.

Pour ceux qui n’ont pas participé, la réussite de la première classe vous incitera, nous l’espérons, à vous lancer dans la démarche.

En ce qui concerne les syndicats de (PSL, PSE, PE, Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Centraux, Normandie, Toulouse, Fédération), nous comptons sur vous en 2014.

Pour les syndicats qui hésitent, il n’est jamais trop tard !

Faites vos dons à l’ordre de l’UFR SUD-Rail.

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Un parc d’attraction à la gloire de l’uranium et de l’industrie nucléaire

Uranium-atom-uranium-bio-hazard-1680x1050basta ! par Olivier Petitjean 8 novembre 2013

 

Un musée largement financé par Areva a ouvert dans le Limousin, sur une ancienne mine d’uranium et à proximité de sites de stockage de déchets radioactifs. Les visiteurs sont invités à s’extasier devant ce glorieux passé extractif et les prouesses technologiques de l’industrie nucléaire française. Partout où le groupe développe ses activités minières, du Limousin au Grand Nord canadien en passant par le Niger et le désert de Gobi, on retrouve pourtant les mêmes inquiétudes sur les pollutions générées et la mise en danger de la santé des mineurs et des populations. Mais cela, les visiteurs du musée « Urêka » ne le verront pas.

« Entrez dans l’aventure de l’uranium ! » Tout sourire, un mineur saisit la main d’un enfant émerveillé, sous le regard extasié de sa famille. En arrière-plan, un autre mineur, musclé et concentré, fore un filon d’uranium. Une scène de propagande à la gloire du nucléaire nord-coréen ou de l’atome iranien ? Du tout. Nous sommes dans le Limousin, au sein d’Urêka, le « musée interactif de la mine » ouvert depuis l’été 2013 à Bessines, au cœur de l’ancienne zone minière exploitée par la Cogema, l’ancêtre d’Areva, champion du combustible nucléaire français. « L’épopée française de l’uranium a commencé en Limousin en 1948. Aujourd’hui encore, l’aventure continue… », présentent les dépliants. La dernière mine d’uranium de la région a fermé en 2001. Outre le musée, le site de Bessines sert aussi pour le stockage de dizaines de milliers de tonne de déchets radioactifs de « très faible activité » (TFA), générés par l’extraction d’uranium.

Pour « son » musée, Areva a dépensé 8,5 millions d’euros sur les 10 millions de budget, le solde revenant à la charge du Conseil régional du Limousin. Ce nouveau lieu prétend faire revivre aux visiteurs la dimension « humaine » et technologique de l’exploitation de l’uranium. « Ce centre d’interprétation répond au questionnement du public sur la radioactivité, les rayonnements, les risques et enjeux en les contextualisant à travers un volet historique et technique », assure un communiqué de l’entreprise [1]. Une « pédagogie » qui gomme au passage toute interrogation politique sur ses conséquences pour la santé et le bien-être des populations, en France et ailleurs.

Ce que vous ne verrez pas dans les animations 3D

Ce dont les dépliants et les attractions du musée ne parlent pas, c’est de l’impact environnemental et sanitaire de l’exploitation de l’uranium, qui continue à se faire sentir dans toute la région. Ni de ce que deviendra l’uranium enrichi puis le plutonium produit par les centrales atomiques. La zone de Bessines où est implanté Urêka (entre Limoges, Guéret et Châteauroux), abrite encore plus de 200 000 tonnes d’uranium « appauvri » et autres déchets nucléaires. Malgré un plan d’action imposé en 2009 à Areva, la pollution radioactive persiste, notamment dans les rivières, les nappes phréatiques et les zones humides. Dix ans plus tôt, la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) avait dénoncé de « très graves irrégularités » dans le stockage des déchets nucléaires, entreposés « dans des conditions qui ne seraient pas acceptées pour les ordures ménagères ».

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Ce que les animations 3D du musée n’expliqueront pas, c’est que le suivi médical et épidémiologique des travailleurs et des habitants de la région est demeuré quasi inexistant. Une étude scientifique officielle a cependant reconnu une incidence supérieure à la moyenne de cancers du poumon et du rein chez les anciens mineurs, mise en relation avec une surexposition au radon. Les enfants émerveillés ne sauront pas que le mineur souriant qui leur tend la main aura davantage de chance de mourir d’un cancer que leurs parents. De nouvelles études épidémiologiques viennent enfin d’être été lancées.

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Election au CA de la CPRP

 

Liaison nationale retraité(e)s

BILAN DES ELECTIONS DES REPRESENTANTS AU CA DE LA CPRP

Du 29 octobre 2013

Lors de notre bureau du 7 novembre, nous avons analysé les résultats des élections des représentants au Ca de la CPRP. Ces élections se sont déroulées dans les mêmes conditions qu’il y a 5 ans, et les deux sièges à pourvoir ont été sans surprise attribués à la CGT et à la FGRCF. Par rapport à l’élection précédente, nous notons que la situation sociale a des répercussions directes sur le scrutin, et particulièrement sur le taux d’abstention qui bondit de 30 à 40 %. Le nombre d’inscrits est lui aussi en baisse de 9 500 retraités. Ces deux éléments expliquent que nous progressons modestement de 0,63 points (de 4, 71% à 5,25%), tout en perdant 455 voix (5545 voix contre 6000 il y a 5 ans). 4 autres organisations (CFTC, FO, CGC et UNSA) progressent légèrement, alors que la CGT subit comme la FGRCF une baisse significative de près de 10 000 voix, ce qui ne les empêchent pas de rester largement majoritaires.

La baisse du taux de participation n’est pas réjouissante, et ce n’est pas un bon signe pour les prochaines échéances électorales, professionnelles ou politiques. La baisse du nombre d’inscrits est elle consécutive aux deux contre-réformes des retraites,  qui font que les cheminots restent de plus en plus longtemps en activité, et donc ne compensent pas les inévitables décès.

D’autre part, nous déplorons comme il ya 5 ans l’inégalité de traitement avec les deux OS majoritaires qui bénéficient de fichiers globaux de tous les retraités, et l’utilisent pour faire campagne, alors que nous n’avons accès qu’à notre seul fichier des adhérents retraités.

Les 3 scrutateurs et 2 délégués de liste Sud-Rail ont bien entendu fait le déplacement à Marseille, où nous avons pu constater les imperfections de l’organisation du scrutin, notamment la mauvaise adaptation des locaux, avec une dispersion des salles de dépouillement qui a compliqué la tâche des scrutateurs et délégués.

Pour conclure, l’important est bien que nous ayons enregistré une progression, et restons une des OS qui a un excellent ratio nombre d’adhérents/nombre de voix, et nous remercions toutes celles et ceux qui ont permis par leur vote ce résultat honorable.

 

Vous trouverez ci-joint le tableau reprenant l’ensemble des résultats. Une information supplémentaire devrait nous parvenir prochainement qui affine ces résultats par région, et nous vous en ferons part.

Paris, le 8 novembre 2013.

Le bureau de la liaison nationale retraité(e)s.

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