Vie de l’interpro

L’austérité à la SNCF, mais pas pour tout le monde.

La Cour des Comptes, dans un rapport du 12 février sur le budget communication de la SNCF, dénonce « des opérations  dispendieuses,  des  marchés irréguliers… » et pointe particulière ment le séminaire de 4 jours à Tanger en septembre 2011 pour 600 cadres qui a coûté 2,7 millions d’euros, soit près de 4 300 € par personne. Il faut dire qu’avec des diners à 314 €, une visite privée du port à 60 300 €, l’addition grimpe vite ! On est bien loin des recommandations des 300 € par jour et par personne.
Bien sûr, pour un tel choix, la SNCF s’est  dispensée  d’un  appel  d’offres, sous prétexte « d’urgence impérieuse » pour cet événement décidé près de 6 mois avant.
Tous les administrateurs salariés étaient à Tanger. Tous ? Non, il manquait l’administrateur SUD-Rail.

Cahier revendicatif des retraité-es Solidaires.

L’UNIRS, Union Nationale Interprofessionnelle  des  Retraités  Solidaires, s’est réunie pendant 2 jours pour faire avancer  son  cahier  revendicatif  qui comporte maintenant 9 parties, place du bénévolat dans la société et engagement important des retraités dans le bénévolat,  le  retraité  consommateur,  le pouvoir d’achat des retraités, le logement des personnes retraitées, la santé des personnes retraitées dont la protection  des  personnes  vulnérables,  l’accompagnement et l’aide à l’autonomie, la protection juridique, la tutelle et la curatelle, la fin de vie.

La  promesse  électorale  de  F.  Hollande de séparer les banques de dépôts et d’affaires.

Elle n’est pas tenue dans le projet actuel de « loi de séparation et de régulation des activités bancaires » qui laissera  le  système  bancaire  français dans la même situation de risque qu’au début de la crise. Une campagne démarre avec Attac et le collectif Pôle Public Financier.

L’accord national interprofessionnel Medef, CFDT,  CFTC

Il institutionnalise la précarité, instaure une super flexibilité,  généralise  l’accord  compétitivité/emploi,  élimine  les  obligations légales du licenciement économique, limite la prime de licenciement, réduit les délais de recours contre les licenciements économiques… et le gouvernement PS-EELV va transformer en loi cet accord minoritaire ! Tous les adhé-
rents  doivent  faire  connaître  l’argumentaire.  Un  tract  imprimé nationalement appellera aux manifestations du 5 mars. Les secteurs professionnels  ont  fait  part  de  leurs actions qui ont besoin de soutien moral et financier : les grèves à PSA Aulnay et  Renault,  à  Sanofi  et  Goodyear Amiens, à Virgin, à l’Education nationale et la Fonction publique…

Menaces sur le pouvoir d’achat des pensions.

Des discussions sur l’équilibre des retraites complémentaires du privé qui nécessite 6 milliards d’euros à l’horizon 2017. Elles portent sur des dispositifs très dangereux qui seront ensuite étendues aux pensions de bases. Patronat  et  gouvernement  excluent  toute hausse  de  cotisation,  que  demandent toutes les organisations syndicales, et orientent les réflexions sur les économies, essentiellement une évolution des pensions inférieure à l’inflation, de 1,5 point en 2013 puis de 1 point pendant les 4 années suivantes : un recul de 5,5 points par rapport à l’inflation. Cela représentera 3,9 milliards qui sortiront de la poche des retraités. Quand on sait que les pensions alignées sur l’inflation ont perdu 17% par rapport au salaire moyen, faire encore moins mènera à des situations dramatiques pour beaucoup.

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