Avr282020

Confinement et Solidarité N°17

Jeudi 23 avril 2020, trente-neuvième jour de conifement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

LE SENS DES PRIORITES

Dans une crise aussi grave que celle que nous subissons actuellement, la priorité des politiques et des décideurs doit être de tout mettre en œuvre pour éradiquer la pandémie tout en protégeant au mieux possible la population.

Or force est de constater que dans notre pauvre pays c’est loin d’être la préoccupation première de nos dirigeants. C’est évident dans les discours creux de nos gouvernants, comme le démontre la pitoyable prestation des sieurs Philippe et Véran dimanche dernier, pendant laquelle ils ont pontifié et déblatéré pendant plus de deux heures pour ne rien dire, si ce n’est promettre à demain (ce qui veut dire à un horizon lointain, voire aux calendes grecques) l’arrivée des fameux tests et masques, dont la pénurie fait la risée du monde entier. C’est bien la preuve de l’incurie de ceux censés nous protéger. On en rirait si ce n’était aussi grave. Répétons-le à l’envi, celles et ceux qui ont permis la déliquescence de l’hôpital public et qui ont rendu possible ce scandale sanitaire inouï devront répondre de leurs actes.

Le sens des priorités, pour ces sinistres personnages, ce n’est pas de commander en temps et en heure les outils sanitaires en nombre suffisant, mais plutôt de s’assurer du stock des moyens de répression. Les commandes massives passées avant la crise de gaz lacrymogènes ou de LBD (lanceurs de balles de défense), responsables de l’éborgnement de tant de manifestants dans l’impunité la plus complète, démontrent le sens des priorités de ce gouvernement dévoyé. De même l’achat de milliers de drones n’est justifié que par la nécessité, selon ces tristes sires, de surveiller les éventuels mouvements de foule qui pourraient bien faire exploser la situation à la fin du confinement. On peut confiner les corps, mais on ne confinera ni les idées ni la légitime révolte envers ceux qui ont volontairement failli à leur tâche.

En France on n’a pas de masques, donc le pouvoir n’avance même pas masqué. La ligne est claire : retour forcené de la production à tout prix, obligation de consommer à outrance pour rattraper la croissance perdue, cela fût-il au mépris de la santé publique.

Dans notre pays qui marche sur la tête, la priorité n’est pas à produire des médicaments et des vaccins (on en serait de toute manière incapables à court terme, tout l’appareil productif a été délocalisé an Chine ou en Inde !) mais plutôt de relancer la production automobile. Exemple consternant à Onnaing, où Toyota a rappelé ses ouvriers pour relancer la machine, contre l’opposition légitime de la CGT ultra-minoritaire, mais avec la bénédiction enthousiaste du syndicat collaborationniste majoritaire. Bravo, vous avez deviné, il s’agit bien entendu de la CFDT ! Mais soyez rassurés, ces pseudo-syndicalistes se soucient de la santé des travailleurs et sont en train de négocier le nombre de masques. Quand on disait que ce syndicat félon négocie la longueur des chaînes, il faut y ajouter la couleur des masques! Un délégué syndical de cette officine patronale a osé affirmer sans rire que c’était normal de relancer les chaînes car des clients attendaient leurs commandes ! La bagnole, symbole vital dans notre monde de fous, au détriment de la santé publique ! D’autant plus que la phobie légitime de reprendre des transports en commun surchargés dans lesquels les mesures de distanciation s’avéreront impossibles (mais tout le monde aura un masque tricoté par mamie, qui n’arrêta même pas la connerie ambiante) favorisera l’explosion de l’usage de la voiture individuelle dans les grandes villes, avec son cortège d’embouteillages, mais surtout de pollution aux particules fines qui fragilisent l’appareil respiratoire des plus faibles, et donc l’atteinte du virus. Rappelons que la pollution tue non moins de 9 millions de personnes dans le monde chaque année (ainsi que la famine), dans l’indifférence générale. Le cercle vicieux est parfait, et, ça tombe bien, par ordonnance le gouvernement s’affranchit déjà (provisoirement ?) des normes environnementales pour brûler le pétrole qui reste l’alpha et l’oméga de notre civilisation en fin de vie. Le sens des priorités, on vous dit !

Quant à nos anciens, le scandale est encore plus énorme : en EHPAD on en a laissé mourir des milliers. La palme revient au groupe Korian, dont les méthodes de gestion et de traitement, tant du personnel que des pensionnaires, ont souvent été dénoncées dans les média, du moins dans ceux qui s’acquittent encore honorablement de leur mission. Chez Korian, les scandales sanitaires n’ont pas attendu la crise du COVID-19 pour défrayer la chronique : à Lyon début 2017, la grippe tue 13 résidents. En 2019 une intoxication alimentaire à Lherm (Haute-Garonne) envoie ad patres 5 autres victimes. Et bien entendu, le coronavirus, allié aux graves manquements à l’hygiène dont ce groupe est coutumier, a occis pas moins d’une trentaine de résidents à l’EHPAD de Mougins (Alpes-Maritimes). Mis cette fois la coupe est pleine, au point que les familles ont décidé de porter plainte, et la municipalité s’est portée partie civile.

Les personnels ont depuis longtemps dénoncé la maltraitance dont eux-mêmes et les résidents sont victimes. Il faut dire que ce grand groupe, présent dans six pays européens, côté en bourse où il fructifie sur le dos des seniors, est obsédé par le fric. La fin de vie, c’est un business juteux. Tiens tiens, l’actuelle directrice de ces accaparateurs n’est autre que Sylvie Boissard, qui émarge à non moins de 950 000 € annuels pour accélérer la fin de vie de nos pauvres anciens. Cette dame a auparavant sévi à la SNCF en tant que responsable de la « stratégie et du développement » (tout un programme !) où elle a laissé le souvenir de quelqu’un de dur et d’obsédé par l’aspect financier au détriment de l’humain. Ce monstre au cœur froid devra aussi répondre de ses actes devant un tribunal. Si pour tous ces gens-là le sens des priorités est clairement le Dieu-Pognon, il doit être pour nous la mise hors d’état de nuire de ces rapaces que nous ne devons pas hésiter à qualifier de criminels.

Pour prolonger la réflexion :
https://ladepechedelaube.org/spip.php?article5389

Ci-joint, deux articles de journaux :

Le Monde Diplomatique : L’hôpital, le jour d’après…
Repoterre : Le gouvernement permet aux préfets de déroger à des normes environnementales.

Le Covid 19 va nous priver de manifestations lors du Premier mai. Ce n’était pas arrivé depuis la deuxième guerre mondiale. Serge d’Ignazio, est un “Ouvrier/Photographe”. Il a couvert toutes les manifs parisiennes, des Gilets Jaunes aux organisations syndicales. Lors des Infogrèves quotidiennes que nous vous avons envoyées en décembre, janvier et février nous vous y avons souvent joint un lien vers ses reportages de grande qualité. Il nous propose ses talents de photographe en demandant à toutes celles et ceux qui voudront bien, de se mettre en scène sur une photo avec avec une pancarte revendicative. En PJ vous trouverez ses recommandations. Seule contrainte lui envoyer la ou les photos avant le 29 avril à l’adresse suivante : serge.dignazio@free.fr Il se chargera du montage et nous adressera le document final. En attendant vous pouvez toujours consulter ses reportages sur le site suivant : https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums

Et pour finir, nous vous emmenons en sourire au théâtre, à l’école (voir pj), au cinema avec ce lien : https://www.facebook.com/194273759038/posts/10157461591174039/?sfnsn=scwspwa&extid=036QT0jpwAawGqZk&d=w&vh=e

Et puis quelques images…

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail. Bon courage à toutes et tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Le Bureau de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°16

Mardi 21 avril 2020, trente-septième jour de conifement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

LES YEUX POUR PLEURER

La crise sans précédent du coronavirus est un bon révélateur de l’état du Monde. Nous assistons sur notre pauvre planète à des situations et des réactions très contrastées, allant du meilleur au pire, comme dans une pièce de théâtre déjantée avec un scénario erratique et des acteurs soit très professionnels, soit de véritables cabotins, quand ce ne sont pas des parfaits salauds ou des incompétents notoires.

Des exemples ? A tout seigneur tout honneur : les USA montrent que le déclin de l’ex-empire américain est entré en phase terminale. On savait ce pays en pleine déliquescence morale, culturelle et sociale. Mais voir, en pleine pandémie, des citoyens armés jusqu’aux dents manifester (en voiture, centre de l’univers étriqué de l’américain moyen) pour la levée du confinement au nom de la liberté individuelle et du commerce dépasse l’entendement. Bien entendu, ces tarés congénitaux sont soutenus ouvertement par le Grand Taré en Chef, à savoir l’abruti de service Trump, qui croit ainsi marquer des points pour sa possible réélection. Un scénario identique s’observe au Brésil, avec là aussi un fou fascisant pourtant élu démocratiquement. Voilà ce qui arrive quand les puissances de l’argent et des médias serviles manipulent des abrutis qui croient qu’on guérit les épidémies par des prières ou que la Terre est plate comme leur encéphalogramme. C’est à désespérer de l’humanité, même si des opposants courageux sauvent l’honneur et souffrent. Nous le répétons : ces dangereux individus devraient être destitués et traduits en Cour Pénale Internationale sous l’inculpation de crimes contre l’Humanité, car ils mettent par leur bêtise et leur méchanceté leurs populations et les nôtres en danger de mort.

En Chine le coronavirus et les opposants politiques sont sous contrôle étroit avec l‘appui d‘une technologie numérique sophistiquée dont certains ici voudraient bien s’inspirer pour mettre au pas les contestataires. En Europe, des roitelets, tel Victor Orban en Hongrie ou le jumeau rescapé Kaczynski en Pologne, prennent le prétexte de la crise sanitaire pour asseoir encore un peu plus leur pouvoir autocratique, hélas avec le soutien d’une partie non négligeable de la population. Au Royaume-Uni, le convalescent Johnson navigue à vue comme un capitaine de bateau ivre dans son pays en pleine dérive.

D’autres pays montrent un meilleur exemple, avec des résultats parfois surprenants. L’Allemagne sert une fois de plus de modèle, non pas pour une fois comme bonne élève du libéralisme européen, mais pour avoir avec discipline et efficacité contenu l’épidémie. Il faut dire que l’argent coule à flot pour acheter tests et masques et aider l’économie. En Islande, certes avec une population de seulement quelque 360 000 habitants, tous ont été testés au Covid-19. Au Maroc, pourtant un pays moins riche et organisé que ceux de l’union européenne, les petites mains travaillent sans relâche pour fournir à la population les fameux masques. Lesquels ont en libre-service dans des distributeurs automatiques pour un prix modique en Pologne, comme quoi malgré l’autoritarisme du gouvernent quasi-théocratique, cet équipement anodin et pourtant salvateur ne manque pas.

Et pendant ce temps en France la situation vire au grotesque, au ridicule. L’Empereur décide de tout tout seul, après consultation en catimini des fameux experts (faut laisser faire les Spécialistes, chantait Léo Ferré) sans qu’il ne filtre rien de leurs réflexions préalables ni que le Parlement n’ait son mot à dire. Comme cette date miracle du 11 mai, tombée du ciel par la grâce impériale, et qui semble de plus en plus aléatoire vu l’état d’impréparation qui caractérise notre pays. Une fois la parole divine énoncée, les grand prêtres Philippe et Véran servent la messe avec les sempiternelles palinodies de ceux qui ne décident rien, ne savent rien, et psalmodient tout et son contraire au gré du vent. Hormis le retour contrôlé des visites familiales en EHPAD, qui est une bonne nouvelle et une mesure concrète vis-à-vis de nos anciens en perte totale de repères et de soutiens, rien de tangible sur le reste. Tester massivement la population ? On n’a pas assez de produits, donc on dit qu’ils ne sont pas fiables Des maques pour tout le monde ? Après avoir dit qu’ils ne servaient à rien, on veut les imposer comme une solution sine qua non à la levée du confinement et à l’utilisation des transports en commun, et on jure les yeux dans les yeux que des stocks incommensurables seront distribués d’ici la date fatidique du 11 mai. Belle partie de poker menteur, pour l’instant on attend de voir…et on ne voit rien arriver. Toujours l’arrogance, la suffisance des politiques français bien campés sur leur tas de fumier comme de petits coqs, tous ergots dehors (ah ça pour ergoter ils sont champions !). Pendant la crise pétrolière le slogan était : « En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées ». Pendant la catastrophe de Tchernobyl, c’était : « Ne craignez rien le nuage s’est arrêté aux frontières ». Et maintenant, le slogan soporifique devient : « Tous les Français seront équipés de masques de protection ». Quand ? Comment ? Questions triviales pour nos grands manitous à l’incompétence crasse. En France, on a surtout de la gueule, et au final il nous reste les yeux pour pleurer.

Alors que faire ? Certes viendra l’heure des comptes et l’arène politique, une fois la pandémie derrière nous, ressemblera plus à OK Corral qu’à une docte assemblée de sages. Mais cela ne suffira pas à foutre dehors ces arrogants, ces incompétents, ces salopards, d’autant que la tentation autoritaire du macroncosme au pouvoir sera conforté par les arguments prophylactiques, tels le traçage et la surveillance informatisés des populations. On dit que les salles de spectacles et les bars et restaurants seront les derniers à être rouverts. Mais la dernière liberté que nous aurons du mal à recouvrer sera bel et bien celle de manifester dans la rue, toujours au prétexte des mesures sanitaires. Déjà, pour la première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale il n’y aura pas de manifestations pour le 1er mai, ce qui doit bien arranger certains. Et pourtant il faudra très rapidement redescendre dans la rue crier notre colère et notre dégoût. Alors pourquoi ne pas imaginer de grands défilés où les mesures de distanciation de 2 mètres seraient respectées, ce qui faciliterait le comptage des manifestants et remplirait démesurément les parcours ? Les manifestants pourraient avancer masqués, avec les masques aux couleurs de leurs organisations syndicales. Des masques verts pour SUD-Rail ou roses pour Solidaires, ça aurait plus de gueule que les sempiternels autocollants que les CRS forcent à retirer quand on quitte le parcours. Là ils ne pourraient nous y obliger, de même pour les masques noirs des « Black Blocs » qui auraient pour une fois une justification. En plus, ces outils de protection bucco-nasaux seraient bien utiles pour se protéger des gaz lacrymogènes, spécialité bien française de toute manifestation qui se respecte depuis quelques années. Et n’oublions pas le gel hydro alcoolique à s’enduire les mains avant de brandir les pancartes, banderoles et autres drapeaux. Les renseignements généraux pourraient efficacement prendre la température collective des manifestations, d’autant plus qu’elles risquent vu la hargne d’être fiévreuses ! Bref dans ce domaine particulier comme dans d’autres il nous faut, comme l’ânonne notre Premier Sinistre, apprendre à vivre avec le virus et adapter nos comportements. Chiche !

En pièces jointes nous vous proposons un texte de l’historienne Ludivine Bantigny qui suggère bien des voies pour construire notre monde d’après confinement. Malgré sa longueur ce texte incite à la réflexion et fait partie des rares écrits dans la période, porteurs d’espoirs. A lire et à faire lire.

Voici deux vidéos d’Eric Tricot militant à SUD-Santé, infirmier anesthésiste à l’hôpital Henri Mondor à Créteil : https://www.facebook.com/100005844258130/videos/1401320646739397/UzpfSTIzNDU2OTgxOTIzMjc1MTQ6MjY4NTQwMjU4ODM1NzA3MQ/
https://www.facebook.com/100005844258130/videos/1396316910573104/UzpfSTIzNDU2OTgxOTIzMjc1MTQ6MjY4MDExNDYwMjIxOTIwMw/

Voici en pj le journal de la section SUD-Santé des hôpitaux de Saint-Maurice dans le Val de Marne. Ils vous expliquent leur quotidien.

Ci-joint la plainte déposée par 4 organisations syndicales auprès de l’Organisation Internationale du Travail à Genève suite aux entraves du gouvernement français vis à vis d’inspecteurs du travail.

Et pour finir, quelques sourires en images et chanson… https://vimeo.com/407272513

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail. Bon courage à toutes et tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Le Bureau de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°15

Samedi 18avril 2020, trente-quatrième jour de conifement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

Les jours heureux…. Gonflé le mec d’oser employer la formule du Conseil National de la Résistance, lui qui n’aura eu de cesse, comme ses prédécesseurs, de détruire méthodiquement les acquis du dit CNR : sécurité sociale, nationalisation des services essentiels, règles d’équité et d’égalité entre les citoyens, démocratie sociale… Il oublie de dire, engoncé qu’il est dans ses schémas de pensée néo-libéraux, que pour qu’il y ait des jours heureux il faut qu’il y ait un libre consentement d’une population éclairée à un projet de société qui ne laisse personne au bord du chemin, qui distribue les biens matériels à chacun selon ses besoins, qui prenne soin de la santé des citoyens, en particulier des aînés, qui permette par une éducation ouverte et égalitaire à toutes et à tous d’acquérir les connaissances mais surtout les moyens de la réflexion pour s’exprimer et choisir collectivement le modèle de société qui convienne à la grande majorité. Sans quoi le droit de vote dévoyé ne sert plus qu’à élire au rabais des pantins désarticulés et dénués de toute vision du monde. Ce qui est le cas depuis trop longtemps, chez nous comme dans les autres pays, au point que beaucoup d’entre nous se détournent d’une démocratie galvaudée, vidée de son sens. La dernière troïka au pouvoir (le petit excité tout sec, la grande chiffe molle et maintenant le banquier flamboyant) sont les tristes représentants d’une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien (Shakespeare, Macbeth, acte 5, scène 5).

Oui pour qu’il advienne enfin des jours heureux il faut tout remettre à plat. Ce n’est hélas pas le chemin que prennent (et tentent de nous faire accepter par la force et par la peur) nos pseudo-dirigeants, qui ne tremblent que pour la survie de la machine économique, au détriment de la santé des humains. Comment interpréter autrement cette frénésie à peine voilée à faire reprendre une vie « normale » à tous nos concitoyens dès le 11 mai, alors que nos connaissances sur ce satané virus sont toujours aussi parcellaires, les vaccins inexistants, le corps médical circonspect et divisé quant aux remèdes, si ce n’est, faute de mieux, la poursuite sous une forme ou une autre des mesures de distanciation. Encore faudrait-il pour que celles-ci soient efficaces des tests fiables, et surtout des masques de protection, dont nos crânes d’œuf ont péremptoirement affirmé il y peu qu’ils ne servaient à rien, pour faire ensuite machine arrière toute sans crainte du ridicule. A l’heure actuelle, les pharmaciens n’ont pas le droit d’en vendre aux particuliers, quand bien même ils en auraient. Alors, faut-il rendre les cours de couture obligatoires sur Internet pour que chacun puisse en fabriquer ? Ces masques en rade, quelle mascarade, pourrait titrer le Canard. C’est surtout le signe évident de l’incurie, de l’impéritie de ceux qui prétendent guider la Nation, et qui n’ont en fait que les yeux rivés sur les cours de la Bourse.

Le débat sur le ratio bénéfices/risques entre la santé humaine et celle de l’économie, entre le nombre de morts physiques et le nombre de morts d’entreprises, est un débat faussé. En temps de guerre sanitaire, et nous y sommes, l’économie ne doit rien diriger, mais être au service du politique sans regimber. Les règles idiotes édictées par des organismes qui ne représentent qu’eux-mêmes (comme les multinationales ou une Union Européenne en état de mort cérébrale) doivent être abolies. L’argent, dans les cas graves, on sait où en trouver. On peut même en créer, car, contrairement aux virus, il s’agit d’un concept purement virtuel, même s’il se révèle plus nocif pour l’humanité que la peste et le choléra réunis. Tous les efforts doivent tendre à l’éradication du fléau, en protégeant les populations, et l’intendance suivra.

Or c’est tout le contraire que la plupart de nos gouvernements veulent nous imposer. Ils désirent tellement le retour à la vie d’avant, tremblent tellement pour leurs profits, que cela leur fait perdre tout discernement Comment interpréter autrement cette folie, qui en a surpris beaucoup, que constitue la décision aberrante de renvoyer séance tenante les élèves en cours dès le 11 mai, sans aucune garantie que l’épidémie aura été réellement contenue, si ce n’est pour débarrasser les parents du fardeau des enfants confinés, pour aller massivement relancer l’outil économique ? Quant aux seniors, ce n’est pas pour leur santé que certains désirent les cloîtrer jusqu’à la fin des temps. C’est pour que ces improductifs débarrassent le plancher et n’encombrent pas inutilement les transports en commun et les magasins pour faire place nette, à défaut d’aseptisée, à ceux qui sacrifieront leur santé au Moloch, au Veau d’Or, au sacro-saint Profit. Et pour être bien sûr que les esclaves ne se révolteront pas, outre une pommade verbeuse distillée ad nauseam par les médias complaisants, le bâton est prêt à frapper. Les ordonnances permettent bien des dérives, comme la mise à pied récente d’un inspecteur du travail qui avait eu l’outrecuidance de sanctionner une entreprise qui ne protégeait pas assez ses employés. Le ministère du travail, sous la houlette de la sinistre Pénicaud, vient de mettre fin aux contrôles inopinés des Inspecteurs du travail qui ne pourront plus intervenir sans l’aval de leur hiérarchie. Vous avez dit justice sociale ?

Beaucoup de signaux nous laissent à penser que le monde d’après sera furieusement ressemblant à celui d’avant. Le sauvetage du trafic aérien devrait se faire à coup de milliards d’euros sans qu’aucun dirigeant ne se soucie de l’impact carbone du trafic aérien et de l’utilité de polluer la planète pour poursuivre une mondialisation suicidaire. N’oublions pas que pendant la crise du corona, la crise climatique ne faiblit pas, vu l’inertie des systèmes. Bonne nouvelle, il semble que les flammes aient décidé d’épargner les restes de la centrale de Tchernobyl, sans quoi un épandage de fumées radioactives aurait pu rajouter une couche à la situation environnementale déjà tendue. Espérons aussi que le confinement sera terminé, ou du moins allégé, avant la probable canicule de l’été prochain, qui ne devrait surprendre que les naïfs. En attendant, la saison reste propice aux épandages massifs de pesticides ultra-nocifs, vecteur aggravant par les particules fines de ces produits de la propagation du virus. Par ailleurs les préfets peuvent désormais, toujours grâce aux ordonnances, déroger aux normes environnementales, et soyons- sûrs qu’ils ne se priveront pas de le faire pour sacrifier à la Relance. Eh oui, quand on touche du doigt la mort comme aujourd’hui, la peur remet à sa juste place l’économie toute puissante, mais ce répit risque de n’être que provisoire. Or la catastrophe climatique en cours, qui, rappelons-le, a largement favorisé et favorisera demain encore plus les pandémies incontrôlables, reste aux yeux des béotiens et des autruches que nous sommes encore bien lointaine, alors que ses signaux se propagent à grands pas. Quand on mettra le doigt sur le résultat de notre folie, il sera lors trop tard. Mais tant que la Bourse ne s’écroule pas…

Pour terminer sur une petite note d‘humour grinçante, ne comptons pas trop sur l’Armée pour nous secourir. Plus de 1000 marins de notre grand porte-avion le Charles de Gaulle sont infectés par le Covid-19. Rassurez-vous, il y a eu du pognon pour tester tout l’équipage, contrairement aux soignants. Ah elle est belle l’armée française, ils ne sont pas prêts de gagner la guerre bactériologique ! Pour le bénéfice des générations futures (si elles existent) édifions d’urgence un mur des cons où pourraient se bousculer la cohorte de tous nos pantins politiques, médiatiques, économiques, qui ont un avis sur tout sur la crise, et surtout un avis, qui est qu’il faut relancer coûte que coûte la Machine. Ce mur des cons devra être très haut et se situer impérativement sur une très longue avenue, sans quoi il n’y aura jamais assez de place pour y faire figurer tous ceux qui se foutent de notre gueule !

Dernière minute : Devant le tollé général justifié par cette mesure scandaleusement discriminatoire, l’Empereur vient d’annoncer l’abandon de la poursuite du confinement pour les personnes âgées après le 11 mai. Cela aurait été de toute manière inapplicable vu que beaucoup d’anciens occupent des places actives dans la société (bénévoles, associations, hautes personnalités, etc.). Le petit doigt nous dit qu’il y a une probabilité non négligeable qu’il en soit de même pour la réouverture des écoles, mesure vilipendée par bien des élus locaux et des enseignants, sans compter l’opposition de nombreux parents d’élèves. Avec une bande de branquignols à la tête de l’Etat, qui changent d’avis comme de chemise et qui ne savent pas où ils vont, tout reste possible…

En pj voici deux articles des Echos où vous constaterez que les intérêts des patrons ne sont pas ceux des travailleurs (mais ça on le sait depuis longtemps), ils en ont rien à faire du risque sanitaire !

Et pour finir, quelques sourires en pièces jointes.

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail. Bon courage à toutes et tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Le Bureau de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°14

Jeudi 16 avril 2020, trente-deuxième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

UN VIRUS PEUT EN CACHER UN AUTRE

En ces temps de pandémie, un virus tout aussi insidieux est en train d‘être distillé subrepticement dans la tête des Français : c’est celui de l’automatisation à outrance de nos vies.
Rappelez-vous, pour celles et ceux qui aviez participé à notre session décentralisée d’Etretat en 2017, l’association « écran total » nous avait alerté sur les dangers de l’information à outrance de nos vies, avec un joli slogan « faut pas pucer Mémé dans les ordis ». Ils dénonçaient l’emprise grandissante des moyens informatiques dans notre vie courante ou professionnelles, dans nos démarches administratives ou culturelles : payer ses impôts, réserver une place de théâtre, de concert, s’inscrire à l’université, recevoir son bulletin de salaire ou de pension, etc. Les exemples ne manquaient déjà pas de l’intrusion excessive de ce que nos anciens appelaient la cybernétique, allant jusqu’à forcer les éleveurs à gérer leur cheptel par code-barres, bref à chercher des puces jusque dans la toison des ovins et des caprins !

Mais aujourd’hui, dans les dramatiques circonstances que nous vivons l’occasion est trop belle, pour nos docteurs Folamour version 2.0 qui s’imaginent nous cornaquer comme un troupeau bêtifiant, d’aller plus loin, beaucoup plus loin, dans l’informatisation XXL des moindres actes de nos vies, en bafouant allégrement les notions de liberté individuelle, de confidentialité des données, de liberté de circuler et d’agir à sa guise (dans le respect des lois bien entendu), bref de tout ce qui fait de nous des citoyens à part entière jaloux à juste titre de préserver notre libre arbitre.
Ça a commencé par la généralisation du télétravail, certes avec des arguments convaincants quant à la protection sanitaire que celui-ci assure (plus de contact physique, de déplacements en transports en commun,…). Mais il y a un risque qu’après le confinement le pli soit pris, et que de plus en plus d’entreprises y aient systématiquement recours, au détriment du contact et de la convivialité entre salariés. Au bénéfice du flicage patronal aussi, avec contrôle strict des heures de travail, de l’assiduité, de la productivité. Vers quelle société allons-nous si la norme devient de communiquer, d’acheter, de voter, d’effectuer des démarches administratives, voire judiciaires uniquement par informatique ? A quand des procès sur WhatsApp (quel nom barbare !). ? Même Mélenchon s’y met, proposant une « manif en ligne !!! » pour s’opposer aux dérives autoritaires bien réelles du gouvernement au prétexte de la prophylaxie. Attention à ne pas tomber dans le panneau de la société virtuelle.
De même, les fameux achats en ligne, certes aujourd’hui bien pratiques pour commander du papier ou des cartouches d’encre quand on est en panne et confinés, ne remplaceront jamais le contact avec un vendeur qui conseille dans un commerce physique. Si nous n’y prenons pas garde, ce genre de mauvaises habitudes va réduire les échanges humains et le tissu social comme peau de chagrin, pour le seul bénéfice de grandes plateformes de livraison en ligne, qui, au demeurant, oublient toujours de payer leurs impôts !

N’oublions pas non plus que bien des citoyens n’ont pas le moyens financiers de posséder chez eux des moyens techniques haut de gamme (ordinateur, tablette, smartphone, imprimante, et quoi d’autre encore) alors que certains y sont rétifs par nature, ce qui reste leur droit, ou éprouvent des difficultés à se servir avec aisance d‘outils complexes et qui évoluent très vite. Pensons à nos anciens qui risquent de se retrouver encore plus coupés (on n’ose pas dire déconnectés !) d’un monde qu’ils ne comprennent plus. Mais peut-être est-ce en filigrane l’objectif de certains transhumanistes qui rêvent d’une société idéale qui ressemblerait fort à celle de 1984 d’Orwell ou du meilleur des mondes d’Huxley, visionnaires en leur temps, et qui seraient effarés de voir à quel point leurs dystopies sont devenues la réalité augmentée d’aujourd’hui.

Passons sur les possibilités offertes aux grandes entreprises de connaître nos goûts, nos idées, nos envies, et d’ainsi, par des offres alléchantes, d’orienter de plus en plus de manière sournoise nos achats, voire nos opinions. Déjà, le prétexte sanitaire, allié à celui d’un risque de rupture d’encre et de papier, permet à nos gouvernants de nous proposer sournoisement la possibilité d’éditer les autorisations dérogatoires de déplacement informatisées sur nos smartphones. Le tout agrémenté d’un « code QR » (oui, ce graphique codé sous forme de carré noir et blanc peut-être imaginé par Soulages un lendemain de cuite) qui permet de tracer, de suivre, en toute innocence bien entendu, vos déplacements. Puisque c’est pour votre bien, on vous dit ! La déclaration, main sur le cœur, du Sinistre de l’Intérieur, jurant que les données ne seront pas conservées, nous fait rire jaune. Gageons que cet outil, transformé et amélioré en véritable « traçage numérique » sera un des instruments privilégiés pour autoriser individuellement le déconfinement. Et tant pis à celui qui refuserait de s‘y soumettre, il pourrait rapidement voir ses voisins faire la fête dans la rue cloîtré depuis chez lui comme un résistant de la dernière heure, rétif au progrès qui libère l’Homme. Et bien sûr, la généralisation de la 5G, avec ses ondes si nocives que même les météorologues s‘inquiètent pour la fiabilité de leurs observations, sera présentée comme la panacée qui permettra au moindre hameau (qui aura perdu depuis longtemps sa gare, sa poste, son marché et son café) d’être béatement connecté à l’univers du bonheur virtuel et des désirs commerciaux assouvis.

Ce côté pervers du flicage informatique, certains en ont bien compris toutes les possibilités. Par exemple, à Nice, le patelin Estrosi, désireux de vérifier que des « Parisiens » n’occupent pas illégalement leurs résidences secondaires que les amis de

Avr282020

Confinement et Solidarité N13

Mardi 14 avril 2020, trentième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

IL FAUT VRAIMENT QUE TOUT CHANGE !

Et voilà ! Le confinement est prolongé jusqu’au 11 mai. Cette année nous ne pourrons pas descendre dans la rue pour le 1er mai crier notre colère. Mais ce ne sera que partie remise, car l’après-confinement, envisagé avec circonspection par notre Empereur, sera le signal de départ de la crise sociale.

Parodiant « le Guépard » beaucoup de patrons pensent qu’il faudra que « tout change pour que rien ne change ». Mais dans leur esprit obsédé par le lucre, tout change signifie que les indécents avantages sociaux (RTT, 5è semaine de congés, 35h) dont bénéficient indûment à leurs yeux les travailleurs de notre pays devront être remis en cause pour le plus grand bénéfice du « rien ne change », à savoir la poursuite du profit effréné sur le dos des salariés. Honte au pantin président du MEDEF, le sieur Geoffroy Roux de Bézieux (prout prout !) dont les propos sont bien plus grotesques que son nom à particule qui sent l’ancien régime. Oui, celui auquel les Français, il y a plus de deux cents ans, ont mis fin, certes avec violence, mais pour permettre l’émergence de principes républicains si malmenés aujourd’hui. Honte également à la CFDT des Pays de Loire, dont la secrétaire ose cosigner avec le patron du Medef régional un texte appelant les salariés à se retrousser les manches pour faire redémarrer la machine économique, comme si de rien n’était. Thorez est dépassé ! Certes cet appel se pare de précautions oratoires pour « assurer des conditions sanitaires optimales », mais c’est bien, écrivent Le Medef et la CFDT, pour « maintenir l’activité et préserver emploi et entreprises ». Et de poursuivre : « il est essentiel que dans l’avenir le plus proche possible la vie économique et sociale de la Nation durement impactée par cette crise sanitaire puisse être progressivement restaurée. Il en va de l’avenir de notre pays, de notre région, de nos entreprises et de ses emplois. C’est pourquoi la CFDT et le MEDEF poursuivront bien évidemment cette collaboration pour travailler aux conditions de la reprise économique dans le cadre d’une conférence sociale ». Collaboration, le mot est lâché. En revanche, pas une allusion sur la nécessité de changer nos conceptions et nos visions pour que cette crise serve de leçon et nous permette de repartir de l’avant sur d’autres bases que la satanée « croissance » dont le syndicat de collaboration de classe se fait le chantre avec son interlocuteur privilégié. Ces gens-là sont au syndicalisme ce que le vinaigre est au St Emilion ou au Vosne-Romanée ! Honte à eux, nos ennemis de classe, qui sont en l’occurrence les ennemis de la santé publique en même temps que les apologues d’un système nocif en fin de course, et sont bien identifiés.

La détermination flagrante d’un tel manifeste à faire repartir la machine comme si rien ne devait nous interroger sur notre modèle de société est hélas partagée par bien des politiques, des économistes, des financiers, avec la servilité toujours intacte d‘une partie des médias. En miroir, l’allocution hier soir du président Macron semblait plus éthérée, plus floue, plus ambigüe. C’est le discours d’un monarque fragilisé, qui sait qu’il marche sur des œufs, qui veut sauver l’ancien monde économique, mais qui a conscience qu’il doit avancer masqué. Encore le syndrome du Guépard de Lampedusa : il faut que tout change (le discours, allant jusqu’à battre sa coulpe) pour que rien ne change (la société capitaliste). Ne nous laissons pas emberlificoter par cette tentative de contrition qui cache une bonne dose d’hypocrisie. Les actes passés, les discours de campagne électorale permanente ne doivent pas émousser notre méfiance. Il parle de trouver des vaccins, mais qui a systématiquement sabré les crédits de la recherche épidémiologique depuis des années ? Il assure les petites entreprises et leurs salariés menacés par le chômage de la solidarité nationale, mais se garde bien d’évoquer l’épuration de la dette, le recours à la taxation des dividendes, le retour de l’ISF, pour renflouer les caisses de l’Etat afin qu’il puisse financer cette solidarité. De plus, pas un mot sur les sujets qui fâchent, comme la réforme des retraites ou de l’assurance-chômage, vaguement en suspens, mais dont nous exigeons l’abrogation pure et simple. Et son vague mea culpa sur la gestion désastreuse de la crise ne nous dit toujours pas quand et comment seront distribués les masques, tests et gels indispensables à une reprise a minima de l’activité économique. Et ne parlons pas de son allusion pour le moins malheureuse aux « jours heureux » émanant du programme du Conseil National de la Résistance, alors que se profilent plutôt débâcle économique, perte massive de pouvoir d’achat, faillites des petites entreprises et chômage en hausse.

Donc sa tentative de nous faire croire à son changement assumé de paradigme : « nous remettre en question, à commencer par moi-même » doit se lire pour ce qu’il est : un exercice de communication destiné à nous endormir.

D’autres politiques se montrent étonnamment plus lucides, comme par exemple Jean-Louis Bourlanges (pourtant pas notre tasse de thé) qui pronostique pour les mois à venir : « le scénario le plus probable est que rien ne change, mais que tout se déglingue sur les trois plans économique, social et géopolitique ».

L’avenir sera ce que nous en ferons, mais nous ne laisserons pas les accaparateurs des richesses recommencer leurs manigances comme avant. Jusqu’à présent, malgré des situations de tensions fortes comme les gilets jaunes ou les manifestations contre les retraites, le mécontentement populaire avait été contenu par le pouvoir à coups de matraque et de gaz lacrymogènes. Il faut dire qu’une majorité de la population était restée passive et s’était sentie peu concernée, engoncée dans un confort illusoire entretenu par nos manipulateurs. Mais cette crise sans précédent pourrait bien changer la donne. La peur du lendemain, la perte des illusions et de la confiance, la précarité accrue qui risque fort de devenir le quotidien des couches sociales défavorisées alors que la « machine » repartira pour le seul bénéfice des puissants, ce cocktail explosif pourrait bien donner le signal de la révolte.

En complément pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes (piqué sur Facebook), résumé du discours de Macron :

“Bon bah c’est tout le monde à la maison jusqu’au 11 mai puis retour au boulot les esclaves. On ne va pas non plus vous payer plus de deux mois pour rien foutre. Vos gosses on les remet à l’école comme ça vous n’avez pas d’excuses. Pour l’enseignement supérieur, pas la peine de revenir jusqu’en été. En vrai, on n’a pas trop besoin de vous puisque vous ne nous pompez pas de fric de toute façon. Pas de restos, pas de théâtre, pas de musées, pas de ciné, rien de rien, vous sortez juste le 11 mai juste pour nous faire de l’argent puis vous rentrez gratuitement chez vous s’il vous plaît. Ah oui ! pas de réouverture des frontières avec les pays non européens jusqu’à nouvel ordre, mais bon les africains on va annuler vos dettes donc faites pas trop chier non plus. Blablabla on reste soudés et le capitalisme vaincra. P.S. : on est en train de réfléchir à mettre en ligne une app pour sonder tous vos faits et gestes mais on en reparle plus tard bb Voilà voilou :-)”

Et pour finir en sourire, des actualités de la musique, des dessins, des vidéos en pièces jointes et en suivant ces liens : https://youtu.be/25MoY4KMow8 https://www.facebook.com/LaPeloch/videos/255509025468969/


A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail. Bon courage à toutes et tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Le Bureau de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°12

Samedi 11 avril 2020, vingt-septième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

FAISONS UN RÊVE

Cette dure période de confinement doit pour nous syndicalistes être l’occasion de nous poser et de réfléchir sérieusement au monde d’après, pour éviter qu’il ne ressemble comme deux gouttes d’eau à celui d’avant. On sait par des déclarations péremptoires dans les médias toujours complaisants que nos grands financiers et leurs larbins politiques (qui font semblant de décider alors que ce sont les premiers qui mènent la danse) souhaitent que tout continue comme avant, avec le retour de la compétitivité, de la concurrence de tous contre tous, de l’exploitation à outrance des ressources que notre pauvre planète n’arrive plus à fournir à une humanité en surchauffe qui fonce droit dans le mur.

Pour éviter le pire, c’est-à-dire une crise qui n’aura servi à rien, sinon à engendrer celles d’près, osons enfin prendre le contrepied de leur modèle de société à bout de souffle.

Voici donc quelques pistes de réflexion à débattre, à faire fructifier, pour convaincre les citoyens de leur impérieuse nécessité, afin de les imposer, par la force du nombre s’il le faut, à nos élites dévoyées.

Bien entendu, c’est le mode de production capitaliste par essence qu’il faut arrêter. Cela passera par la renationalisation des grands secteurs indispensables à nos besoins primordiaux, à savoir la santé, (halte au secteur privé au sein de l’hôpital public, ainsi qu’au pouvoir exorbitant des multinationales pharmaceutiques), les transports, la distribution de l’énergie et de l’eau. Mention spéciale doit être faite aux banques, qui ne sont plus au service du citoyen, mais qui spéculent sur l’exploitation des ressources du tiers monde jusqu’à épuisement, et qui gonflent artificiellement les différentes bulles boursières jusqu’au prochain krach. Nationalisons les banques de dépôt et fermons les officines spéculatives. Retournons au slogan « les banques je les ferme, les banquiers je les enferme ».

Cela veut dire qu’il faudra relocaliser nos moyens de production, tout en les dimensionnant aux seuls besoins de l’épanouissement normal de l’homme, sans créer de besoins artificiels qu’induit la consommation à outrance. A SUD-Rail nous nous sommes fait depuis longtemps les chantres des circuits courts, du bio dans une agriculture raisonnée et raisonnable. Cela induit que les schémas mentaux dépassés de l FNSEA devront faire place à une agriculture de subsistance qui n’épuise pas les sols, ne les empoisonne pas par l’abus de pesticides. Cela est valable également pour la pêche. Pendant le confinement les stocks de poissons se reconstituent peu à peu. A nous de les gérer avec parcimonie pour ne pas retomber dans les méfaits de la pêche industrielle qui racle les océans.

En tant qu’anciens cheminots, redisons haut et fort que le rail reste le transport le plus écologique pour les voyageurs comme pour les marchandises, même si le mode de production de l’énergie nécessaire reste problématique, notamment à cause des centrales nucléaires. Pour autant, nous devrons imposer non seulement un moratoire sur la suppression des lignes rurales, mais aussi leurs réouvertures là où elles étaient pertinentes. Cela ne pourra se faire qu’à travers une société nationale intégrée, comme c’était le cas partout en Europe avant la folie libérale qui a tout détruit depuis des décennies. Nous exigerons donc le retour partout en Europe à des compagnies nationales d’état, coopérant entre elles, et donc à la fin des compagnies privées qui n’engendrent que dumping social et baisse de qualité du service et de la sécurité, contrairement à ce qu’affirment nos politiques vendus aux lobbies routiers.

Et pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, qui, rappelons-le, sera à terme bien plus meurtrier que la crise sanitaire actuelle tout en favorisant leur multiplication, il faudra porter un coup d’arrêt au tourisme de masse et au transport aérien. Celui-ci devra être réservé aux déplacements urgents et aux vols intercontinentaux, ce qui induit la remise en route de trains de nuit à l’échelle des continents, sûrs, confortables, rapide et efficaces. Rappelons-nous, il n’y pas si longtemps, on pouvait traverser l’Europe entière avec des trains directs à moindre coût et avec une empreinte écologique correcte. Ne serait-ce qu’au départ de Pris, on pouvait se rendre d’une traite à Lisbonne, Copenhague, İstanbul ou Moscou (la seule destination subsistante actuellement). Cela reste également valable sur les autres continents : les USA avaient le plus long réseau ferroviaire au monde, et on pouvait aller partout en train. Certes cela reste moins rapide que l’avion (quoique les pauvres se déplacent le plus en bus lents, polluants et dangereux), mais il faut savoir ce que l’on veut et mesurer notre rapport au temps. Désire-t-on se déplacer le plus vite possible vers la mort par asphyxie de soi comme de la planète, ou pouvoir continuer à jouir paisiblement du bonheur d’une Terre préservée en maîtrisant notre frénésie de consommation et de vitesse ? N’oublions jamais que contrairement à la crise du coronavirus, meurtrière certes mais réversible, le dérèglement climatique risque d’être irréversible et d’entrainer rapidement l’effondrement complet et définitif de nos civilisations soi-disant avancées. La croissance éternelle sur une planète finie et aux ressources épuisables est un leurre dangereux à très court terme.

Que cette catastrophe sanitaire soit enfin l’occasion d’en prendre conscience et de de bouleverser en bien nos modes de vie et de consommations suicidaires. Faisons en sorte que ce rêve devienne une réalité concrète, en combattant sans relâche ceux qui voudront nous faire reprendre les mauvais chemins. Et alors quelque part on pourra remercier ce sale petit virus d’avoir décillé à temps les yeux d’une humanité jusqu’à présent sourde et aveugle aux dangers qui la guettent.

Pour prolonger la réflexion voici en pièce jointe celle d’un retraité SUD-Rail du syndicat de Paris-Est.

Vers un pistage massif … voir l’article de Médiapart en pièce jointe.

Méfions-nous des “informations” rabâchées à longueur de journée par les médias. Ce lien vous renvoi vers un communiqué d’ACRIMED sur le sujet. Profitez-en pour visiter leur site, ils ont un sens très critique des médias :
https://www.acrimed.org/Au-nom-du-pluralisme-taisez-vous

Ce lien vous amène à une petite vidéo sur le confinement et la répression : https://www.facebook.com/100001317798949/posts/2832768046777094/?sfnsn=scwspwa&d=w&vh=i&extid=1ZxcvvqHwwZKlWzZ&d=w&vh=i

Et pour finir des sourires, de la musique, des dessins, des vidéos en pièces jointes et en suivant ces liens : https://www.youtube.com/watch?v=rEjvRktXeis&feature=youtu.be https://www.youtube.com/watch?v=Zs6owPWjMDI

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Le Bureau de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°11

Jeudi 9 avril 2020, vingt-cinquième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

Voici bientôt 20 ans que la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail existe. Elle a été créée pour établir un lien durable et régulier entre tous les retraité-e-s de notre organisation syndicale.

Depuis plus de trois semaines (l’origine du confinement) le Bureau de notre liaison adresse deux à trois fois par semaine à tous les retraité-e-s qui ont une adresse e-mail, une information sur la difficile période que nous vivons. Bien sûr nous aurions aimé l’adresser à l’ensemble de nos adhérents mais les règles du confinement rendent impossible le recours au courrier postal. Ceci étant, internet nous permet tout de même de correspondre avec 800 retraité-e-s environ. Ainsi, pour vous accompagner dans ce confinement, nous vous adressons régulièrement des réflexions, des analyses, des articles de presse, des vidéos d’actualité. Nous y joignons souvent quelques sourires sous forme de dessins et petits films humoristiques.

Nous souhaiterions connaitre votre avis sur cette note d’information que nous avons appelé “Confinement et solidarité”. Correspond-elle à vos attentes ? Devons nous la poursuivre ? Comment l’améliorer ? Nous comptons sur vous pour nous faire remonter MASSIVEMENT toutes vos critiques positives ou négatives. Nous attendons avec impatience vos réponses qui nous permettront de l’améliorer ! Merci à toutes celles et ceux qui prendront le temps de nous répondre.

UNE CRISE MULTIFORME

Les media parlent à l’envi de « crise » du coronavirus. En fait il y a plusieurs crises imbriquées, l’apparition de ce sinistre virus n’étant que la première résultante de plusieurs facettes d’une crise globale, systémique, universelle, et uniquement liée à la folie humaine.

Tout d’abord, nous assistons bien à une crise écologique sans précédent, sur laquelle nous nous sommes déjà exprimés. Que ce soit dans le Lien, ou dans ces petites notes censées nous éclairer sur bien des aspects de cette catastrophe, nous avons stigmatisé les attaques sans précédent que subit la planète et son biotope : pollutions (air, sols, eau), déforestation, pesticides, perte de biodiversité, accroissement incontrôlable des températures suite à l’émission exponentielle des gaz à effet de serre, surpopulation dans des mégapoles monstrueuses ou les oasis des quartiers riches ne cachent pas la misère et la promiscuité d’immenses bidonvilles, surtout dans les pays du tiers-monde,…Tout ce contexte explosif a fait que des virus passent la barrière de espèces, et sont de véritables bombes à retardement, dont la première vient d’exploser sous nos yeux hagards. Et si nous ne changeons pas immédiatement de cap, ce genre de phénomènes sanitaires pourrait très vite devenir récurrent.

Mais il s’agit également d’une crise économique. La mondialisation, paravent du capitalisme financier le plus sauvage, a enfin montré aux incrédules qu’il menait l‘humanité droit dans le mur. Le confinement de la moitié de la population mondiale, l’arrêt forcé de nombreuses branches de l’économie ont démontré de manière soudaine et brutale que cela fait des décennies qu’on fait fausse route. Errare humanum est, perseverre diabolicum. Cette crise sera-t-elle enfin l’occasion de démonter qu’un autre monde est possible, en produisant sobrement et localement pour nos propres besoins essentiels ? Est-il concevable que nous risquions de manquer de curare, indispensable aux anesthésies, parce qu’il vient essentiellement, au nom du moindre coût, de Chine ou d’Inde ? C’est par notre action qu’il conviendra d’infléchir les tendances mortifères du libéralisme global.

Qui dit crise économique dit évidemment crise politique, et ce sont bien les dogmes ultra-libéraux qui s’écroulent, foulés au pied, même si c’est provisoire et insincère, par ceux mêmes qui ne juraient que par eux. Souvenez-vous, il y a trois mois, on nous jurait les yeux dans les yeux qu’il était impossible d’infléchir la doxa économique, que la main invisible du marché régulait le monde pour le plus grand bonheur de tous, qui était irresponsable de déroger aux sacro-saintes règles d’orthodoxie budgétaire, que ceux qui voulaient des limites et des règles au libre-échange étaient au mieux des utopistes, au pire des fascistes,… et patatras ! Un micro-organisme invisible vient de manière ultravisible de démonter qu’on peut faire tout le contraire de ce qu’on professait doctement jusqu’alors: les états retrouvent l’utilité de la planche à billets, des crédits, des services régaliens, bref ils se remettent eux-aussi d’une très longue maladie qui les condamnait à notre mort mentale au profit des seules multinationales monstrueuses. Faisons simplement en sorte qu’au sortir de la maladie il n’y ait pas une rechute brutale des anciens errements !

La crise sociale est une évidence : pendant que les riches fuient le désastre et se réfugient derrière leurs ordinateurs dans leurs résidences secondaires, les travailleurs des services essentiels sont en première ligne sans armes, comme les liquidateurs de Tchernobyl. Les applaudissements de 20h au personnel soignant (qu’il faudrait étendre à l’ensemble de celles et ceux qui prennent des risques pour que toute la population se nourrisse, de déplace et subvienne tant bien que mal aux besoins primordiaux) ne coûte rien, contrairement aux médicaments, masques et aux salaires qu’il faudrait tout de suite augmenter définitivement. Faut-il sauver les citoyens, les entreprises ou les capitaux ? Poser la question c’est y répondre. Là aussi il est temps de changer de paradigme.

Enfin cette crise est essentiellement sociétale : l’apparition de ce virus est bien la conséquence directe de nos choix civilisationnels aberrants et impossibles à poursuivre. Quand on entend les vilains corbeaux de la finance croasser « croissance croissance », quand on voit les dirigeants des grandes compagnies aériennes trépigner d’impatience pour faire repartir la folie consumériste des voyages inutiles, quand on entend le responsable de l’agence régionale de santé de Nancy oser affirmer qu’après la crise le plan d’économies des hôpitaux de son secteur reprendra (il prévoit d’ici 2025 la suppression de 5987 personnels et de 174 lits !!!), on se dit que certains n’ont rien compris, ne comprendront jamais rien, et que ce sont des nuisibles, des parasites sociaux, des criminels qu’il faut définitivement mettre hors d’état de nuire. Mais ce ne sera ps suffisant : il faudra changer fondamentalement nos modes de vie, limiter le transport aérien aux services intercontinentaux, redévelopper le chemin de fer, en finir avec la consommation à outrance et le tourisme de masse si ne voulons pas la mort à court terme de notre planète (ou du moins de son espèce la plus invasive). N’oublions pas que la pollution atmosphérique tue environ 10 fois plus que le coronavirus. Le COVID-19 nous aura volé notre printemps, ne laissons pas le réchauffement climatique nous voler définitivement la vie !

Le confinement doit aussi nous amener à nous interroger sur la souffrance animale, et sur notre place sur cette planète malmenée par nos choix scandaleux.

Et pendant ce temps…la triste équipe de clowns que l’on appelle le Gouvernement nous montre chaque jour le spectacle désolant de son incurie qui frise des sommets, avec un savant cocktail de bêtise, d’incompétence, de mauvaise foi, de mensonges. N’en jetez plus ! Laissons pour conclure la parole à Ollivier POURRIOL , philosophe et essayiste, dans le Nouvel Observateur, qui s’en prend à juste titre au Ministre de l’intérieur et du Confinement, au préfet de police de Paris (dit l’aboyeur ou le Berger Lallement) et à la porte-parole de cette bande de nocifs, la si-bien nommée Sibeth. Vilipendant leurs ordonnances qui sont autant d’ordres et de contre-ordres dans le désordre de leurs cerveaux malades – pas du virus, mais du capitalisme dont on meurt ou reste idiot – : « Par édit public, il est permis aux membres du gouvernement d’être fiers de leur action, au Ministre de l’Intérieur d’insulter les vivants, au Préfet de Police d’insulter les mourants, à leur porte-parole d’insulter l’intelligence, à tous d’être des vilains, et à Monsieur Macron de promener son chien ». Il fait allusion aux propos scandaleux et délirants de Castaner traitant d’abrutis ceux qui fuient Paris, à Lallement qui dit que c’est le non-respect du confinement qui mène les gens en réanimation, et à la bla-bla-teuse de service de justifier le non-recours aux masques car ils sont difficiles d’utilisation ! Qu’ils disparaissent tous dans les latrines de l’Histoire, sauf le chien s‘il mord son maître !

Voici en pièces jointes :

Рune r̩flexion sur la p̩riode actuelle transmise par un retrait̩ SUD-Rail du syndicat de Limoges,

– deux articles du Monde Diplomatique du mois d’avril : au cÅ“ur de la tourmente, l’industrie pharmaceutique s’enrichit sans vergogne : 20%, 200%, 232%, 1 370%…. les actions des labos explosent. On le savait déjà mais ça fait encore plus mal en pleine pandémie. Quelle indécence !
Heureusement Macron va s’adresser au peuple lundi. Rappelons nous simplement ce que disait un de ses prédécesseurs en 2008 : “Une certaine idée de la mondialisation s’achève avec la fin d’un capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l’économie et avait contribué à la pervertir. (…) L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle.”

Suivez ce lien vers une vidéo édifiante…. sur les méthodes des forces de l’ordre :
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=125590462394650&id=105848497702180?sfnsn=scwspwa&d=w&vh=e&extid=Ex6m8NrdQhG0XSx8&d=w&vh=e

Suivez ce lien vers une chanson que même Brassens aurait validée : https://www.facebook.com/100008414978289/posts/2372006136423196/?d=n

Et pour finir en sourire ci-joint quelques dessins.

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Le Bureau de la Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°10

Mardi 7 avril avril 2020, vingt-troisième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !
En ces temps de coronavirus, c’est tout le modèle fragile de notre société qui vacille. Basée essentiellement sur le profit, la production outrancière de richesses parfois inutiles, sur le matérialisme et le chacun pour soi, il aura suffi d’un microorganisme, qui n’est pas tombé du ciel par hasard, pour bousculer fondamentalement nos modes de vie, nos certitudes, notre confort et aussi notre paresse intellectuelle. Si cette situation de crise extrême peut révéler ce qui a de meilleur en nous, elle peut aussi mettre à jour la veulerie, l’égoïsme, la mesquinerie, la bêtise, voire la folie de nos grands décideurs, de celles et ceux qui sous prétexte de nous gouverner, nous mentent, nous escroquent, nous spolient.

En effet, voici venu le temps des voleurs, comme ceux qui spéculent sur l’envolée des prix des produits de première nécessité, et qui, lorsque cela ne suffit pas à leur avidité, n’hésitent pas à voler stocks de masques, de médicaments, pour les revendre au marché noir. Les voleurs, ce sont également les dirigeants américains, n’hésitant ps à détourner à coup de « cash » le matériel médical destiné à d’autres pays sur le tarmac des aéroports, sans que ni revendeur (chinois) ni ‘acheteur légitime (français par exemple) ne montre les dents. La loi de la jungle est à son paroxysme !

Voici venu le temps des salopards, comme nos charmants patrons, qui n’hésitent pas à envoyer au front les salariés sans outil de protection, pour des missions parfois inutiles, comme ceux qui poussent les travailleurs du BTP à poursuivre les grands travaux inutiles, ou les cadres pourris de la SNCF qui envoient les équipes effectuer des travaux de voie non urgents, tout en leur sucrant au passage des congés ou des RTT. Salauds, et voleurs en plus, la classe !

Voici venu le temps des menteurs, comme nos gouvernants qui ont soutenu mordicus que les masques ne servaient à rien, alors qu’ils savaient très bien que c’était un moyen de protection indispensable au maintien d’un minimum de vie sociale, sans oublier bien sûr les gestes barrière. Ce mensonge éhonté n’avait pour but que de masquer aux yeux des citoyens leur propre impéritie, avant de faire piteusement machine arrière en menaçant même celles et ceux qui n’auraient pas ces fameux masques (et comment se les procurer quand les stocks sont vides, bande d’abrutis ?) de ne pouvoir sortir.

Un pays qui ‘est pas capable de protéger sa population en lui fournissant les moyens élémentaires de pouvoir le faire (c’est quand même plus facile de fabriquer des masques que des avions, des centrales nucléaires ou des armes, domaines dans lesquels nous sommes champions !) est un pays en ruine et en faillite morale !

Voici le temps des incompétents, qui se déclarent tous du haut de leur suffisance experts, ministres ou « sachants », alors que notre pays reste un de ceux les plus mal préparés à la gestion de la crise. Ah, il est plus facile (et plus juteux) de distribuer des amendes que des masques ! Les services ministériels se targuent d’avoir distribué plus de 350 000 amendes pour non-respect du confinement à 135 € pièce, ce qui fait la jolie somme de plus de 47 millions d’euros, somme que les citoyens verseront en fait pour renflouer la faillite des caisses de l’Etat. Il n’est pas beau le tour de bonneteau ?

Voici le temps des obscènes et des ignobles, comme le prouvent les propos répugnants du préfet de police de Paris, déjà connu pour son maintien de l’ordre à coup de matraque lors des récentes manifestations, qui ose affirmer que les gens hospitalisés à cause du virus sont ceux qui n’ont pas respecté le confinement ! Comment transformer avec aplomb les victimes en coupables ! Abject et indigne de la fonction. Que celui qu’on surnomme Berger Lallement arrête d’aboyer, d’éructer et démissionne !

Voici venu le temps des dictateurs qui jouent avec les mesures d’exception pour les rendre présentables à leurs peuples en les habituant doucement à ce qu’elles deviennent pérennes : Bolsonaro au Brésil, Duterte aux Philippines, Orban en Hongrie, Trump bien sûr aux USA (pour le chinois Xi JInping le processus était déjà arrivé à son terme avant la crise). Mais les tendances autoritaires d’un Macron s’affirment aussi en filigrane chez nous.

Voici venu le temps des assassins, de ceux qui par leur choix économiques, politiques, ou sociaux, par leur gestion ont permis que l’effondrement civilisationnel annoncé arrive plus vite que prévu, mais qui ne remettront pas pour autant leur vision du monde en jeu. Quand le slogan dit que le capitaliste vendrait la corde pour le pendre on en est là ! Mention spéciale aux EHPAD du groupe Korian, bien connus pour la maltraitance de leurs résidents et de leurs salariés, qui, par leur avidité et leur incompétence ont permis le score terrible de 29 morts dans leur maison de retraite de Mougins, ou chronique d’une hécatombe annoncée !

Et voici venu le temps des fous, des tarés qui n’ont qu’une optique : que tout redémarre comme avant le plus rapidement possible, en détruisant au passage le peu qu’il reste d’acquis et de droits sociaux.

A tous ces nuisibles, ces criminels nous disons STOP ! Nous ne nous laisserons plus faire. Le temps du déni est fini, le temps des comptes à rendre arrive à grands pas. Unissons nos forces, saisissons l’opportunité pour que cette catastrophe sanitaire permette l’émergence d’une conscience que d’autres choix de vie sont non seulement possibles mais indispensables à la survie de l’humanité.. C’est sûrement la dernière chance qui s’offre à nous. Ne la laissons pas passer !

Ce lien pour illustrer et qui nous instruit sur le sens du mot “impéritie” : https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/040420/edwy-plenel-masques-ce-que-revele-l-enquete-de-mediapart

Ce lien qui nous rappelle que l’état policier est bien réel (en l’occurence ici la gendarmerie) et qu’il faut nous attendre à des jours sombres. :
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=125590462394650&id=105848497702180?sfnsn=scwspwa&d=w&vh=e&extid=Ex6m8NrdQhG0XSx8&d=w&vh=e

En pj, un communiqué de l’Académie Nationale de Médecine sur la sortie du confinement.

Et pour finir en sourire ci-joint quelques images et vidéos.

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Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°9

Dimanche 5 avril avril 2020, vingt-et-unième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !
LIBERTE EGALITE FRATERNITE : UNE DEVISE MALMENEE

Cette petite chronique a été écrite sur les bases de l’intervention de François Sureau sur France-Inter ce matin 1er avril. En voilà encore un qui a tout compris et qui dénonce avec pertinence les dérives autocratiques de notre Manu 1er.

Notre fière devise républicaine ne se porte pas bien depuis le tournant libéral de nos pseudo-démocraties: le libéralisme effréné fait des ravages, l’égalité n’est plus qu’un souvenir de l’époque où par exemple l’écart des salaires ne dépassait pas le rapport de 1 à 20. La liberté d’ouvrir sa gueule ou de manifester, de faire grève, s’est réduite chaque jour au rythme des lacrymos et des coups de matraques. Quant à la fraternité, le règne du chacun pour soi et démerdez-vous l’avait rangé depuis longtemps aux oubliettes.

Mais la crise sanitaire actuelle, et son corollaire l’état d’urgence du même nom, induisant l’application sans débat parlementaire d’ordonnances édictées en haut lieu a de quoi nous inquiéter pour l’avenir de notre démocratie. Certes nous ne nions pas qu’une situation exceptionnelle requière des mesures exceptionnelles, et le nécessaire confinement en est une. Mais ce ne doit pas servir de prétexte à restreindre sournoisement nos libertés individuelles et collectives, comme le démontre le précédent récent de l’état d’urgence antiterroriste, dont les mesures d‘exception, une fois le dit état d’urgence levé, sont restes gravées dans le marbre de lois ordinaires restreignant nos libertés. Un signe inquiétant est montré par la suspension des réunions du Conseil Constitutionnel jusqu’à la fin juin, au nom de la nécessaire distanciation. En quoi les magistrats devraient-ils être plus protégés que les caissières ou les livreurs, se demande à juste titre François Sureau sur les ondes.

Liberté, tu es bien malmenée. Au prétexte de repérer, une fois la période de confinement levée, les citoyens malades ou porteurs du virus, on envisage de tester le « geotracking », ou en bon français le suivi des déplacements par géo satellisation des téléphones portables. On peut aussi imaginer comme en Chine l’utilisation de pastilles de couleur verte (individu sain) ou rouge (individu contaminé) pour soi-disant rassurer et sécuriser les populations, la production de ce mouchard coloré pouvant autoriser ou interdire l’accès aux lieux collectifs. Orwell, réveille-toi, 1984 est derrière toi !

On peut aussi s’interroger sur la possibilité d’autoriser ou non les manifestations ou les rassemblements, signes d’une démocratie en bonne santé, qui ne manqueront pas de vouloir s’organiser pour vilipender la gestion calamiteuse de la crise par nos gouvernants ou les mesures financières dont on peut craindre qu’elles germeront dans l’esprit pervers des mêmes gouvernants pour faire payer la crise aux travailleurs et retraités, tels que la diminution des salaires ou de pensions, ou l’augmentation de la CSG par exemple. Gageons que les mesures de distanciation dans les supermarchés seront levées bien avant l’autorisation de se regrouper dans la rue ou dans des meetings, et ce bien sûr au nom de la prophylaxie, alors qu’il s’agira de favoriser la consommation et de prévenir la contestation.

Egalité, tu n’es plus qu’un nom vde de sens au fronton de notre République : le confinement accentue encore les inégalités sociales, entre ceux qui télétravaillent ou donnent des leçons de morale depuis chez eux, comme certains journalistes, alors que caissières de supermarché, livreurs, éboueurs, cheminots, routiers, et bien entendu le corps médical prennent des risques accrus sans moyens de protection suffisants pour continuer à nous nourrir ou nous soigner. La distorsion scolaire est aussi criante : gosses de riches qui ont tous les moyens techniques de continuer à étudier et à s’instruire, alors que les enfants des plus démunis, privés d’informatique, de soutien et d’espace, décrochent encore plus.

Et toi, fraternité, tu n’existes carrément plus, à l’heure où tout contact humain physique est perçu comme source de danger mortel. A preuve, les réactions scandaleuses vis-à-vis de certains membres du corps médical, priés de déménager e leur résidence pour ne pas contaminer les autres !
Bien entendu tout n’est pas si noir, et dans le même temps de formidables réactions de solidarité, de courage, d’abnégation démontrent qu’en cas de crise come en temps de guerre, il y a des salauds, des profiteurs, des lâches, mais aussi des héros ordinaires qui font encore espérer en la grandeur et la dignité de l’Homme.

Ce lien renvoie vers le résumé d’un article de l’économiste Thomas Coutrot : “Le travail ou la vie. Contester la subordination pour stopper l’épidémie :https://www.frustrationmagazine.fr/le-travail-ou-la-vie-contester-la-subordination-pour-stopper-lepidemie/

Et pour finir en sourire : https://youtu.be/qD2JaMRq7W4

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail et surtout, bon courage à tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail

Avr282020

Confinement et Solidarité N°8

Vendredi 3 avril avril 2020, dix-neuvième jour de confinement.

Bonjour à toutes et tous nos retraités !

Cette fois votre bulletin d’informations est consacré à ce qui se passe à la SNCF.
Vous trouverez en pièces jointes les tracts récents diffusés par SUD-Rail.

Nous vous informons également qu’à partir du 30 mars l’Action Sociale SNCF a mis à disposition de tous les pensionnés un numéro vert permettant de contacter une équipe de professionnels qui seront à votre écoute pour orienter celles et ceux qui souffrent de l’isolement dû au confinement, vers des services de proximité pouvant les aider : centres d’action sociale, réseaux locaux… Pour cela vous devez appeler le 0980 980 325 du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h, appel gratuit.

Voici également le texte de la lettre ouverte envoyée à Muriel Pénicaud par des syndicalistes, politiques, responsables d’associations : “CESSEZ VOTRE POLITIQUE CRIMINELLE !” https://blogs.mediapart.fr/ateliers-travail-et-democratie/blog/020420/lettre-ouverte-muriel-penicaud-cessez-votre-politique-criminelle
Et comme dab, quelques sourires…

A bientôt pour d’autres réflexions. N’hésitez-pas à faire partager les vôtres sur notre boite mail et surtout, bon courage à tous et surtout prenez soin de vous et de vos proches. En ces temps difficiles le mot Solidarité prend toute sa valeur !

Liaison Nationale des Retraité-e-s SUD-Rail