Déconfinement et Solidarité N°1

Bonjour à toutes et tous nos retraités !
Et nous voici repartis plus motivés que jamais pour affronter ce déconfinement. Sans plus attendre voici le N°1 de ce bulletin d’information qui vous sera adressé 2 fois par semaine et plus si l’actu l’exige.

CAFOUILLAGES ET CRAPULERIES
Lundi 11 mai 2020, premier jour du déconfinement…Et, comme il fallait s’y attendre, déjà des cafouillages. Certains ne sont pas spécialement dus à l’incurie gouvernementale, comme le mauvais temps qui s’est abattu sur tout l’hexagone, alors que durant les deux mois de confinement il avait fait un soleil radieux quasiment tous les jours. Cette météo déplorable n’est assurément pas le fait du gouvernement, et heureusement, car si celui-ci avait le pouvoir de commander au temps qu’il fait, cela ferait longtemps qu’il serait privatisé, et il faudrait payer pour se dorer au soleil, alors qu’il vaserait comme vache qui pisse sur les pauvres. Notons que cela est quelque part déjà un peu le cas, car le réchauffement climatique et son cortège de phénomènes météo erratiques sont bien dus aux mauvais choix économique qui depuis des décennies perturbent les climats, et contre les conséquences desquels seuls les plus fortunés, ceux-là même responsables du processus, ont le pouvoir de se prémunir. Voir par exemple l’option de bien des milliardaires de faire construire des bunkers sécurisés dans des zones paradisiaques hors d’atteinte de la montée des eaux, en Nouvelle-Zélande par exemple, laissant le prolétariat s’entasser dans des villes tentaculaires et polluées. Et si la Macronie ne commande toujours pas aux précipitations, eux qui en font tellement preuve dans le déconfinement, il n’empêche que le cafouillage du lundi matin sur la ligne 13 du métro parisien et la ligne B du RER sont significatifs. En effet, une inondation consécutive aux forts orages de la nuit est responsable d’un trafic chaotique sur la 13, tandis que des chutes de branches sur les caténaires bloquaient celui du RER B. D’où des cohues et entassements de voyageurs dans de rares rames bondées, ce qui laisse bien mal augurer du respect de la distanciation sanitaire au moindre pépin. Or tous ceux celles et ceux qui pratiquent les transports en commun tous les jours et par tous les temps, ce qui n’est pas le cas de nos ministres, décideurs et autres éditocrates, savent d’expérience que ce genre d’impedimenta survient tous les jours : intempéries, signaux d’alarme, pannes de matériel, actes de malveillance, accidents de personnes…voilà le lot quotidien de ceux qui pour des salaires de misère font marcher la machine, au risque actuellement de contracter le virus.
Cafouillage également, la non-promulgation à temps de la loi d’urgence sanitaire, car le conseil constitutionnel n’a pu se réunir à temps pour en débattre. Pourquoi ? Le réveil n’a pas sonné, ou l’express venant de Deauville ou de la Baule était en retard ? Quoi qu’il en soit cela fait mauvais genre et témoigne de l’état d’amateurisme et d’agitation stérile de nos dirigeants.
Autre cafouillage qui prête à sourire, et qui prouve la bêtise et l’état « hors-sol » dans lequel se trouvent nos ministres, la sortie de…non non, pas de Sibeth, pour une fois (mais ne vous inquiétez-pas, elle travaille déjà à sa prochaine élucubration en secret !), mais du secrétaire d’état aux transports, le sieur Djebarri, lequel s’était déjà illustré par sa haine et son mépris des cheminots et traminots en lutte à l’hiver dernier. Questionné sur de possibles embouteillages suite à l’usage immodéré de la voiture pour aller au boulot, ce génie des carpettes a péremptoirement déclaré qu’il suffisait de favoriser le covoiturage. Oups ! Ce bon serviteur de l’Empereur s’est trompé d’épisode : cet élément de langage était idoine lors de la prise en otage des gentils usagers par les méchants grévistes il y a quelque mois, mais là cette saillie mérite un bonnet d’âne. A cinq dans une voiture, bonjour le respect des distances. Certains méritent un masque d’or pour mieux fermer leur grande gueule.
Cafouillage aussi à l’usine Renault de Sandouville, près du Havre, où la CGT a obtenu du tribunal la re-fermeture du site. La polémique fait rage, car il semblerait que ce ne soit pas pour des motifs de non-respect des mesures prophylactiques, mais plutôt sur un vice de procédure. Cela a entrainé l’ire disproportionnée du syndicat maison-félon, celui dont le boss est le bon Berger, avec en retour une satire homophobe de la CGT très malvenue et inadmissible. Bref l’état du syndicalisme dans notre pays, et surtout de leurs dirigeants, nous laisse dubitatifs sur leur capacité à construire une réponse efficace face à la mise au pas des salariés. D‘autant que les réactions de ceux-ci sont parfois contradictoires, écartelés qu’ils sont entre l’impérieuse nécessité de gagner leur vie et la mise en danger concomitante de leur santé, véritable aporie aggravée par l’insistance frénétique de nos « élites » à faire redémarrer coûte que coûte la machine économique. Cela démontre que les capitalistes ont bien manœuvré depuis des années pour l’asservissement consenti des travailleurs, peu enclins à se libérer de leur joug, comme les évènements de l’hiver dernier l’ont prouvé (même si évidemment certains sauvent l’honneur par leur conscience et leur détermination). Mais cette fois-ci, vu l’ampleur des attaques, la réaction ne pourra qu’être d’ampleur. Des signes encourageants de rassemblements, de manifestations, en respectant les consignes sanitaires, montrent que ça frémit doucement mais sûrement !
Cafouillage encore dans la distribution des masques, toujours chichement proposés mais parfois vendus à prix d’or. A Paris, une distribution gratuite a dû être stoppée car les masques offerts étaient très peu pratiques d’utilisation, devant se nouer dans le cou, avec du matériel de piètre qualité. Comme quoi entre les effets d’annonce, les bonnes volontés, et les résultats concrets, il y a souvent un gouffre…
Cafouillage enfin dans les annonces sur Air-France. Le Ministre du Travail et des Coups de Menton dans le Vide, Bruno le Maire avait claironné que les aides octroyées au champion du kérosène (sept milliards d’euros tout de même, c’est un peu plus que la pension moyenne d‘un retraité de la SNCF !!!) devaient avoir comme contrepartie le respect des normes écologiques et la fermeture des liaisons intérieures facilement atteintes en TGV. Pour la première condition nous croyons savoir que la compagnie teste actuellement le réacteur à eau chaude ou l’hélice aux algues. Mais dans le même temps elle annonce la réouverture de liaisons intérieures indispensables au départ de Paris sur Bordeaux, Brest et Montpellier, villes proposant des dessertes fréquentes et comparables en temps en TGV quand on prend en compte les délais d’acheminement et d’embarquement dans les aéroports. Là aussi, chacun se répartit les rôles : le discours écolo pour le ministre bien propre sur lui, et la réalité du business as usual qui commence à reprendre comme si de rien n’était…
…Si ce n’est qu’une seule chose est vraiment en train de changer dans notre pays : c’est l’arsenal répressif croissant et la mise en coupe réglée des libertés publiques au prétexte de la lutte sanitaire. Les manifestants avaient depuis longtemps eu un avant-goût amer et douloureux des méthodes musclées du maintien de l’ordre par des forces policières de plus en plus violentes. Mais ce n’était qu’un début. Partout dans l’espace publique le bleu des uniformes devient la couleur dominante. Que ce soit dans les trains et les gares pour contrôler les ausweis de déplacement, que ce soit partout pour s’assurer que les honnêtes citoyens restent bien dans les clous, c’est l’heure bleue assurée. Et gare à la rébellion : comme aurait dit le regretté Christophe, en cas d’insoumission aux diktats de ces robocops, c’est vite les maux bleus qu’ils font chanter à coup de matraque, et, pour le récipiendaire de ces voies de faits pseudo-légales, c’est une distribution de vrai bleus, genre ticket gratuit pour l’Horion-express. A ce niveau-là, ce n’est plus du cafouillage de quelques brebis galeuses, mais bien de la crapulerie en bande organisée, et couverte en haut-lieu.
Cette haine du peuple, des petits, des sans-grades, mais aussi des seniors, suinte sous la plume de bien des éditorialistes pontifiants, tels Christophe Barbier, qui n’a de rouge que son écharpe. Ce charmant personnage vient de s’illustrer en faisant les comptes sordides de ce que coûtent à l’économie les mesures de confinement pour le seul bénéfice de quelques personnes âgées improductives. Ou comme l’éditorialiste de l’Opinion (torchon ultra-libéral et ultraréactionnaire) osant s’interroger : « fallait-il faire tout ça pour sauver des vieux blancs malades ? » Passons sur la couleur de peau des populations incriminées, totalement hors-sujet, et sur la pauvreté du vocabulaire et des concepts maniés par ces écrivaillons, qui ne parlent que de coûts, de profits, de bénéfices. Leur âme est vouée à la bourse, leur plume à la bouse ! A ce niveau de mépris des personnes âgées qu’ils seront eux-mêmes bientôt (mais placés dans des mouroirs de luxe car leur portefeuille est bien plus fourni que leur altruisme), ce n’est plus de crapulerie, mais d’ignominie, d’obscénité criminelle dont il faut parler ! Et nous ne pouvons qu’approuver la lettre adressée par des retraités Solidaires au Président de la République et au premier Ministre pour s’indigner de tels comportements, que nos seigneurs et maîtres instillent et approuvent. Même si on sait que la missive est déjà au fond de la corbeille du bureau du troisième sous-secrétaire de l’Elysée, il faut communiquer notre colère. Des fourches et des piques, voilà ce que tous ces gens méritent !

Appel à la grève à la SNCF sur Paris-Est à partir du 18 mai :
http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/sncf-quatre-syndicats-appellent-a-la-greve-a-paris-est-le-lundi-18-12-05-2020-8315526.php?utm_campaign=facebook_partage&utm_medium=social
Le communiqué à la presse et la Note N°69 des Retraité-e-s Solidaires en pj
Les actualités cinématographiques, acte 11 : https://youtu.be/-tHaaitcPAo
De la musique et des sourires : https://youtu.be/9OVM2WshZh0

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez pas à faire partager les vôtres sur notre boîte mail. Vous pouvez retrouver toutes nos informations sur le blog de la Liaison Nationale des Retraité-e-s : http://www.retraitesudrail.org/

Bon courage à toutes et tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles, déconfinés… ou pas, le mot Solidarité prend toute sa valeur !
Le Bureau de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail.Les Français parlent aux FrançaisIMG-20200510-WA000120 05 11 Communique UNIRS 20 05 11 Communique UNIRSIMG-20200510-WA0000IMG-20200513-WA0000untitled untitledIMG-20200512-WA0001

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