Mardi 13 avril : les cheminot-e-s de toute l’Europe manifestent à Lille !

Venu-e-s d’Angleterre, d’Irlande, de Belgique, de Suisse, d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne,  du Portugal, de Grèce, …, et de France, nous serons des milliers devant l’Agence Ferroviaire Européenne, à Lille.

Pourquoi, manifester devant l’Agence Ferroviaire Européenne ?

L’A.F.E. est l’exemple de l’institution européenne non démocratique. Elle a été mise en place pour imposer aux salarié-e-s, et aux usagers du rail une organisation et des critères de fonctionnement basés  uniquement sur le profit pour les actionnaires du privé, donc une exploitation accrue des salarié-e-s, une remise en cause de la sécurité ferroviaire.

Les syndicats britanniques sont à l’origine de cette manifestation

L’initiative de cette manifestation revient au syndicat RMT, première force syndicale dans les chemins  de fer et l’ensemble des transports en Grande Bretagne. Les cheminot-e-s britanniques sont les mieux  placé-e-s pour dire ce qu’est la « libéralisation » ! C’est ce pays qui a inauguré la vague de privatisation et d’éclatement du système ferroviaire ; avec les graves conséquences qu’on connaît, en termes d’accidents, de désorganisations, de suppressions d’emplois, de dégradation des services offerts aux usagers, etc.

Les autres syndicats britanniques du rail appellent également à cette manifestation : ASLEF, TSSA en Angleterre, SIPTU en Irlande ; le syndicat des pompiers (FBU), directement concernés par les accidents et incidents ferroviaires (encore récemment dans Eurotunnel), aussi.

En finir avec le sectarisme !

Dès le mois de janvier, RMT a proposé à la fédération des transports de la Confédération Européenne des Syndicats d’organiser cette manifestation. Ce fut un refus. Des syndicats essaient de diviser en appelant le même jour à une manifestation à Paris, réservée aux membres de la C.E.S.

Au contraire, le rassemblement de Lille est ouvert à tous : syndicats adhérents à la CES, à la FSM, à aucune de ces deux organisations internationales … la seule motivation est de vouloir se battre  ensemble contre la casse du service public ferroviaire ! Cela suppose de s’attaquer directement aux  responsables de la situation, comme l’A.F.E., bras armée de la Commission Européenne pour le  ferroviaire. Cela va à l’encontre des syndicats qui demandent la privatisation des chemins de fer,  comme le fit le syndicat allemand Transnet. Cela passe par l’exigence d’un système ferroviaire public,  intégrant l’exploitation et l’infrastructure, au contraire de ce que nous connaissons en France depuis 1997 et les gouvernements « de droite » et de « gauche » (plurielle !) successifs.

Revendiquer un service public ferroviaire de qualité, et être prêt à se battre pour ça, c’est ce qui rassemble les syndicats britanniques déjà cités, mais aussi la CGSP et le SLFP de Belgique, la  fédération des cheminot-e-s et le courant syndical PAME de Grèce, la CGT du Portugal, l’ORSA d’Italie, Transparence par la base d’Allemagne, le comité de lutte de Bellinzona en Suisse, la CGT d’Espagne, LAB du Pays basque, … des syndicats aux histoires et cultures différentes qui s’unissent face à  l’urgence, et dans l’intérêt des cheminot-e-s et des usagers du rail de toute l’Europe.

SUD-Rail se retrouve pleinement dans ce front syndical,  uni pour agir à l’échelle européenne.

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