Archives mensuelles : avril 2017

Notre action au Burkina Faso

Solidarité Burkina Faso

 

Depuis 2011, la Liaison des retraité(e)s SUD-Rail finance par les dons de ses adhérents un projet de construction de 3 classes en dur au Burkina Faso dans un village perdu (Koaré) à plus de 200 kms de la capitale Ouagadougou. Ce pays est un des plus pauvres de la planète et les problèmes de santé, d’accès à l’eau et d’éducation sont importants. Le fort taux de natalité, l’augmentation de la  scolarisation des filles font que les besoins en classes, en enseignants sont énormes et comme en France, les politiques ont toujours été plus préoccupés par leur enrichissement ou celui d’une minorité que par l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la population.

Nous avons depuis l’initiation de cette action construit deux classes, la seconde venant d’être inaugurée en février 2017 en présence d’une délégation de retraités de notre fédération. Cette réussite, une goutte d’eau dans un océan de besoins, est une réalisation concrète de ce que tous ensemble nous sommes capables de réaliser en Solidarité avec un pays pauvre. Solidarité Internationale mais aussi dans notre pays pour des personnes dans le besoin, dans le malheur ou en attente d’un travail, d’un logement ou de papiers, telle est notre devise !

IMG_1022Dans notre quête aux dons, le Syndicat régional de Paris St Lazare est un exemple :

  • tous les congrès, les AG se font en présence d’un stand Burkina, les bénéfices allant à la construction de ces classes,
  • Le syndicat a instauré dès 2013 le versement de un euro une fois par an par adhérent, somme qui semble dérisoire mais qui représente 1000 € par an dans le financement de notre action.

D’autres syndicats versent sur des principes différents, certains ne le font pas et enfin quelques uns sont contre ce projet, c’est leur choix !

Le coût d’une classe est d’environ 9000€ auxquels il faut ajouter 1500€ d’équipement en tables/ bancs, bureau, armoires et fournitures scolaires.

Chaque euro versé est scrupuleusement reversé là-bas pour l’achat des matériaux, pour la main d’œuvre et le transport.

Chaque voyageur se rendant au Burkina pour une visite de l’école, une inauguration finance son voyage et tous les frais relatif à celui-ci.

Sans la participation active du Syndicat de Paris St Lazare, nous n’en serions pas encore à ce stade d’avancement. Ce financement ne concerne pas uniquement les retraité(e)s, les actifs peuvent aussi y participer à titre individuel

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La 3ème classe, c’est pour bientôt ! Vous pouvez y participer en faisant un chèque, au dos Solidarité Burkina à l’ordre de l’UFR SUD-Rail, adressé à la Fédération SUD-Rail , Liaisons Retraités , 17 Boulevard de la Libération, 93200 ST DENIS.

 

DES TRAINS DE FRET…ICI ET MAINTENANT !

 

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Nous étions près de 400 militant-e-s de SUD-Rail réunis le mardi 4 avril dernier à Ambérieu, dans l’Ain. Le choix de ce site était judicieux, car c’est un carrefour ferroviaire de premier ordre, à la jonction des lignes venant du Nord (Paris, Dijon…), allant vers le sud (Lyon, la Méditerranée), ainsi que sur les Alpes, la Suisse et surtout l’Italie. C’est l’axe fret par excellence sur le trajet Lyon-Turin, et de ce fait, il a été très tôt équipé d’un grand triage et d’un dépôt. Mais voilà, c’était avant, avant le libéralisme, les cars Macron, la dérèglementation des transports ; et donc le dépôt est un champ de ruines, le triage fonctionne au ralenti, servant uniquement de relais pour un maigre trafic fret où les privés ont pris le dessus sur l’opérateur historique, et les trois lignes qui se rejoignent, quoi que remarquablement équipées (électrification, garages actifs, installations de contre-sens, bloc automatique) sont hélas très loin d’être saturées. A preuve, lors des différentes interventions, et alors que nous étions à quelque mètres des voies principales, la voix des orateurs n’a été perturbée par aucun passage de trains de fret. On ne peut pas en dire autant du trafic incessant des camions sur les autoroutes environnantes. Seul le trafic TER apporte encore un peu d’animation en gare.

C’est pourquoi il y a urgence à agir pour remettre les trains de marchandises sur les rails sous-utilisés, et ce pour des impératifs économiques, sociaux, écologiques, sans oublier la sécurité que seul le rail peut offrir pleinement. Et ce sans attendre, ni même souhaiter, la réalisation de projets pharaoniques tels le tunnel de base Lyon-Turin, qui ne bénéficierait qu’aux actionnaires privés, pour un coût financier et écologique démesuré et qui ne serait supporté que par les citoyens. Le trafic existe, les installations aussi, alors, où est le problème, sinon le diktat des choix économiques et politiques uniquement guidés par le lobby routier. Des trains sur des rails, ici et maintenant, c’est possible, et c’est nécessaire! C’est ce que nous sommes venus crier avec force et conviction. Merci aux orateurs, tant syndicaux que politiques, merci aux organisateurs de cette journée qui redonne le moral, et un coup de chapeau à Daniel Ibanez, président de l’association contre le tunnel de base du Lyon-Turin, pour son érudition ferroviaire et ses propos lucides et pertinents.

 

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